‹ Agrimonia eupatoria, Lin. et Agrimonia odorata, MillChapitre 9 sur 22 · CT OR · texte numérisé non relu

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famille se divise en 6 tribus que l’on peut ranger en 3 grandes sections suivant la forme du réceptacle. En effet, les végétaux appartenant à cette famille peuvent présenter trois formes principales de réceptacle. | |

1° Réceptacle cupuliforme à la périphérie et convexe au centre, caractérisant la tribu des Fragariées.

2° Réceptacle cupuliforme : Tribus des Prunées et des Spiréées.

3° Réceptacle sacciforme : Tribus des Pirées, des Rosées et des Agrimoniées.

Comme nous l’avons dit plus haut, les deux espèces que nous nous proposons d'étudier appartiennent à la tribu des Sanguisorbées ou Agrimoniées.

TRIBU DES AGRIMONIEES

Végétaux ordinairement à tiges herbacées rarement ligneuses. Feuilles généralement disséquées ou composées, stipules adnées au pétiole ou libres. Inflorescences terminales, fleurs petites ordinairement hermaphrodites, rarement unisexuées.

Réceptacle des fleurs femelles sacciforme urcéolé, resserré vers le sommet, portant un calice à sépalesvariables 3, 4 ou 5 pièces. Calice des fleurs mâles ordinairement aphylle. Corolle ordinairement nulle, ou rarement à 4 pétales. Androcée variable, tantôt de même nombre d’étamines que sépales (Sanguisorba), tantôt moins (Al/chemilla), tantôt nombre double ou triple ou plus (Agrimonia, Poterium). Gynécée formé de 1 à 4 carpelles libres attachés au fond et renfermés dans le réceptacle urcéolé. Styles subbasilaires, latéraux ou terminaux. Stigmates en tête ou en pinceau. Ovule anatrope pendant. Achènes emprisoônnés dans le réceptacle. Graine pendante, exalbuminée à radicule supère.

La tribu des Agrimoniées fournit à la médecine plusieurs espèces médicinales intéressantes :

Agrimonia Eupatoria et Agrimonia odorata. — Feuilles astringentes vulnéraires.

Sanguisorba officinalis. — Plante astringente.

Poterium Sanguisorba. — Plante fourragère, astringente et condimentaire.

Alchemilla vulgaris et A. alpina. — Plantes astringentes.

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C’est dans cette tribu que l’on range le Kousso (Brayera anthelmintica), cest un arbre ordinairement dièque dont les fleurs femelles sont utilisées

comme anthelmintiques et tœnifuges.

BOT. LCR

Genre Agrimonia Tournefort

Herbes vivaces. Feuilles disséquées pennées avec des paires de segments grands alternant avec des paires de segments petits. Grappes terminales spiciformes à courts pédicelles articulés au sommet pendant, munies à leur base d’une bractéole trifide. Fleurs jaunes ou blanches ordinairement; petites, hermaphrodites complètes. Réceptacle turbiné ou subcylindrique, accrescent, fovéolé, hérissé supérieu- rement de spinules crochues au sommet avec pointe tournée vers le centre. Calice à 5 sépales, ordinairement resserré après la floraison. Corolle à 5 pétales, jaunes ou blancs, courtement unguiculés. Androcée formé de 10 à 20 étamines, filets subulés, anthères arrondies et comprimées. Gynécée constitué par 2 carpelles uniovulés, insérés au fond de la coupe réceptaculaire. Style filiforme saillant terminé par un stigmate capité. Achènes au nombre de deux, ou seulement d’un par avortement d’un carpelle, enfermés dans la coupe réceptaculire laquelle est légèrement fermée vers le sommet. Les fruits enfermés dans le réceptacle sont facilement transportés au loin, grâce aux nombreuses spinules qui ornent le sommet du réceptacle. Ils sont ainsi transportés à de très grandes distances en s’accrochant avec leurs spinules à la toison des animaux ou aux vêtements des humains.

Agrimonia officinalis Lamk, Agrimonia officinarum Tournefort.

Aigremoine officinale, Agrimoine, Ingremoine, Sorberette, Herbe Saint-Guillaume, Herbe de Sainte-Madeleine, Souberette, Francornier, Eupatoire des grecs, Eupatoire des anciens.

Habitat. — Lieux incultes des terrains calcaires dans'toute la France et en Corse, Asie occidentale et boréale, Europe, Afrique septentrionale.

