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ANALYSE PHYSIQUE, PAR UN TAMIS AVANT 10 FILS PAR CENTIMÈTRE

Pierres calcaires i4'70

Terre fine 85. 3o

Analyse chimique sur loo parties de terre fine :

Silice et silicates insolubles dans Teau

régale 59.520

Eau des hydrates, des sesquioxydes, des

silicates et des matières organiques. . 4.320

Acide phosphorique o . 200

Potasse 0-177

Magnésie 0.438

Chaux 17.090

Acide carbonique 1 3 .800

Alumine et oxyde de fer . 3 . 245

Éléments non dosés et pertes i.2to

Total 100.000

Azote o/q 0.119

C'est la composition d'une terre excellente. Il n'est pas étonnant que des plateaux et des coteaux d'une telle richesse jettent, dans la vallée, des limons d'une grande fertilité. Nos meilleures terres de France ne présentent pas une composition chimique plus satisfaisante. Un mamelon planté en vignes, dans la vallée de Milianah, offre une composition analogue; ce qui permet de supposer que les plateaux et les coteaux de cette riche vallée, fournissent également des terres abondamment pourvues d'azote, d'acide phosphorique, de potasse et de calcaire.

Les terres cultivées, aux environs de Kairouan, présentent la composition suivante : il n'y a pas de pierres.

loo parties de terre contiennent :

Silice et silicates insolubles dans l'eau régale 6i .o3o

Eau des hydrates et des matières organiques.% 3.120

<j ^ f Acide phosphorique o. 104

3 "S^ Potasse 0.715

rt '2 \ Magnésie o. 332

c« 3 ^ Chaux 16.440

•^ ^ I A.^^^^ carbonique 1 3 . 200

^ u f Alumine et oxyde de fer 4»75o

^ û. \ Éléments non dosés et perte 0.309

Ces terres renferment les principaux éléments de la fertilité; de fortes doses d'azote, d'acide phosphorique, et de la potasse plus qu'il n'en faut. Cependant, au milieu des cultures des environs de Kairouan, M. de Lanessan fait remarquer qu'il n'existe aucun jardin maraîcher, et que les habitants de cette ville sont complètement privés de légump^M.de fruits. Il paraît que le sol se montre rebelle à la végétation des arbres fruitiers et des plantes potagères. Ce défaut serait dû à la mauvaise

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qualité des eaux d'arrosage , et à leur rareté pendant les mois les plus chauds de Tannée. Les eaux chargées de chlorures de sodium et de magnésium ne sont pas utilisables pour l'arrosage des cultures. Malheureusement ces sortes d'eau sont fréquentes en Tunisie.

La plaine de Zaghouan contient les éléments de la fertilité dans les mêmes proportions que les vallées de la Medjerda et de Milianah. On trouve dans le sol autant d'azote, d'acide phosphorique, de potasse et de chaux que dans la plaine de Kairouan.

Les collines et les plateaux qui limitent cette belle plaine, offrent des terres peu différentes des précédentes en ce qui concerne l'azote, la chaux et la potasse; mais, d'après les analyses de M. Gastine, on y trouve une moindre proportion d'acide phosphorique.

A l'exception des dunes qui régnent le long de la côte méditerranéenne et dans le Sahara, et des montagnes de la Kroumirie où les grès apparaissent à la surface, les terres purement siliceuses et pauvres en principes fertilisants, sont rares sur les autres points de la Régence. Les terres arables des vallées et des coteaux possèdent une fertilité naturelle tout à fait exceptionnelle. On rencontre rarement en France des terres aussi riches en azote, acide phosphorique et potasse. A peu d'exception près, toutes les terres, comme celles de l'Algérie, sont largement pourvues de calcaire. Nulle part le cultivateur n'aura à se préoccuper du marnage ou du chaulage de son terrain. Le sol et le sous- sol sont rarement encombrés de pierres et de rochers ; presque partout on a affaire à des terres meubles, faciles à façonner et à approfondir.

