‹ Agrippa d'AubignéChapitre 21 sur 47 · I.K l'OETF. ORS « rn.\<;iQUKS ». 7i · texte numérisé non relu

I.K l'OETF. ORS « rn.\<;iQUKS ». 7i

un entier acquiescement. Contre (jiii cette sainte colère, sinon contre ses ennemis? Kn faveur de qui cet enthousiasme et ces prophéties, sinon en sa faveur? N'est-il pas, lui aussi, le « prédestiné « du parti, le « Moïse » sauvé du massacre, lélu du miracle? Comment son écuvcr lui eùt-il laissé ignorer des vers tels que ceux-ci :

Henri, qui tous les jours vas prodiguant ta vie Pour remettre le ri'gne, ôter la tyrannie, Knneiiii des tyrans, ressource des vrais Rois, Quand le sceiitro des lys joindra le Navurrois, Souviens-toi '...

Ce poème, qui sera la geste huguenote, se trouve donc, à l'origine, placé sous la protection d'Henri, suspendu à l'espérance d'ilcnri. N'ouhlions pas que, sûrement repris et retou<;hé après la mort mort d'Henri 1\', remanié peut-être aussi entre la « mutation » du roi et sa mort, il n'en a pas moins été l)àti, et mémo achevé de très lionne heure. D'Auhigné dit formellement, dans l'avis A(i.v Lecteurs, qu'en 1577 « il traça comme pour testament cet ouvrage, lequel encore quelques années après il a pu polir et emplir ». 11 n'y a aucune raison, de mettre en doute cette affirmation, ni cette autre, que « ce prince, étant encore roi de Navarre, avait déjà lu tons les Tragiques plusieurs fois ». Va ceci renforce singulièrement le passage de son Histoire ' où d'Auhigné range les 7WiorjVy//e.v parmi les ouvrages qui hâtèrent le déclin de la Ligue. Le poème était donc achevé de bonne heure : il était même connu,

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