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DES PRAIRIES

On ne rencontre, en général, de prairies dans le département du Nord que dans les .

localités où l'on peut disposer d'un cours d'eau pour irriguer, sur les bords des rivières sujettes à déborder, et dans les sols tourbeux qui n'ont ps^s été suffisamment assainis pour être livrés à la culture : ces dernières existent surtout dans l'arrondissement de Douay.

Les prairies les plus remarquables du département sont celles de la Lys , des deux Helpes et des environs de Marchiennes.

Les prairies de la Lys, les pltis renommées de toutes par l'abondance et la qualité de leurs produits, doivent leur étonnante fertilité aux

inoudations delà rivière^ qui y dépotée, tous les ans , un limon épais. L'industrie des propriétaires riverains ajoute encore à cette richesse naturelle; non contents de l'engrais apporté par les eaux^ ils retirent encore du fond de la rivière, à Taide d'un instrument appelé vague ^ la vase ou coulin qui s'y trouve accumulé : cette opération s'exécute pendant toute l'année, et, de préférence, par un beau temps. L'herbe de ces prairies est extrêmement fine et bien serrée au pied ; les principales espèces qui la composent sont :

L'Avoine élevée {Ai^ena elatior).

Le Ray-Grass {LoUum perenné).

La Jachée (Çentaurea rùgra).

On y remarque encore :

Les Trèfles champêtre , filiforme et le tièfle blanc ( Trifolium campes tre, filiforme , repens) . La Fléole des prés {Phleum pratense)* Le Yulpin des champs {Alopecurus agrestis).

— des prés ( — pratensis).

— gcnouillé ( — geniculaius).

— bulbeux ( — bulbosus).

La fléole noueuse {Phleum nodosum),

La Fétuque élevée {Festuca elatior).

La Fétuque des prés {Festuca pratensis).

Le Pâturin des prés {Poa pratensis).

Le Pâturin annuel {Poa annud).

La Houlque laineuse {Holcu^ lanatus).

On fauche lorsque la floraison comÀience un peu à passer; on laisse Therbe en andains pendant vingt-quatre heures ; le lendemain, on Téparpille, on la met ensuite en petits tas. Ces tas sont défaits le troisième jour, et, peu de temps après qu'on les a retournés à diverses reprises, on les réunit en tas plus forts, puis enfin en grosses meules. Le foin s'y échauffe, il sue, jette son feu et peut être rentré ensuite sans inconvénient; on le rentre Hé ou non lié. Lorsque l'année est favorable, on obtient jus« qu'à deux coupes : la première rend 6 à 750 kîlog. par cent, de terre; la seconde ne donne que 2 à 250 kilog. : celle-ci dépend beaucoup de la température . Quelquefoison fait faucher la première coupe sans autrcfs frais que ceux d'abandonner lé regain aux ouvriers.

A Castres , près Bailleul , lés prairies sont fumées tous les deux ou trois ans avec des boues de ville, et l'on irrigue par reprisé d*eau.

Dans l'arrondissement d'Avesnes, sur les bords des deux Helpes, les prairies, bien qu'inférieures à celles de la Lys, sont encore d'excellente qualité; on y retrouve la plupart des plantes des bords de la Lys. Dans les parties plus sèches que fraîches , les graminées qui foiment la base des prairies sont :

La Flouve odorante {Anth^xanthum odoratum),

La Houlque molle ÇSolcus mollis).

Le Dactyle aggloméré {Dactylis glomerata).

La Fétuque rouge {Festuca rubra).

La Fétuque ovine { -^ ovina).

— durîuscule ( — duriuscula).

.*— hétérophylle (— keterophj-lla),

— glauque ( — glauca).

L'Avoine jaunâtre {Avêna flavtsctn^.

Le Pâturin à feuilles étrcÂtes {Pom angtmi/olia).

Le Paturin des bois (Poa nemoralis),

La Canche blanchâtre {j4ira canescens).

La 0ûeue-de-chien (Cjrnosurus cristatus),

ÏM Mélique uniflore {Meliêa unifiora).

Le Gcrelot ( Briza média). ^

Parmi les autres plantes étrangères à la famille des graminées, on distingue :

Le Lotiev oorniculé (Loius eçrme^Uuus).

Le Trèfle rampant (Trifoliupi repens).

Le Grand plantain {Plantago major).

Le Plantain lancéolé ( — - lanceolaia).

,La fenaison a lieu de la même manière qu'aux environs d'Armentiéres, avec cette différence essentielle, cependant, qu'on n'obtient jamais qu'une coupe dans ces localités, et que le regain est toujours abandonné au bétail. On fume quelquefois les prés avec de la courie-paille et des débris de grange et de grenier.

Les prairies tourbeu^^s de rarrondissemeut

de Douay sont, en général, composées de

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