On voit, d'après ce qui précède, que la Tunisie possède une grande étendue de terres excessivement fertiles. Seulement les principes de cette fertilité restent inertes

et comme non avenus, dans les régions où les pluies sont rares, et oti les rivières et les eaux souterraines font défaut pour les arrosages.

Les régions qui, avec un sol riche, jouissent de pluies fréquentes pendant Thiver, et d'eaux abondantes pour les arrosages d'été, se trouvent dans d'excellentes conditions pour toutes les productions qui conviennent au climat de la Tunisie. Une terre fertile , un climat chaud et bien ensoleillé, des eaux abondantes : que peut-on désirer de plus, pour élever toutes les produaions à leur maximum de rendement? Mais ce n'est pas tout que d'atteindre des rendements élevés en vin, en céréales, en fourrage, en fruits et en légumes, il est indispensable d'avoir le moyen d'écouler facilement ces divers produits sur les marchés de la Régence et de l'étranger. Malheureusement la Tunisie laisse énormément à désirer sous le rapport des voies de communication. Elle manque de routes, de ponts , sur des cours d'eau secs en été, mais infranchissables l'hiver, à l'époque des pluies; elle manque de chemins de fer et de bons ports de commerce. Les frais de transports sont te^ement considérables, que pour les exploitations éloignées du centre de consommation, ces frais dépassent la valeur des produits. Quand la Tunisie sera dotée des moyens de communication en rapport avec la civilisation actuelle, ce sera certainement un pays aussi riche et aussi productif que la Mitidja et que les parties les plus fertiles de la colonie algérienne.

Productions principales.

Les indigènes sont Berbères, Maures ou Juifs. Il y a peu d'Arabes purs. Ils pratiquent une agriculture routinière, très défectueuse et peu productive malgré la fer-

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tilité naturelle du sol. Ils cultivent principalement les céréales, les oliviers, les dattiers, les légumes et les fruits; pas ou peu de vignes.

Le Khammès est le système d'exploitation le plus généralement suivi; on le pratique dans les mêmes conditions qu'en Algérie. Parmi les céréales , le blé dur et Torge sont les seules plantes cultivées. On obtient de très faibles rendements, 6 hectolitres de blé par hectare pour un hectolitre de semence, sur des terrains qui, cultivés d'après de meilleurs procédés, en produiraient 2 5 ou 3o. Les riches vallées de la Medjerda et de Milianah portent du blé tous les deux ans. L'année de repos est consacrée à une pâture spontanée, destinée à nourrir les troupeaux pendant les deux tiers de Tannée. C'est la saison chaude qui fait le plus souffrir les animaux; l'herbe est desséchée et brûlée par le soleil, partout où le sol manque d'humidité ou d'eau pour les arrosages.

La production qui vient après celle du blé et de l'orge, est l'huile qu'on tire de l'olivier, dont il existe des forêts importantes aux environs de Tunis , de Biserte, de Sfax, au cap Bon, en un mot près de tous les centres importants de population. Les plus productifs sont ceux qu'on peut arroser pendant l'été. Il reste de grandes surfaces improductives qui seraient propres à cette culture arbustive; mais on ne fait plus de nouvelles plantations, à cause des impôts qui frappent les arbres, et du temps que l'olivier met à produire ses premières récoltes. On calcule que cet arbre ne commence à donner des olives qu'au bout de lo à 12 ans de plantation. On gagne du temps en greffant les oliviers sauvages qu'on rencontre parfois en assez grande quantité sur les terres incultes.

' On rencontre, dans la Régence, des oliviers archi-sécu-

laires, dont la plantation remonte, dit-on, à 2,000 ans, c'est-à-dire à Tépoque de Toccupation romaine.

