‹ Agrippa d'AubignéChapitre 25 sur 47 · L'écharpe blanche était linsigne huguenot · texte numérisé non relu

L'écharpe blanche était linsigne huguenot

HH A<;RIIM'A I) AIBIGXK.

qui a '( traîné, roulé son corps sur ses seins dissipés », pour tendre à son nourrisson expirant des « peaux sans humeur » ; une autre qui. affamée, convoite le sang de son enfant et renouvelle le festin de Thyesle, aucune horreur ne. nous est épargnée. Car c'est le but du poète de nous soulever le cœur de dégoût et d'indignation.

(^uel contraste avec la vie sous les bons rois, sous les rois d'autrefois I Saisissante antithèse que ces superbes « entrées » offertes à des souverains paternels par leurs bonnes villes. Les cités rivalisaient alors avee ces bonnes nourri<-p«

De qui le sein fécond se prodigiio a l'ouvrir,

Veut montrer qu'il en a pour pordre. et pour nourrir...

... A leurs Rois triomphants.

Triomphants jmr la paix, ces villes nourricières Montraient au ciel serein leurs trésors enfermés, Kt leur lait et leur joie à leurs Rois bien-aimés.

Ici le poète se pose la question attendue : (Quelle cause a rendu la France à ce point différente delle-nièiue ? File seule, répond-il, est coupable. Sa prospérité la fait croupir dans l'impiété; Dieu la châtie. Il la frappe de sa vergr de fer. parce que ses superstitions la « poussaient aux idoles ». C'est pouripioi il a pcniiis (|ut' Illnler nourrit deux « pestes » formées par sept lois « des pires excréments », lesquelles se sont abattues sur la France pour la dévorer. Nous touchons au cœur du sujet. La première de ces deux « pestes », c'est Catherine de Médicis. C^'est la <f femme fatale », la Jézabel des V'raiiiqitcs. Fn elle -^e trouvent violées toutes les lois huiiiaine>i et divines : la loi salique. soutien

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(le la nation: la loi inorale, puisque la vie de Catherine ne lut quordures. superstitions, poisons et lâchetés, ("est (ianidie. c'est Ers une. c'est Alecto. c'est la <' vivandière d'KnCer ». Klle a fait litière de la France et perdu la dynastie des Valois. Deux cent cinquante vers d'injures épiques, la plupart d'ailleurs aussi i)eu historiques quelles sont superbes, sullisent à peine à l'invective du Michelet protestant.

Après Jézaliel. c'est Achitophel, ou le cardinal de LorrainCj^ «. peste » moins copieuse et qui prêtait moins au développement, sullisamment marquée cependant au passage, pour (pii sait lire le vieux frant:ais :

Adultt-re, paillard, bmig^rc et inceslueux.

Catherine et le « cardinal sanglant .., voilà les deux bouteleux de la nation, et de l'Kurope. Tous deux étrangers, tous deux supfxMs du pape, '< engeance de Loyole » et « vermine espagnole ». ce sont les « lîestes » dont le principal soin

Est de mettre à jamais au tyriinnique poing De la Bcste de Rome un sceptre qui commande.

Le politique, qui parle i< i. rougit de voir « la pantoufle crotter les fleurs de la couronne ». L'Apocalypse pure reprend aussitôt avec le loup-Romain Néron, continué par le pape-Antéchrist. Et cette partie du poème, très ample et capitale, se clôt sur une admirable prière en stances, où le poêle montre à Dieu l'héroïque résignation des victimes, et le supplie de venir « frapper Babel »,

^8 A(;itIl'l'A I) Al lîKi.M-:.

\Ai§3£ûnd livre, /'rinces, met en scène la famille royale et la Cour. DAubigné débride toutes les plaies, met à vif tous les chancres. Ce n'est plus seulement de la satire : .hivénal est dépassé. C'est Tassaut furieux contre les vices et les vicieux, désignés par leur nom. marqués au fer rouge. Malheur à ceux qui ont donné sujet a ce livre :

Lisez-le! vous aurez horreur de votre horreur, i.ui-mème. le justicier, a honte de ce qu'il écrit :

J en ai roug^i pour vous, quand Tacier de mes vers IJniinait vidrc histoire aux veux rie l'univers.

