ANALYSE MÉCANIQUE
Sol. SooB-solt
Matières ténues 89 91
Sable 5 3
Gravier 6 6
D'autres analyses, faites sur plusieurs champs du même domaine, présentent des résultats peu différents de ceux que le chimiste a obtenus dans l'analyse ci-dessus. Nous avons là l'exemple d'un sol excessivement siliceux, qui affecte, à un haut degré, les caractères de l'imperméabilité, quoiqu'il contienne à peine 8 % d'argile.
AGRICULTURE GÉNÉRALE. l8
Les caractères physiques des terrains de la Dombes et de la Bresse exercent une influence considérable sur la végétation des plantes cultivées. M. Pouriau cite, à ce propos, une affirmation de M. Boussingault qu'on ne saurait trop méditer : « Les qualités que nous estimons dans les terres arables, dit l'éminent chimiste , dépendent presque exclusivement du mélange mécanique des différents agrégats : il n*y a pas là combinaison chimique. Un simple lavage, indiquant le rapport du sable à l'argile , en dit souvent plus qu'aucune analyse précise. » (Pouriau, 89.) L'analyse physique révélant, dans le sol de la Dombes, 89 % de matières ténues pour 1 1 de sable et gravier, nous montre que cette terre est imperméable , et par conséquent peu favorable aux plantes et aux travaux aratoires. M. Nivoit traduisait la mauvaise nature de ce sol en disant, qu'il passait, tour à tour, à Tétat de brique ou de boue. Il est cependant peu argileux, il ne contient que 7,74^ d'argile. La silice, dont il renferme 84^ est à l'état gélatineux. Cette imperméabilité, si gênante pour les travaux aratoires, si nuisible aux cultures , si chère à combattre par le drainage, n'est pas toujours due à la présence d'une couche argileuse dans le sous-sol. Le sol devient imperméable lors même que le limon silico-argileux se montre sous une forte épaisseur et sans relation avec toute autre couche imperméable. Le sable çiliceux, à l'état impalpable, joue, avec l'eau, un rôle semblableà celui de l'argile; par le repos, il se tasse; sous Faction de la pluie, les particules les plus fines descendent dans le sous-sol, et comblent les interstices qui peuvent exister entre les particules moins •fines de ce même sable. L'argile et le sesquioxyde de fer complètent l'imperméabilité du terrain. M. Pouriau fait remarquer avec beaucoup de raison , que les sables de \lifferentes grosseurs se comportent, dans l'eau, d'une
manière toute différente. Si on procède au lavage du sol dans un récipient, ce sont les gros grains qui tombent au fond du vase et se déposent les premiers, tandis que les éléments les plus fins occupent la partie supérieure du dépôt et s'y fixent les derniers. Si on arrose cette masse siliceuse par-dessus, en forme de pluie, on assiste à un phénomène inverse; les parties les plus fines sont entraînées de haut en bas, et vont se loger dans les interstices du gros sable* Le même effet s'opère sur les terres silicéo-argileuses de la Bombes, des Landes et du Perche, où la silice s'y montre aussi à l'état impalpable. Les parties les plus fines de la surface descendent à une certaine profondeur; elles ferment les interstices du gros sable, et elles rendent le sol et le sous-sol imperméables. Les eaux pluviales entraînent, en même temps que le sable fin, une portion de l'argile, du sesquioxyde de fer, avec les acides organiques (acides humique et ulmique) provenant de la décomposition du fumier ou des végétaux spontanés. Ces divers éléments se combinent pour former des grains de couleur jaune brunâtre qui, suivant M. Pouriau, sont un mélange de silice, d'argile et de peroxyde de fer. On les appelle têtes de clous, en Bombes. Ils sont de formation contemporaine. Le grison . du Perche est une roche silicéo-argilo-ferrique, dont la la formation semble bien due aux mêmes causes que celles qui donnent naissance aux têtes de clous. Bans cette même région, on rencontre fréquemment, dans le sous-sol, les têtes de clous des Bombes. L'alios de? landes est une production de même origine et de même nature, avec cette différence, dit M. Baudrimont, « que « cette roche contient une quantité variable de silice « amorphe qui en relie fortement les parties et en fait « une espèce de grès peu ou point perméable », L'alios des landes, chauffée au rouge sur une lame de platine, ne
donne que du sable blanc. Dans d'autres terrains qui contiennent du peroxyde de fer, le même essai donnerait un mélange de sable et de peroxyde de fer.
