II
cinq ouvriers ; avec les batteurs en bout, le travail revient
Moteur à vapeur 0 fr. 82 l'hectolitre.
— animé 0 fr. 86 —
Le battage de 1 hectare de blé donnant une récolte de 25 hectolitres coûterait donc :
Moteur à vapeur 20 fr. 50
— animé 21 fr. 25
Ces chiffres prennent leur valeur, si nous nous rappelons que le fléau coûte 25 francs Thectare et le dépiquage
Fi^. 182. — Trépigneuse (Gautreau).
26 fr. 80 rhectare, et il faut le plus se souvenir que ces modes de battage imparfait laissent 7 à 8 p. 100 de grains ; c'est donc une perle de 150 litres environ à l'hectare d'une valeur de 14 francs environ, qui vient encore majorer le coût du battage au fléau et du dépiquage; l'économie résultant de ces batteuses en bout est donc en réalité de 19 francs par hectare de blé.
Les batteuses entravers, plus récentes, battent avec un moteur de 3 chevaux environ 5 000 kilogrammes de gerbes par jour; avec une force de 4 chevaux, on atteint 8000 kilogrammes de gerbes; le grain est de plus secoué, vanné.
Le prix de revient est d'environ 0 fr. 77 par hectolitre de blé avec la vapeur et 0 fr. 79 avec les animaux. Le battage de 1 hectare (25 hectolitres) coûterait donc :
Moteur à vapeur 19 fr. 25
— animé 20 fr. 00
En moyenne culture, on pourra utilement employer les machines à battre mues parun manège à plan incliné dites trépigneuses (fig. 182) ; en grande culture, et lorsqu'il
Coupe d'une batleuse fixe d'Albaret.
s'agit d'« entreprises de battage » qui se sont développées avec profit, on aura avantage à recourir aux batteuses à grand travail, locomobiles, à grande vitesse de batteur et s'engrenant légèrement de biais. Ces machines, exécutant cMi outre un double vannage et un criblage, travaillent 150 à 250 hectolitres de blé par jour avec une force de 7 à 10 chevaux.
Le type plus réduit de 5 à 6 chevaux- vapeur égrène 70 à 80 hectolitres. Un personnel de quinze à vingt
ouvriers, soit trois servants par cheval, est indispensable.
Le coût du battage ressort à 0 fr. 80 par hectolitre de blé, soit par hectare (25 hectolitres) 20 francs. Cette dépense est à peine supérieure à celle occasionnée parles machines en travers ; mais, si la paille est légèrement froissée, on a, en supplément, un double nettoyage.
Ces évaluations peuvent se résumer ainsi :