Kn vain les flatteurs essaient-ils de laire prendre le change sur leurs vices :

L'écume de leur pus leur monte jusqu'aux veux.

(hiant à lui. il est allé chercher la vérité aux déserts, dans les iles des bannis. Il l'amène, elle parlera :

La voici par la main. Elle est iiiarqiue en sorte Qu'elle porte un couteau pour celui qui la porte : Que je sois la victime, ô céleste Beauté, Blanche fille du Ciel, flambeau déternité !

Il se rue aussitôt sur le cortège ordinaire des rois corrompus, sur ces « chiens » et ces « singes » malfaisants que leurs maîtres préfèrent aux « lions », symboles de fierté grondeuse et de magnanimité. Après quelques longueurs, il oppose, une fois de plus, le Hoi et le Tyran :

Ceu.\-là rognent vraiinrnt, ceux-là sont de vrais Rois Qui sur leurs j>assions établissent des lois... ^'on les hermaphrodils, monstres efTéminés...,

i.i; l'oKii: ui:s « •inv(;iQi i;s ». 8y

Ici les oreilles chastes n'uni (jnà se détourner. Malheureux, (lil le poète, ceux (jui v(''curent

Sous une femme hommasse et sous un homme femme.

Catherine, mère « douteuse », est de nouveau llagellée à l'occasion de ses lils; mais ce sont ceuxci naturellement, et en particulier Henri lll, (|ui font les Irais de cette exécution terrihie. (Quelle page immortelle que ce portrait où chaque vers grave une infamie à Icau-forte :

Avoir r;is le menton, ^jsirJi'i- la face pAle,

Le geste erteniiné, l'u-'il d'un Surdanapale;

Si bien qu'un jour, fies I\ois ce douteux animal,

Sans cervelle, sans front, |>arnl tel en son bal

Si (leUeitient) qu'au premier abord, cliacun était en |>eine S'il voyait un iioi femme ou bien un homme Reine.

Après le Hoi. le poète accommode ses mignons. |»uis le duc dWlençon, puis les jtrincesses. déguisées en clientes de la rue du Grand-Hurleur. Il stigmatise les processions ignobles des « fols capuchonnés >> et autres pratiques, d'une horreur aujourd'hui trop prouvée. Va quand le lecteur, écœuré d'ulcères, de sodomies et d'avortements, lui demande ]iour(|iioi cet étalage d'ordures, il n'pond :

Mieux vaut à découvert montrer l'infection Avec sa puanteur et sa punition.

Ce n'est pas. d'ailleurs, qu'arrivé à ce point une subite émotion ne I étreigne. « Ici je vais laver ces papiers de mes larmes. >, Il évoque, par un de ces contrastes où sa forte imagination se complaît, les impressions d un jeune gentilhomme qui, arrivé pur de sa province, débute à la Cour, dont il

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découvre une à une les ini|)uret<'s. 1. adolescent scandalisé (cet adolescent, nest-ce pas d'Auhigné hii-iuème?) a un songe, où il entend successivement la voix du siècle, sous la forme d'un discours de la Fortune, et la voix de la conscience, ou discours de la N'erlu. N'ieille allégorie sans doute, et rédiauliée tantôt de lapologue de Prodicus, tantôt du songe de Scipion. tantôt dun discours rélMire de Claiidien. l'^t pourtant ces |)ages trop abondantes. — environ trois cent cinquante vers. — ncus sourient d'un charme singulier, surtout à cette place, liien de gracieux comme le portrait du jeune homme; de |ii(|uaiil et daisé comme les propos finement satii'i- (jues de la Fortune; d'achevé comme le portrait du parfait courtisan, où le poète égale en se jouant du Bellay et Régnier; rien de simple, de noble, de substantiel i-omme le portrait de Ihonnéle homuje. si dilft'rent du Ftrneste de cour : a Hetire-toi dan>toi; |)arais moins, et sois jilus ». Rien de grave, enlin. comme la conclusion morale ; hommes de probité, votre silence vous lait complices. « Nous êtes compagnons du méfait pour vous taire. » Aussi serez-vous châtiés, «pioique innocents. Le livre se clôt sur une imag<' exquise :