L'extraction de Thuile s'opère par des procédés primitifs, très imparfaits. Les olives, macérées dans le sel et mal pressurées, donnent une huile rance, du goût des indigènes, mais immangeable pour des Européens. Les grignons, mal épuisés, sont traités au sulfure de carbone; les usines françaises en retirent une huile propre à certains usages industriels.

On ne tardera pas à fabriquer l'huile par de meilleurs procédés, et à en faire un produit de bonne qualité, qui sera avantageusement exporté sur les marchés européens.

Les dattiers constituent d'importantes oasis du côté de Gabès, du Nefzaouan et du Djérid.

Les dattiers de Gabès, trop rapprochés de la mer, produisent des dattes de mauvaise qualité. Elles ne sont consommées que par les indigènes et aussi parles chameaux. Cette oasis doit sa prospérité, non à ses dattiers, mais aux cultures qu'on pratique à l'ombre de cette immense forêt. C50US ces 1 20,000 dattiers, on cultive le grenadier, l'amandier, l'abricotier, la vigne, l'orge, le maïs, le henné, le p'ment, les tomates, le géranium, le rosier, etc.

Cette oasis s'arrose très économiquement par des dérivations opérées sur une rivière qui la traverse, et dont l'embouchure est située à Gabès.

L'arrosage des dattiers de Zarzis est plus difficile et plus coûteux; on l'effectue par l'eau qu'on extrait toute l'année de puits, où fonctionne une noria mue par un chameau, un bœuf ou un cheval.

Zarzis , Dijerba et Tripoli , trois localités voisines de la mer, ne donnent que de mauvaises dattes.

Les meilleures viennent des oasis de Nefzaouan, de Nefta et de Djérid. Ces dernières sont de qualité supé-

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Heure. Ces diverses oasis s'arrosent par des sources. Elles sont situées au milieu des dunes mobiles, dont les ensablements menacent les cultures des dattiers et ont besoin d'être arrêtés par des travaux coûteux et incessants.

Sous les dattiers de ces oasis, on cultive, comme à Gabès, Tabricotier, le citronnier, le. grenadier, le pommier, le pêcher et Tamandier.

Les jardins les plus renommés sont ceux des environs de Tunis, de la presqu'île du Cap Bon et de Sfax. On les développerait davantage, sans les impôts énormes qui pèsent sur les fruits et les légumes apportés sur les marchés. Un autre obstacle à ce genre de production, c'est la mauvaise qualité des eaux d'arrosage ; elles deviennent nuisibles aux plantes quand elles tiennent en dissolution une forte dose de chlorure de sodium et de magnésium.

A Sfax, les Jardiniers, privés de bonne eau, se livrent principalement à la culture des arbres fruitiers, notamment à celle du pistachier. C'est le seul point où cette culture produise des pistaches excellentes pour la vente.

Outre ces produits du sol, on tire des régions élevées et incultes de Talfa, avec lequel les Européens fabriquent le meilleur papier pour les gravures.

Il existe des forêts d'une certaine étendue dans les montagnes situées au nord et au sud de la vallée de la Medjerda.

Les forêts du nord, composées des meilleures essences, peuvent, par des soins intelligents, être d'un bon rapport dans quelques années. Elles se sont développées naturellement sur des montagnes siliceuses provenant de la désagrégation des grès.

Le chêne-liège s'est cantonné aux expositions du sud ; celles du nord se sont au contraire garnies de chêne Zen

{Quercus Mirbeckîï). Ce chêne est un grand et bel arbre, répandu surtout dans les montagnes du nord de la Tunisie et dans la partie la plus montagneuse de la province de Constantine. 11 est probable qu'il existe dans le midi de l'Espagne. On en trouve quelques échantillons en Provence. Par sa taille, il ressemble au chêne rouvre; il en diffère par ses feuilles demi persistantes, d'un vert moins foncé, et assez semblables à celles du châtaignier, d'après la description qu'en fait M' Naudin dans son manuel de l'acclimateur. Il est plus précoce que nos chênes indigènes, ses feuilles apparaissent plusieurs semaines avant celles du chêne rouvre.

