‹ Agrippa d'AubignéChapitre 22 sur 47 · Hlst. i'nif., t. III, livre III, chap. xxiii · texte numérisé non relu

Hlst. i'nif., t. III, livre III, chap. xxiii

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du moins en manuscrit. Peut-être même des Irairmenls en coururent-ils im])rimés. Il était approuvé d'Henri, non seulement dans son inspiration ufénérale, mais dans ses idées politiques, puisquHenri manda un jour d'Aubigné par devers du Fay et du Pin pour contrôler celles-ci. et que finalement il les approuva'. C'est que la profession de foi religieuse ^* y enveloppe une profession de foi politique. Sous les prophéties, il y a un acte bourbonien. Ceci explique à la fois et l'oubli où sembla tomber le poème chez l'auteur lui-même après lavènement d'Henri IV, et sa résurrection après la mort dHenri W. tout hérissé de foudres ajoutés, et tout bardé d" « apophéties », c'est-à-dire de prophéties après coup. Quelle nécessité de raviver les haines lorsque le Béarnais devenait le roi de France? Ne fallait-il pas laisser dormir la Saint-Barthélémy après l'Fdit de Nantes? Trente ou quai'ante ans, le manuscrit des Tragiques njoisit au fond d'un coffre. Alors seulement d'Aubigné éclata et lança ses vieux tonnerres, augmentés de tonnerres neufs, lorsqu'il vil les ministres infidèles. corrompus par l'or de Marie de Médicis. et qu'il crut à un retour ollensif du « papisme ». De là ses apostrophes aux « fils dt'-xénères », parmi lesquels il pouvait déjà compter un fils de Coligny, et. bientôt après, son propre tils.

Or les Traffiqiies, chose étrange, mènent d'Aubigné droit à l'histoire. C'est à ce poème «pi'il doit l'idée de r Histoire Uniiersclle, à moins qu'il ne la doive peutêtre directement, comme il la dit plusieurs fois, à

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