. L’Agrimonia Eupatoria Lin., quoique assez commune en France, ne se rencontre jamais en gîtes compacts, elle pousse en petites colonies de 10 à 15 plants ou même plus, mais le plus souvent on trouve les individus épars, ou bien 2 ou 3 spécimens ‘isolés d’autres groupes par une distance de 2 à 300 mètres. Les échantillons de rhizomes et de racines que nous avons reçus ont été récoltés par M. Abrial dans les environs de Crest le 24 et le 31 décembre 1928. A ce . moment de l’année, les tiges de l’année sont mortes mais elles sont encore très visibles pour permettre la récolte de racines et de rhizomes. :

Description. — Herbes vivaces, hautes de 50 cm à 1 mètre.

Rhizome. —— Le rhizome est de couleur noire à la

surface, il est défini à ramification sympodique, court (5 à 10 cm) portant les restes des tiges aériennes florifères des années préécdentes. Le rhizome s’accroît lentement chaque année et d’après nos observaiions

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sa longueur annuelle ne dépasse pas 5 à 10 m/m et il ne porte que quelques racines plus ou moins grosses, assez longues, cylindriques, de la grosseur d’une plume d’oie.

La section transversale d’une racine fraîche présente une écorce relativement épaisse de couleur jaune roux, un cylindre central n’occupant que le tiers du diamètre de Ia racine, cette partie est moins foncée, sauf le centre exact qui est plus noir.

Le rhizome émet chaque année, à la fin de la belle saison, à la base de la tige aérienne, un bourgeon, rarement deux, mesurant de 4 à 6 cm de longueur et muni à sa base d’une ou deux racines, il est constitué par un rameau de 15 à 20 m/m et un certain nombre de feuilles rudimentaires. Les feuilles les plus externes sont réduites à la gaine; la plus externe est très courte, d’un brun noirâtre, la ou les suivantes sont plus ou moins blanchâtres marginées de roux. Au fur et à mesure que l’on s’approche du centre du bourgeon, on trouve des feuilles qui présentent un commencement de stipules provenant de la déchirure de la gaine. Celles du centre non seulement montrent des stipules adhérentes à la gaine mais encore un limbe plus ou moins rudimentaire et parfois même un limbe assez développé pour permettre de reconnaître la plante à laquelle il appartient. Ce bourgeon reste enfoui dans le sol pendant toute la mauvaise saison, il ne se développe qu’au printemps suivant en une tige aérienne feuillée qui sera plus tard terminée par une inflorescence. M. ABRIAL nous a fait remarquer qu’il avait pu voir à cette époque de l’an-

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née de nombreuses touffes de cette plante avec des tiges feuillées et fructifiées pouvant atteindre suivant les stations de 15 cm à 1 m. 20 de hauteur. Les plantes qui poussent le long des chemins sont généralement peu élevées alors qu’au contraire celles qui poussent dans les haies sont plus vigoureuses au point d’avoir des tiges pouvant atteindre les dimensions citées plus haut. ?

Le rhizome mesure, comme nous l’avons dit, 1 cm de diamètre et parfois davantage, mais le plus souvent moins. La coupe transversale d’un rhizome frais montre une écorce assez mince de couleur jaune orangé. Le bois beaucoup plus développé est généralement creusé en gouttière ou simplement en creux au centre. La gouttière se trouve sur Ia partie du rhizome regardant la surface du sol, cela est dû aux tiges aériennes très rapprochées, des années précédentes, en voie de décomposition.

Les rhizomes sont peu ramifiés et il est rare de voir sur les vieilles souches deux ramifications. Nous avons constaté que sur le grand nombre de plantes arrachées, peu de rhizomes possédaient deux bourgeons, la plupart n’en possédaient qu’un seul.

Tiges aériennes. — Les tiges aériennes sont dressées, anguleuses, sillonnées, hérissées, rarement rameuses, hautes de 40 à 120 cm, terminées par une inflorescence de fleurs jaunes. Feuilles alternés stipulées, stipules larges embrassantes, amplexicaules, assez grandes, subcordiformes incisées dentées, 3 ou 4 fois plus courtes que les entre-nœuds, elles sont triangulaires, dentées en scie sur les bords avec des

Carmes a odorata ‘ WU :

FIGURE 1. — Rameaux feuillés et fleuris d’Agrimonia Eupatoria Lin. et d’Agrimonia odorata Mill,

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