Ciunme lursquo réclat

D'un foudre «»xloriniiiant vient renverser à plat I^es cht'nes résistants et les cèdres superbes. Vous verrez là-dessous les plus petites lierbes. La fleur qui craint le vent, le naissant arbrisseau. En son nid l'cscuricu (rfcureuil\, en son aire l'oiseau. Sous ce dais qui i-haniîeail les jrrèles en rosée, La baug-e du sanj^-lier. du eerf la reposée. La ruche de labeille et la loge au berger. Avoir eu part à Tonibre. avoir part au danger.

i.K l'oK'u: i)i:s « TitA(;iQi i:s ». '.tl

Après les Princes Jjiji Jtiges^. l-c troisièint* livre nous transporte au Palais de Dieu, et nous déroule du haut de cet enipyrée un double spectacle : d'une pari, la justice liuiiiaine représentée par la (Chambre Dorée,

De justice jadis, d'dr mninlciiant i)aifp;

de l'autre, la Justice divine, ou Théiuis et son cortège. Au centre de cette doul)le scène. Dieu se réveille, et manifeste les premiers signes de sa colère. D'Aubigné cb^t ce livre sur une ap()slru|»lie aux mauvais juges et une malédiction.

1/allégorie joue ici un rôle considérable, et, il faut l'avouer, abusif. Ce n'est pas que rinvenli(jn, lu verve, fassent jamais défaut au poète. Il a déjà assez prouvé qu'il est intarissable. Mais, malgré le bonheur de ses trouvailles, on ne saurait s'attacher beaucoup à ce délilé interminable de défauts personniûés. Si d'Aubignéprèteà Dieu ungeste à la Michel- Ange, en lui faisant mettre l'ongle au Palais de Justice pour éprouver les mat<'riaux dont il est fait (son mortier fut détrempé au sang des innocents), il nous fatigue en revanche en faisant apparaître successivemetil dans la (Chambre dorée 1 Hypocrisie, la Vengeance. llCuvie. la Stupidité, l'Ignorance, la Luxure. l'Insolence, la Paresse, et trente autres allégories non moins vieilles qu'ennuyeuses. C'est un « triomphe » à rebours, et l'on a besoin de se rappeler la vogue en France de ces « Triomphes » imités de Pétrarque, ou de ces « Vices » traités à la Mantegna. pour comprendre, sans les excuser d'ailleurs, ces complaisances imprévues de d'Au-

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bigné pour une littérature d'Académie. C'est un soulagement de noter au passage l'hommage rendu a quelques magistrats intègres. Harlay. de ïhou. Gillot et Thurin; comme aussi de retrouver le pathétique simple de dAubigné, si mâle, si poignant, dans le célèbre passage sur les cendres des brûlés ;

Les cendres des brûlés sont précieuses graines, Qui aj>rès les hivers noirs d'orage et de pleur:; Ouvrent au doux printemps d'un million de fleurs Le baume salutaire, et sont nouvelles plantes Au milieu des parvis de Sion fleurissantes.

Cependant Tliiriiis s'avance dans h- ciel, et à sa suite If ri)i-!iMr,. ,1,.^ I)(.n> juges: ceux de TAnficn Tesiaimiil. riu\ df I anliquil('' grecque 'et romaine, un Chiulcmagne (on cherche en vain saint Louis, pourquoi celte omission'?), suivis eux-mêmes du cortège des victimes. Les martyrs, dont quelquesuns seulement sont nommés ici. acclaineat. Dieu qui va bientôt juger leurs juges. Ainsi sa^^^ance le troujieau

De ceux qui on j^agné leur procès en mourant.

