EMPLOI DES ENGRAIS CHIMIQUES
Les principaux engrais chimiques livrés pour le commerce aux agriculteurs, sont :
Le sulfate d'ammoniaque, dosant en moyenne 20 % d'azote, et coté, en 1888, à 33 francs les 100 kilog.
Le nitrate de soude, dosant en moyenne 1 5 Vq d'azote^ et valant actuellement 23 francs, les 100 kilog.
Le nitrate de potasse, contenant i5 Vo d'azote et 45 % de potasse, valant 46 francs les. 100 kil. Il est rarement employé à cause de son prix élevé.
Le chlorure de potassium , dosant 5o ^/q de potasse, et se vendant 22 francs les 100 kilog.
Le superphosphate de chaux, ayant une valeur qui varie suivant la teneur en acide phosphorique soluble, qu'on estime o fr. 5o le kilog.
Le phosphate fossile, vendu à raison de o fr. 2 5 le kilog. d'acide phosphorique insoluble.
Le phosphate précipité vaut o fr. 53 le kilog. d'acide phosphorique.
L'azote des matières organiques se vend i fr. 5o à 2 francs le kilog.
Le sang desséché, à 1 2 Vo d'azote, vaut 24 francs les 100 kilog.
Le cours de ces engrais commerciaux varie, bien en-
tendu, autant que celui du fumier. On saura lequel de ces engrais et du fumier on doit préférer, en ayant égard à leur composition chimique, à celle du sol, aux exigences spéciales de chaque culture, et aux prix respectifs de chacun de ces engrais.
On a découvert récemment une nouvelle source d'acide phosphorique dans les scories des usines qui, à Paide de la chaux, dépouillent Tacier du phosphore contenu dans le minerai defer. Ces scories, finementmoulues, contiennent du phosphate de chaux tribasique associé à une forte proportion de chaux. Elles conviennent principalement aux terrains qui manquent de chaux et d'acide phosphorique ; les scories du Creusot, réduites en une poudre impalpable, contiennent 12 a 14% d'acide phosphorique, et 45 % de chaux. Elles se vendent actuellement (189 1) 3o francs la tonne, soit 3 francs les 100 kilog. A richesse égale d'acide phosphorique, elles semblent produire plus d'effet que le phosphate fossile.
Est-ce l'acide phosphorique qu'on veut associer au fumier de ferme? On répand d'abord le fumier qu'on enterre et qu'on mélange le mieux possible au sol, à la dose de 10,000 à i5,ooo kilog. si c'est une petite fumure pour le blé; à celle de 20,000 à 3o,ooo kilog. comme moyenne fumure pour les fourrages, et à celle de 60,000 kilog. pour une culture de racines. Au moment des semailles, on sème, sur le sol, l'engrais phosphaté, qu'on enfouit par un ou plusieurs coups de herse. Puis se fait le semis de la graine, à la volée ou au semoir.
Les engrais phosphatés, restant ou devenant insolubles dans le sol, peuvent sans inconvénient être répandus avant l'hiver. Les engrais potassiques et azotés, restant solubles dans le sol, seront de préférence appliqués au printemps. Mis avant l'hiver, ils sont exposés à
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disparaître sous Faction des eaux pluviales, qui filtrent dans le sous-sol perméable, ou qui coulent à la surface sur les terres imperméables.
Rien n'est plus utile que d*apprécier exactement la richesse effective des engrais chimiques. La méthode à suivre est de procéder par le calcul des équivalents.
Voici les équivalents qui servent à ce calcul :