Ces productions singulières nuisent, dans tous les cas, à la perméabilité du sol. Dans le Perche , le grison régnant à une faible profondeur, s'oppose à l'approfondissement du sol par les labours. En hiver, il nuit aux cultures par un excès d'humidité, et en été, les plantes y souffrent de la chaleur et de la faible épaisseur de la couche arable.
Au point de vue agrologique, quel contraste entre les plaines siliceuses de la Bresse et de la Dombes, etles montagnes calcaires du Bugey! Est-il étonnant que ces deux pays, si différents au point de vue de leur topographie et de leur géologie, n'aient point adopté les mêmes systèmes de cultures et ne se livrent pas aux mêmes spéculations ? A la montagne, prédominent les prairies etles pâturages, avec le bétail producteur de viande et de laitage. Les cultivateurs de la Bresse se livrent, au contraire, à la production des céréales et des fourrages artificiels, avec une certaine proportion de prairies naturelles. Leurs procédés d'exploitation n'ont rien de commun avec ceux de la culture pastorale de la montagne. Ils suivent généralement l'assolement biennal, où le blé revient tous les deux ans dans la première sole. La deuxième sole est une jachère dont une partie est nue, et l'autre partie emblavée de trèfle incarnat, de trèfle ordinaire, devesce, de sarrasin, de maïs, d'avoine, de pommes de terre et de betteraves. C'est un assolement épuisant, qui ne peut se soutenir qu'avec une forte proportion de prairies naturelles , fécondées annuellement par les irrigations et les colmatages. On a tort de faire revenir le froment- tous les deux ans à la même place. On aurait de -meilleurs rendements en grains et en paille, si on
choisissait pour le froment un assolement moins court, si on fumait mieux les champs à l'aide des engrais chimiques, et si on nourrissait plus de bétail à Pétable avec des denrées tirées du dehors, telles que des tourteaux ou des grains farineux.
L'assolement, biennal pour le blé et alterne pour les autres cultures, mérite d'autres reproches en raison des difficultés qui en résultent pour le nettoiement du sol et la réparation de son épuisement. On reconnaît que le blé n'a pas de succès après Tavoine et le maïs en grain. Dans cette portion du domaine, on fait sur le même champ, en trois ans , deux blés et une avoine, ou deux blés et un maïs. Les terres traitées de la sorte se salissent et se remplissent de mauvaises herbes. Voici les espèces qu'on rencontre le plus fréquemment dans les froments de la Bresse soumis à l'assolement biennal.
Le chardon dés champs Cirsium arvense.
Le plumet ou jouet des vents. Agrostis spica-venti.
L'ivraie Lolium temulentum.
La vesce à bouquets Vicia cracca.
La gesse sans feuilles Lathyrus aphaca.
Le bleuet Centaurea cyanus.
Le coquelicot Papaver rhceas.
La nielle Lychnis githago.
La proie Equisetum arvense.
Le liseron des champs Convolvulus arvensis,
La marout'i A nthemis arvensis.
Le trèfle blanc Trifolium repens.
Petit trèfle jaune Trifolium filiforme.
Autre trèfle jaune Trifolium procumbens.
Dans certaines années, le jouet des vents, très abondant dans les blés, en diminue considérablement le rendement en grain et en paille.
Les fermières de la Bresse excellent dans l'engraissement des volailles. Nulle part, le maïs et les soins ne pro-
278 ajGriculture générale.
duisent des volailles aussi fines et aussi bien engraissées.