Thémis lail rouiei- son char sur les juges prévaricateurs; de leurs boyaux crevés jaillit l'or criminel, tandis que le poète s'écrie d'une voix tonnante :

Uendez-vous la justice, ou si vous la vendez?

Ce défilé des marlyrs, à jieine ébauché tout à l'heure, remplit mainlenani tout le livre des Fcit.r. Les voici entrant dans le vaste ciel |)ar la jiorte sacrée, tous portant lécharpc blanehe. tous purifiés à la flamme des bûchers :

LK l'OEir; DES « TRA(;iQt;ES ». 03

Les feux qui vous brûlaient vnu'^ ont rendus candides.

(les vaillants clu-valifrs, « non dt* la tahle rondt- ». apparaissent ceints de gloire. DWuhigné voudrait les énuniéfor tous, car ("est un inarlyrologu tju'il écrit ici, et dans le sacrifice tous sont héros au même titre. Mais ils sont trop. \.' Histoire recueillera tous les noms qu'il jtourra i-as^^cinhler. I.e poème ne peindra (jue les plus connus, (lliam]» encore immense ! De .lean IIuss à Bernard l'alissy, en passant par les .Mhigeois. h-s marlyr-» anglais. Jane <îrav, les «' cpiatorzo de M eaux .. la demoiselle de (iraveron, Anne du lîoiirg. les vi»'times de 1572. les héroïnes anonymes et les ^petits enfants martyrs, cjue de sang innocent répandu, (jue de tortures endurées, <pie dVlo(|uentes pro<lamations de la vertu de la foi 1 DWuhigné, pris jus(|u'au fond des entrailles à ce spectacle, modère ici ses violences; il témoigne, il raconte. .Sa profonde comj)assion. nuancée d'admiration et d'envie, a des simplicités rpii é-meuvent plus ([ue I arl le j)liis savant. Au>si ce crovani, <jui avait létoHe d'un martyr, aurait-il «'crit ici ses plus nobles pages, si une contemplation plus haute <jue celle des victimes elles-mêmes, c'est à savoir celle de l'éternelle félicité, ne lui en avait encore inspiré de supérieures, à la lin de son dernier chant.

Entre tant de beautés pathétiques le choix hésite, car il s'agit ici de bien autre chose que de littérature. Pourtant il semble que l'on s'attache, et que d'Aubigné lui-même se soit attaché, avec une prédilection plus tendre, au spectacle de l'héroïsme dans la faiblesse, chez les femmes et les enfants :

Les cordes des geôliers deviennent leurs carcans (colliers ) Les chaînes des poteaux leurs migiiards jaserans

1/attendrissenienl du raroiiche poêle se trahit à des délicatesses ravissantes : ici. c'est Jeanne Oray offrant sa tète au bourreau : Sa grâce n'abandonne point son front ;

...lùUc prend le bandeau.

Par la main on la mène embrasser le poteau; Elle demeure seule, en agneau dépouillée....

Là. c'esl une enlanl de neuf ans, épuisée de tortures, qui rend Tàme en donnant gloire à Dieu :

Dieu ne refusa point la main de cet enfant. Son œil vit l'oeil mourant, le baisa triomphant; Sa main lui prit la main, et sa dernière haleine Fuma au sein de Dieu, qui, présent ù sa peine, Lui soutint le menton, l'éveilla de sa voix

Devant ces soullVances endurées en son nom, devant ces pelils martyrs (|ui. « de chansons nouvelles »

S'en couraient à la mort au sortir des mamelles.

Dieu lui-même, le Dieu-tonnerre de d'Aubigné n'est plus qu'un homme : il snnf^lotc, et s'enfuit cacher ses larmes au ]ilus profond des cieux.