Les forêts formées de chêne-liège et de chêne zen, peuvent rapporter beaucoup par le liège du premier, et par les bois de construction du second.

Les montagnes au sud de la Medjerda, formées de roches calcaires appartenant aux formations crétacées et jurassiques, ont donné naissance à des forêts d'une autre nature. Les essences dominantes, au milieu des broussailles, sont le pin d'Alep et le chêne vert. On peut en tirer des bois de chauffage et des écorces pour les tanneurs.

A l'ouest de Sfax, M. de Lanessan raconte qu'il existe une forêt d'Acacia for tissima; c'est un arbre de 3 mètres de haut, qui sert à l'extraction de la gomme arabique.

C'est sans doute la même espèce que M. Naudin, dans l'ouvrage précité, décrit sous le nom d'Acacia tortilis, arbre épineux, utilisé pour les clôtures des champs, pour la production de la gomme arabique et pour les écorces destinées aux tanneries.

Les Européens ont naturalisé en Tunisie quelques essences australiennes acclimatées avec succès en Algérie. Les principales sont l'eucalyptus résinifère (Red-Gum)

plus estimé que le globulus^ et le casuarina qui convient au sol et au climat de la Tunisie.

Les races de la Tunisie sont petites, comme celles de TAlgérie et de la Corse. Les animaux de travail, chevaux et bœufs, ont besoin d'augmenter de force et de taille, pour pouvoir exécuter les travaux des colons, plus fatigants que ceux des cultivateurs indigènes. La sélection et un meilleur régime alimentaire, permettront de perfectionner, dans ce sens, les chevaux et les bœufs de la Régence. En attendant ces améliorations, qui demandent du temps et de l'argent, on peut, avec des reproducteurs européens, et mieux encore par des importations de races pures, se procurer les forts animaux de travail qui manquent au pays.

On s'est bien trouvé, en Corse, et on se trouve très bien, aux États-Unis, de l'importation des chevaux percherons. Ils sont d'une acclimatation facile, et conservent leurs précieuses qualités de force et d'allure, pourvu qu'on soit en mesure de les alimenter avec de l'orge ou de l'avoine et des fourrages de bonne qualité.

Il y a, parmi les chevaux algériens, notamment du côté de Sétif, des animaux de forte taille, destinés à la selle par les Arabes, mais suffisamment robustes pour faire de bons animaux de trait. Des étalons de cette race, modifieront promptement les produits des petites juments tunisiennes, dans le sens que nous indiquons.

Le chameau et l'âne rendent des services pour les travaux des champs et pour les transports, dans un pays qui manque de bonnes routes. Au dire de M. deLanessan, on trouve au moins un âne dans chaque famille indigène.

A l'aide de croisements par de fortes races françaises, et par l'importation directe de chevaux et de bœufs de grande taille, on peut exécuter les défrichements et les

labours profonds qu'on ne saurait obtenir des attelages trop faibles du pays.

La Régence élève et entretient de nombreux troupeaux de chèvres, et de moutons à grosse queue. C'est sa production animale la plus importante et la plus avantageuse. Les colons européens n'ont rien à tirer de la chèvre, si dangereuse et si meurtrière pour toutes les cultures arbustives et forestières. L'élevage devra rester entre les mains des pasteurs indigènes ; ils le font économiquement , par des déplacements qui varient avec les saisons, sans aucun frais de construction. Tous les animaux, à l'exception des chevaux, vivent en plein air, hiver et été. Ces troupeaux souffrent beaucoup à l'époque des sécheresses ; on les sauve de la famine en les conduisant dans les localités basses et marécageuses, les seules où l'herbe ne soit pas desséchée et brûlée par le soleil.

