Dans l'édition Réaume et de Catissade (Lemerre, éd
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sY'leva aussitôt, dont rémotion abré^'ea sùrernenl cette glorieuse vie. Le 29 mars 1G30, rapport était dressé au Petit Conseil contre ce livre. Le 12 avril, l'imprimeur Aubert était frappé d'amende, le livre supprimé; l'auteur devait être mandé à l'auditoire, par devers les « scholarques et autres seigneurs » pour y recevoir une mercuriale. Sans doute la maladie ('pargna au vieux guerrier cette humiliation suprême. Dès le surlendemain, un érysipèle dont il souffrait périodiquement reparaît, grave tout de suite, et bientôt mortel.
On suit, dans les lettres de Mme dAubigné aux enlanls de son mari, les phases du mal et le caractère du malade. .Son calme, sa sérénité joyeuse ne se démenlent pas. 11 attend la mort avec confiance, il y aspire. Après le long combat de sa vie, le repos au sein de son Dieu lui sourit comme la récompense suprême. Il s'humilie comme chrétien: mais, quand il examine la carrière jiarcourue. il se rend ce témoignage quil a clt' fidèle et de bonne volont)'-. (Certes, il a pu se tromper, faillir, pécher par orgueil, violence, ou même, jadis, par cruaul»'-. Mais excès ou fautes seraient absous ailleurs, il le savait, il le sentait, par le dévouement absolu à une cause jugée sainte. Les sui'prises de l'heure présente ne pouvaient ([uaccroftre sa foi. La Réforme ne se reprenait-elle pas à la vie. même après la chute de la Rochelle? L'unité nationale, crue naguère impossible, ne se laisait-elle pas delle-méme à cette heure? L'avenir, Dieu seul en avait le secret. Quant à lui. son rôle était fini. II était fini depuis longtemps; son erreur la plus grave avait été de