Les deux livres suivants. Fers et J'cngeances, nous acheminent avec quelque lenteur au dénouement. Le lecteur })ressé est tenté de tourner les pages. Mais d'Aubigné trouve dans ces retardcrnents une délectation. Il savoure sa haine. Le châtiment divin sera d'autant plus terrible tju'ou l'aura davantage attendu.

LE l'OKTK DES « TRAGIQLKS )) . . 95

Aussi entre-1-il dans les Fers une entente de l'eUel ([lie Ton qualifierait volontiers d'artifice, si la sincéril<'' n'était rétoffe dont tout est tissé dans les Tragujiies, même les procédés. La « machine » poétique, ici, c'est Satan. Mais Ton sait ([ue la croyance à un Satan personnel fut, est encore peut-être un dogme protestant, (^e Satan-Protée soumet à Dieu son dessein : éprouver l'Kglis* par la tentation des biens matériels, pour (pie la démonslration de sa vertu soit complète. Dieu v «onscnl, et Salaii va aider (Catherine à construire les Tuileries.

Les anges de leur côté sémeuvenl. et, j)Our <-oiisacrer les soullrances des martyrs, ils tracent sur la voûte du palais céleste, en tableaux merveilleux, les combats soutenus sur la terre par les défenseurs de l'Kglise. Le ciel apparaît ainsi comme la coupole dune lormidable Sixline; il devient un « déguisé historien des terres ». (]onception (pii semblerait étrange, si d'Aubigné ne nous affirmait à plusieurs reprises ipie telle lut sa vision ;i (]astel-.laloux, et qu'ici il ne lait qu"(''crire sous la dictée d(î l'ange, (^eci relève du visionnaire el de l'annonciateur.

La suite relève de riiistorien-poète. Les guerres de religion, rapidement évoquées à cette place, défilent. C'est NN'assy, c'est .larnac. c'est Moncontour. D'Aubigné consacre en passant la douce figure de Renée de Ferrare, qui ouvrit un asile à sa fugitive enfance. Voici le Baron des Adrets. Jeanne d'AIbret, Goligny, et, naturellement. la nuit sanglante, centre du poème comme elle sera celui de VJIistoire. C'est là que se trouvent les vers fameux relatifs à l'acte prt'tendu de Charles IX ;

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Ce Roi, non juste Roi, mais juste arquebusier, Giboyait aux passants trop tardifs à noyer;

et ceux-ci, ])lus atroces peut-être, sur les dames du l^ouvre le lendemain du massacre:

Les Dames mi-coiffées A plaire ;'i leurs miji'nons s'essayent échauffées. Remarquant les meurtris, les membres, les beautés. Buuffiinnarit salement sur leurs inQrmités...

Apres le massacre de Paris, les massacres de province. Les fleuves," rouges de sang, charrient des cadavres, si bien que le vieil Occan. courroucé, est tenté de faire refluer loin de lui ces souillures : mais la vue des anges qui recueillent ce sang comme celui d'un Graal change son sentiment, et il ouvre aux martyrs sans tache le gouffre paternel de ses flots purs.

l^es Vengeances, qui ne sont j)as encore « la vengeance », nous offrent un tableau des vengeances flivines exercées depuis (^aïn jusqu'aux sinistres conseillers de la Saint-Barlh('lt'my. Ici encore, ici surtout, on a hâte d'aboutir, (hioiqu'il s'agisse constamment de l'Kglise. peinte allégoriquement sous les noms de ses divers persécuteurs, le lecteur fatigué demande grâce au poète infatigable. Caïn, Athalie. Nabuchodonosor, les Empereurs persécuteurs proclament successivement, par leurs morts épouvantables, les vengeances du Très-Haut. Et, chez les modernes, des exemples moins probants suggèrent plus d'une restriction. L'idée théologique, ici. paraît étroite et mesquine, elle semble même manquer son but. l''st-il vrai (|ue tous les crimes reçoivent, et cela

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