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,,,ii senl son amateur robuste : que n a-l-il davaniao;t. éiudié, lui aussi, au temps de sa jeunesse lolle! Si javais eu, dit-il. la {Kiiience d'étudier une heure par jour,
l'ne hciiro seulement lire, J'accorderais bien ma lyre A la j/uone et à ratmmr.
Mal-iv le l.iup^ i..-rdu. il iMM a pas moins .pielqucfinUM-e .< et drs hu^xn-s v\ drs arts >. : il est loin, ri U- .om.'ssi' à re-ret. dT-lre le parfait poète : .elui-là doit avoir une - àn..> parlail.- ,., « et tous les arts tout entiers >.. Du nn.ins gardt-t-il le jugement sain, lambilion grande, et d.'-U-le-t-iU-ordialenu-nt I ignorance ou la prrl.nlion .Ir. ^nges de la eour ». Or \r courtisan de 157:. est eneore inférieur à celui ,,uonl flagellé Uonsard et du lîellay. Il ninsp.re a dAubigne cp.e du degoùl. Les élégants du jour ne >.avent lire un vers sans leslropier. Les poètes, les .avants sont méprisés. La décadence est générale.
Ht d- Aubigné en colère de se rejeter sur les Grecs , de IMutarque. dont il croit donner l'exacte d-'-flnilion en ces termes :
Des arts ils armaient leurs armes.
Paraient les armes des arts.
En réalité, ce sont ses propres aspirations quil définit ainsi. Là encore, à la fois en avance et en retard sur sa génération, soldat romanesque, deja écrivain de talent, de toute façon il la dépasse, il rétonne et il la ravit un instant. Cet instant lut court. Le succès de d' Aubigné ne semble pas moins
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avoir été très vif, en attendant qu'il dît plus tard de son livre « avorté » et renié par l'auteur :
Il me déplut, car il plaisait.
Tout cela ])eniiet dentrevoir en d"Auljitrné, durant ces années rapides, un poète de cour aux Miullii)les faces, tour à tour galant, narquois, hautain, gracieux, fort, cynique, recherché et redoiri.tout ensemble. Car on le sentit toujours redoulahlu. La lance, la langue^, la plume, tout chez lui élail acéré. Sa situation dangereuse, ambiguë, entrr Henri de Navarre et Charles IX, semble n'avoir panui à sa vogue, au contraire. Il ne faut pas oublier que, s'il u élrennait » un jour son maître navarrais d'un sonnet, il olfrait le lendemain un autre sonnet, également hardi en son genre, au roi de France ; que sa familiarité à la Cour s'est étendue jusquà rimer un ballet qui devait réjouir les yeux de Mme Catherine: qu'enfin le prince qui aurait '< giboyé » aux huguenots la nuit du 24 août, avait nommé Agrippa, le réchappé du massacre, membre de son Académie, et que celui-ci s'en montra toujours très honoré.
Ainsi s'explique, en dernière analyse, la bigarrure des poèmes épars dans le Printrmp.i et dans les Poésies diverses. Qualités et défauts, presque tout y porte l'estampille de la cour des derniers Aalois. Il y a des pièces de circonstance, dédiées à des amis, des épithalames, des satires cyniques, des vers de condoléance. Parmi ces amis, les uns sont nommés; d'autres apparaissent déguisés sous des allégories. Une femme traverse, masquée.