Les fermes de la Dombes, avec un sol de même nature, aussi imperméable et aussi pauvre en chaux, sont généralement moins prospères que celles de la Bresse. Il est vrai que dans la Bresse, les exploitations sont plus petites, le pays plus peuplé, moins plat et mieux assaini. En Dombes, les exploitations embrassent de grandes surfaces découvertes et non clôturées; on y conserve encore de nombreux étangs, dont Tassèchement périodique nuit beaucoup à la salubrité du pays. Les cultivateurs ne disposent pas toujours d'une main-d'œuvre en rapport avec les travaux de la culture ; ils accordent généralement trop de surface à la culture du froment, et pas assez à la prairie naturelle ou temporaire et aux autres plantes fourragères.
Faire moins de céréales, et les cultiver sur un soi mieux préparé et mieux fumé , tel serait le moyen d'atteindre de plus hauts rendements, d'abaisser le prix de revient du froment et de tirer de cette culture un certain profit, malgré la concurrence étrangère et la baisse qu'a subie la valeur de ce produit pendant ces dernières années. La luzerne ne se plaît pas sur les terres imperméables et non calcaires de la Dombes. Le trèfle associé au ray-grass, au fromental, à'ia fléole, au dactyle, constitue des prairies temporaires d'un très bon rendement sur les terres convenablement fumées et préparées.
Les étangs rapportent plus que les terres labourables. Ce serait une mauvaise spéculation que de supprimer ceux qui, exempts de bords marécageux, ne paraissent pas nuire à la salubrité du pays. Outre le poisson qu'ils produisent, on peut encore s'en servir, en été, pour Tarrosage des prairies naturelles. La Dombes est moins
fertile, moins riche et moins peuplée, que la Bresse. Cette infériorité est due principalement à Finsalubrité du pays et à la trop grande étendue des fermes. Quant au sol, il est analogue à celui de la Bresse, silicéo-argileux, imperméable et dépourvu de carbonate de chaux. Les surfaces de la Bresse m'ont paru plus mouvementées que celles de la Dombes qui est un véritable pays de plaines.
Les cultures dominantes sont le froment, Tavoine, le trèfle mélangé de ray-grass, le maïs fourrage et la prairie naturelle. La vigne, si productive sur les coteaux des vallées de la Saône , de l'Ain et du Rhône, est peu cultivée en Bresse et en Dombes. Le raisin mûrit mal sur ce sol froid et humide, et sous un climat qui manque de chaleur par suite du voisinage des Alpes.
Si la chose était possible, il y aurait de grands avantages à convertir en prairies naturelles une bonne partie des terres labourables. Malheureusement cette transformation offre d'assez grandes difficultés. La prairie ne vient pas bien et ne dure pas sur des terres épuisées, imperméables, et pauvres en chaux, en potasse et en acide phosphorique. Elle ne s'améliore pas sensiblement par les irrigations, les eaux des étangs n'étant pas de très bonne qualité. La prairie, mal arrosée et mal assainie, perd bien vite les bonnes espèces dont elle a été ensemencée, et se laisse envahir par Tagrostis stolonifère, les joncs, les carex et beaucoup-d'autres plantes aquatiques propres aux terres humides et peu fertiles. On ne retire en définitive qu'une herbe et un foin médiocres, consommables seulement par des animaux communs et peu exigeants. Les terrains non calcaires et imperméables produisent des fourrages qui peuvent être abondants, :^mais qui sont toujours peu substantiels et peu nutritifs. .C'est ce qui fait que la vache bressanne, comme le cheval
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dombiste , manquent de taille et de précocité. La race charolaise, transportée sur les domaines de la Dombes, dégénère et perd bien vite ses belles formes et son ap-» titude à l'engraissement.
