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ASSOCIATION DES SEMIS

glacé : ces mélanges, appelés blés panachés, se vendent bien en général sur les marchés.

Dans la Raute-Saône, on sème ensemble des blés de pays rustiques et vigoureux, mélangés à des variétés étrangères : blé d'Altkirch, blé de Noé, blé Hunter, blé Hallett.

Près de Lunéville, M. P. Genay emploie un mélange de blé de Lorraine (150 litres), blé de Hallett rouge (15 litres), blé Hunter (35 litres), blé rouge d'Ecosse (10 litres). Nicolas, à Arcy-en-Brie, obtenait des rendements de 29 à 36 hectolitres à l'hectare en semant un mélange deblérouge de Bordeaux (40 p. 100), blé de Noé (40p. 100), Dattel (20 p. 100) ; cette association donnait une pièce de céréales dont les épis étaient étages, ce qui facilitait la maturité. Le choix des variétés à mélanger s'inspire évidemment des circonstances locales ou des conditions météorologiques ; le blé de Noé, sujet à la rouille, devra être remplacé, lorsque cette maladie esta craindre, par le Chiddam d'automne à épi rouge.

Dans la Somme, on associe le Victoria d'automne au blé SchirisflTs square head. Le mélange Goldendrop, Chiddam d'automne et Victoria, est également très apprécié.

On cultive toujours séparément et pures les variétés qui doivent être mélangées ; la réunion a lieu seulement au moment du semis, car l'emploi comme semence d'un blé mélangé détermine presque toujours la prédominance de l'une des espèces sur l'autre. Une excellente pratique consiste à mélanger les blés de pays résistants et rustiques aux blés améliorés, plus délicats et moins bien adaptés au milieu : les hivers les plus rigoureux laissent toujours assez de plantes pour donner une récolte moyenne dans les terres bien fumées ; le tallage remplit en partie les vides faits par les gelées.

Les semis associés sont encore employés dans le cas de création de prairies artiiicielles ou d'herbages. Les légumineuses fourragères sont ordinairement semées

dans une plante-abri à développement plus rapide, céréales, lins, fé véroles, etc. . . Les cultures choisies comme plante-abri doivent être résistantes à la verse, croître activement et ombrager modérément le sol. Cette pratique permet de faire bénéficier deux cultures d'une seule préparation de la terre et donne une récolte fourragère Tannée même de l'établissement.

U faut cependant reconnaître que la plante-abri entrave le développement de la légumineuse en prenant pour elle Fhumidité du sol et la majeure partie des ressources nutritives ; chaque fois que la propreté du terrain et ses conditions naturelles le permettent, il sera préférable de semer les prairies artificielles ou natureUes en sol nu. Loi^qu'il s'agit de l'établissement de prairies et d'herbages et que l'on adopte les semis associés, il faut semer clair la céréale-abri et veiller à une juste répartition des semences de graminées etde légumineuses fourragères, souvent difficile à cause de la légèreté et de la faible dimension de ces graines.

Plantation des tubercules. — Le choix des semences, de pommes de terre, basé sur la grosseur moyenne des tubercules, leur richesse en fécule, le nombre de leurs yeux et même sur leurs caractères d'héridité, est insuffisant s'il n'est complété par ce que l'on peut appeler l'état de « santé » (Parisot).

Des tubercules peuvent en effet sembler parfaits pour lareproductionetneconstituerque de médiocres semences, donnant des rendements peu élevés. Les défauts de ces semences proviennent de ce qu'elles sont atteintes de diverses altérations, de « filosité » notamment, qui peut être considérée comme une des plus dangereuses, surtout dans l'ouest et le sud-ouest.

La levée est plus lente avec les tubercules atteints de filosité (désignés sous les noms de « mâles » dans l'ouest, de « mules » dans le sud-ouest) que pour les tubercules ordinaires, indemnes, qualifiés de tuber-

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