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SEMIS EN PÉPINIÈRE

dans les raies ouvertes ; la charrue à son retour recouvre les plants en renversant une nouvelle bande de terre; puis on effectue un second endos garni comme le premier.

Les ouvriers doivent avoir soin de surveiller le recouvrement des plants et de redresser les pieds enfoncés. 11 est bon d'atteler les animaux à la charrue en lile, afin de les faire marcher tous deux sur la terre à labourer, en évitant ainsi le déplacement des tiges par leurs sabots ; une charrue plante en moyenne de 50 à 65 ares par jour, aidée de six à sept ouvriers qui placent les plants.

Le tabac est également semé en pépinière, soit sur couches sous châssis, soit en plates-bandes abritées. On sème, dès que les grands froids sont passés, en mars, et ces semis sur couche sont échelonnés afin d'avoir du plant pendant toute la durée de la transplantation;

1 mètre carré de semis produit mille plants de choix. Ces semis en pépinière sont veillés avec sollicitude ; on arrose, on sarcle et on éclaircit dès que la planche a quelques feuilles, en laissant entre chaque plante environ

2 à 3 centimètres.

Le tabac se développant lentement, il faut attendre deux à trois mois pour obtenir des plants susceptibles d'être repiqués. On transplante donc en mai-juin sur un sol convenablement préparé et fumé. Les jeunes pieds de tabac, dont on a dégagé avec précaution les racines de la terre qui les entoure, sont mis en terre au plantoir, en évitant que les racines mères ne soient ni refoulées, ni recourbées ; on arrose, afin d'assurer la repousse, visible au bout de trois à quatre jours. Pendant les premier» temps, le tabac végète lentement et doit être sarclé et biné avec soin. L'espacement des plants est réglé administrativement; mais le planteur bénificie d'une tolérance de un cinquième en plus de la quantité de pieds fixée par la loi, qu'il a grand avantage à utiliser. Le nombre des pieds à l'hectare varie, suivant les départements, de 30000 à 40000 pour le tabac à fumer ; pour le tabac à DiFFLOTH. — Agriculture. II. — 8

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priser, l'écartement est plus considérable et présente iO 000 pieds à Thectare.

L'espacement des pieds favorise le développement des feuilles et détermine une augmentation de la proportion de nicotine.

Association des semis. — Bien que le semis d'une seule variété dans un champ soit la règle générale, il est des cas où l'association des semis peut présenter quelque intérêt.

On peut mélanger ainsi deux céréales différentes, blé ei seigle, avoine et orge, et constituer sous le nom de méleil des cultures convenant à des sols particuliers ou à des conditions spéciales. Parfois on associe dans la production des fourrages verts une céréale et une légumineuse : blé et vesce d'hiver, avoine et vesce de printemps (hivernage, dravière, etc...)- Les cultures de méteil disparaissent à mesure que les méthodes agricoles se perfectionnent; mais il est une pratique très recommandable qui consiste dans le mélange de deux ou plusieurs variétés de blé.

L'excellence de cette méthode peut s'expliquer ainsi : ces variétés de blé n'ont pas des exigences absolument semblables, ni des conditions de végétation tout à fait analogues; elles se développeront donc côte à côte sans se nuire mutuellement. La floraison n'a pas lieu à la même époque, et la coulure (1) ne peut se produire sur toutes les variétés ; quelques-unes seront sauvegardées et seront normalement fécondées. 11 y a dans les époques de maturation assez peu de différence pour que la récolte puisse s'effectuer en une fois; enfin des blés versant facilement peuvent être cultivés avec des blés à paille forte et très résistante. On obtiendra en général du grain de plus belle apparence, surtout si Ton mélange un blé à grain jaune ou blanc à un blé à grain rouge, ou une variété à grain tendre avec une autre à grain corné ou

(1) Sous l'influence des pluies continues, le pollen ne peut féconder l'ovaire, et le grain ne se forme pas.

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