Les fermiers font Télevage des chevaux et des bêtes à cornes, l'élevage et Tengraissement des porcs. Dans la région des étangs, les troupeaux d'oie acquièrent de l'importance. Ils se nourrissent économiquement sur les chaumes des céréales et sur les herbes qui croissent au milieu et sur les bords des étangs. La manne de Pologne {gljrceria Jluitans) , connue en Dombes sous le nom de Brouille, pousse en abondance à la surface des eaux. Les chevaux et les vaches se mettent à la nage pour la brouter, trop heureux de trouver cette graminée en plein été, quand par suite de la sécheresse, les herbes des terres cultivées sont brûlées et desséchées. II n'est pas prudent d'y élever des moutons ; sous l'influence de l'humidité du sol les troupeaux seraient souvent décimés par l'anémie et la pourriture.
La Crau.
Qui ne connaît cette immense plaine caillouteuse, qu'on traverse , en chemin de fer, depuis Arles jusqu'aux portes de Marseille? Peut-on voir un terrain plus sec, plus aride , plus pauvre de végétation ; d'arbres et de cultures? Aussi loin que la vue peut s'étendre, on n'aperçoit aucun village, aucune habitation ; rien que quelques bergeries destinées à abriter, pendant les nuits, les moutons nourris, durant l'hiver, sur les maigres pâturages de ces terrains.
Cette plaine caillouteuse occupe une surface de 47,3o3 hectares, suivant les uns, et 35,ooo, suivant d'au-
très, dont 20,000 hectares de terres incultes. Le sol se compose de cailloux roulés de toutes les grosseurs et de nature diverse. Les cailloux de la période pliocène sont, d'après Coquant, de petites dimensions, presque exclusivement calcaires et liés entre eux par un ciment sablonneux et calcarifère. Ce dépôt est le plus méridional et, par conséquent, le plus rapproché de la mer. Les cailloux de la période diluvienne, amenés par le Rhône, con* sistent, suivant M. Nivoit, pour les neuf dixièmes en quartzite blanc des Alpes; le dernier dixième se compose de fragments de protogine, porphyre, granité, calcaire, etc. Il couvre la plus grande partie de la Crau. Le sol est excessivement siliceux par le sable et les cailloux; c'est la composition que j*ai trouvée à la station de Saint-Chamas. Il devient calcaire dans la partie la plus voisine de la mer. Les parties meubles sont rares au milieu de ces cailloux; les chimistes n'y trouveraient de la terre fine que dans une minime proportion. Aussi le sol est-il très perméable, et très sec en été.
Le sous-sol offre les mêmes cailloux que le sol, seulement ils sont agglutinés par un ciment siliceux ou calcaire, et se présentent à l'état de poudingues rocheux et continus. Les endroits où il existe un peu de terre fine , dans le sol et le sous-sol , peuvent être plantés en amandiers ou en vignes avec quelques chances de succès, pourvu que ces végétaux soient fumés et convenablement façonnés. Par l'arrosage, avec de bonnes eaux plus ou moins limoneuses en hiver et limpideç en été, on crée, dans la Crau, des luzernières et des prairies naturelles. Ces succès partiels ont provoqué des projets de dérivation, en vue du colmatage de toute les surfaces caillouteuses. C'est une amélioration de longue haleine, dont le résultat définitif et les avantages économiques sont d'une appréciation extrêmement difficile.
Il est probable qu'il se passera encore bien des «iècles avant qu'on soit parvenu à transformer ce désert de la Provence en terres fertiles et livrées totalement aux cul* ^tures arbustives et herbacées.
En attendant cette miraculeuse transformation, les plaines de la Crau représentent la terre la plus aride qui soit en France. Les landes de la Bretagne et de la Gascogne, les sables de la Sologne, la craie de la Champagne pouilleuse, les causses et les garigues du Midi ne se montrent nulle part aussi pauvres et aussi arides que les cailloux de la Crau, cailloux aussi rebelles aux végétaux, qu'à Faction des intruments aratoires, aussi impropres à profiter des eaux pluviales, qu'ils sont aptes à devenir secs et brûlants sous l'influence du soleil du Midi.