La meilleure spéculation animale pour les Européens, c'est d'acheter, à bas prix, les animaux élevés par les indigènes, et de les engraisser l'hiver dans les herbes abondantes et substantielles qui couvrent les chaumes des terres laissées en repos après la récolte des céréales et des autres cultures.

Les colons venus en Tunisie avec le projet de tirer bon parti d'un sol très fertile, d'un magnifique climat et des autres ressources naturelles, s'empressent de faire de la vigne sur une grande échelle. C'est la culture qui promet les plus grands avantages, tant que les prix du vin se maintiendront, par suite des divers fléaux qui ont tant amoindri les produits des vignobles européens. En Tunisie, la vigne, plantée dans de bonnes conditions, rapporte, à la 3'"® année, de 20 à 3o hectolitres de vin. A 4 et 5 ans, elle est en plein rapport, et peut rendre 60 à 100 hectolitres de vin à l'hectare. C'est un pro-

duit brut de 1,000 à i5oo fr. qui indemnise largement le viticulteur des dépenses de son établissement, et de ses frais annuels.

Les domaines situés au milieu des vallées et des plaines fertiles de la Tunisie, et à portée de bonnes voies de communication, produisent, outre le vin, du blé, de Torge, des fourrages, et toutes sortes de fruits et de légumes, à la condition d'avoir des eaux abondantes pour les arrosages d'été. Les entreprises agricoles organisées près des grands centres de population , sur des terres fertiles et abondamment pourvues d'eau, donneront à l'exploitant de gros bénéfices, tandis que d'autres seront improductives et même ruineuses, par suite du manque d'eau pour les arrosages, et de débouchés pour l'écoulement de leurs produits.

Les ressources naturelles de la Tunisie sont supérieures à celles de l'Algérie ; le sol y est généralement plus fertile, les eaux plus abondantes, et le climat plus favorable aux biens de la terre. Cependant on n'y est pas à l'abri des sécheresses. En 1888, le pays situé entre Tunis et Kairouan est resté 1 5 mois sans pluie. La sécheresse a été terrible et ruineuse pour les agriculteurs. Au dire de M. Guy de Montpassan, en excursion de touriste, au mois de décembre, les champs étaient Jonchés de cadavres de chevaux, de bœufs, de moutons et de chameaux. Ces animaux étaient morts de faim, toutes les herbes étant desséchées et brûlées par le soleil. Une sécheresse de la même intensité a régné, en 1881, dans la province d'Oran; elle a causé à l'agriculture des pertes incalculables. 11 est vrai que de telles sécheresses, fréquentes dans le Sahara, sont rares et tout à fait exceptionnelles dans la zone maritime; mais il suffit d'un^ seule, dans le courant d'une entreprise agricole, pour en compromettre gravement les résultats définitifs, et

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occasionner des pertes qui annulent tous les bénéfices des années précédentes.

La Tunisie vaut plus que l'Algérie, au point de vue agrologique. Ses ruines nombreuses attestent sa prospérité au temps des Romains; à cette époque, on l'appelait le grenier de Rome. Plus tard, par suite de guerres malheureuses, et sous la domination musulmane, le pays s'est dépeuplé, et le sol, abandonné à ses forces naturelles, est retourné à l'état inculte et improductif. Sa fertilité naturelle lui est restée et sera facile à exploiter par les colons européens, pourvu qu'on y établisse de bonnes voies de transport, et que la législation surannée de la Régence, fasse place aux lois et au régime douanier qui régissent la colonie algérienne. On devra remplacer par d'autres impôts ceux qui frappent les laines à leur sortie, et ceux qui pèsent directement sur les céréales, les oliviers, les dattiers et les produits horticoles.

Cette nouvelle colonie, exploitée et mise en valeur par des colons européens, atteindra un très haut degré de prospérité, dès qu'on l'aura dotée de bonnes routes, de chemins de fer, de ports accessibles aux navires de commerce, et d'une législation analogue à celle de l'Algérie.

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