‹ Agriculture du département du NordChapitre 7 sur 37 · POPULATIONS · texte numérisé non relu

POPULATIONS

de:

corumunes.

Dunkerque. .

Hazebrouck. .

Lille

Douay. . . .

Valenciennes.

Cambray. . .

Avesncs . . .

des I du

arroudiss'». département

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Les habitants de ce département soni , en gënéral, d'une taille au-dessns de la moyenne, et jouissent, pour la plupart, d'une constitution robuste. Une nourriture abondante et saine, une vie régulière, les habitudes d'une propreté devenue proverbiale, l'amour du travail, surtout dans la classe des cultivateurs, et l'observance des pratiques religieuses , expliquent aisément le bien-être qu'on remarque dans tous les villages de ce département, particulièrement dans les arrondissements de Lille , d'Hazebrouck et de Dunkerque. Rien de plus ordinaire que de voir des groupes de six et huit enfants appartenant à un seul ménage et rivalisant entre eux de santé et d'embonpoint. Mais ces richesses deviennent de jour en jour plus locales; elles ne se montrent plus qu'à de rares intervalles dans les autres arrondissements, livrés davantage au commerce et à l'industrie. Aussi est-il vrai de répéter ici le vieil adage applicable à tous les pays : là où l'enfant est accoutumé de bonne heure aux intempéries de l'air et jouit du plein exercice de ses facultés, il atteint aisément sa perfection physique; partout, au contraire, où l'enfance et la jeunesse sont condamnées à un repos per-

nicieux au milieu d'ateliers ^ la populatickD , éloufFée dans sa croissance, reste chélive Cjt rabougrie.

, Certains critiques ont reproché aux habitants du Nord des habitudes de lenteur et d'insouciance. Il est vrai de dire que la constance avec laquelle le cultivateur se livre au travail tient plus , en général , de l'assiduité que de l'activité , et que la répugnance prononcée qu'il témoigne pour toute espèce d'innovation prend surtout sa source dans un naturel flegmatique; mais un défaut plus essentiel , qu'on ne saurait trop relever chez k classe ouvrière, c'est l'abus fréquent des boissons. Cette passion déplorable existe depuis longtemps dans ce département ; elle domine surtout dans les arrondissements de Diinkerque, d'Hazebrouck et de Lille. La plus gl^ande partie des journaliers et des ouvriers des villes dépensent en boissons le produit de leur travail, et, les jours de repos, hommes et femmes encombrent en foule les cabarets. Les scènes bachiques retracées par Téniers ne se terminent plus, comme autrefois, par des rixes sanglantes, mais le voyageur qui traverse certains villages du Nord , un dimanche ou tel autre jour de ducasse, s'aperçoit prompte*

ment que les vieilles habitudes flamandes m sont pas tput a fait oubliées.

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