On désigne, en Provence, sous le nom de Crau, les plaines caillouteuses, toujours sèches, perméables et peu favorables aux cultures. La Crau d'Hyères, dans le Var, est moins aride que la Crau des Bouches-du-Rhône; les cailloux contiennent plus de parties meubles. Cette circonstance, jointe à des eaux abondantes pour les irrigations, a permis de tirer bon parti de cette plaine caillouteuse par des plantations de vignes, d'amandiers, de cerisiers, de pêchers, des cultures maraîchères (artichauts et autres primeurs) et des cultures de fleurs hibernales (roses, jacinthes, mimosas). Malheureusement les parties les plus basses sont difficiles à dessaler et à assainir. Ce sont des obstacles presque insurmontables, et qui font qu'une grande partie du terrain reste inculte et pour ainsi dire improductive.
La Camargue.
Elle constitue le delta du Rhône et se trouve délimitée par la mer et les deux branches du fleuve. Elle embrasse une surface de 74,000 hectares, dont 1 5, 000 seulement sont cultivés; c'est un pays de plaines peu élevées au-dessus du niveau de la mer.
Elle correspond, comme laCrau, à Père des formations tertiaires. Elle est aussi fraîche et humide que sa voisine est chaude et desséchée. Le sol et le sous-sol sont formés exclusivement de parties fines; c'est un véritable limon, argilo-calcaire , exempt de pierres et de roches, attaquable par conséquent à la pioche et à la charrue.
Il est évident que le Rhône a dû, à l'époque quaternaire, déposer souvent son limon sur les couches tertiaires du sous-sol. Le sol est constitué par conséquent plutôt par une couche d'alluvions fluviatiles que par une roche de formation tertiaire. Si les géologues ont placé la Camargue dans la série des roches tertiaires, c'est que, dans le classement des terrains, ils font moins attention aux roches superficielles et peu épaisses, qu'à celles qui sont puissantes et viennent immédiatement après le sol. Toutefois, on peut admettre que les parties basses et voisines du Rhône sont d'origine alluvienne, tandis que les surfaces plus élevées dérivent des roches tertiaires.
Dans tous les cas, les terres assainies de la Camargue sont plus fertiles que celles de la Crau. Seulement le cultivateur doit se protéger contre l'insalubrité résultant de la stagnation des eaux, s'attendre à travailler un sol argileux, tenace, imperméable, où les plantes sont exposées à souffrir de la présence du sel.
L'eau salée remonte, par capillarité, du sous-sol dans le sol ; elle s'évapore sous l'influence de la chaleur solaire, et dépose, à la surface, des efflorescences qui tuent les plantes. Le seul moyen d'empêcher la formation de ces cristaux, c'est de contrarier Tévaporation de l'eau par une couverture de paille ou de toute autre matière végétale formant paillis. Cette opération est connue dans le pays sous le nom d'emballage.
Un autre moyen plus sûr, mais plus coûteux, c'est d'abaisser le plan des eaux saumâtres par le drainage général du terrain ; les eaux pluviales qui filtrent dans le sol par les drains enlèvent le sel nuisible aux cultures.
Les terres de la Camargue, ainsi assainies et soumises à un bon système de culture, sont aptes à produire de belles récoltes de céréales et de plantes fourragères. J'y ai vu des vignes vigoureuses et faciles à submerger par les eaux du Rhône, des froments et des luzernes de toute beauté, des prairies naturelles d'une forte production. Sous le climat de la Provence, la chaleur ne manque pas, les cultures poussent vigoureusement pourvu qu'elles soient confiées à un sol frais, bien fumé, meuble et net de mauvaises herbes.
Malheureusement ces riches cultures n'occupent encore qu'une faible partie de la Camargue : 1 5,ooo hectares sur 74,000. Tout le reste, c'est-à-dire les 4/5 de la superficie, reste inculte et se trouve stérilisé par l'eau salée et le défaut d'assainissement.