‹ Agrippa d'AubignéChapitre 31 sur 47 · I. UISTOUIKN Kl l.K l'Ol.inOLE · texte numérisé non relu

I. UISTOUIKN Kl l.K l'Ol.inOLE

ce loyal témoignage remlii à du Perroti. si iiiailraih' dans les écrits polciniques d'Agrippa. (]e lut du Perron qui eut gain de cause, et sans doute assez facilement. lîiiMih'it le Synode de (lap (1G03) adressa son appel à tous les consistoires de France ', et fit affluer en Sainlonge les doiumcnls des cglises. l)"où recrudescence detfort et de travail, entre IGO.'i et 1610, \/J/istoirr était fort avancée loi"S(jue l'assassinat du roi lit tomber la i)lume des mains de d'Auhigné'. Il la reprit iit'anmoins pour eoudi't* aux événements de ItiOl, eu manière d'épilogue, la mort d Henri l\ . l ne lettre nous jirouve qu'en lt)12 le manuscrit de la j)remière rédaction i-lail tentiiiie. Il tardait cependant à im|)i"imer, sous un régime nouveau, suspect, dont il n'attendait rien de l)on. Mniiu. il prit son parti d imprinn r cliez lui. dans sa maison de .Maillé, en tpielque sorte clandestinement. Le premier volume |)orte la date de IGIG. Leseitjud, paru avec le premier en i(>l(S, se vit refuser le privilège. Tous deux lurent hriilt's dans la cour du Collège Hoyal, en exécution de la sentence du Châtelet, en 1G20, l'année où parut le troisième et dernier. Ainsi prenait le chemin du hùclier une œuvre peut-être suggérée par Henri de Xavarre, en tout cas encouragée et jusqu'à un certain point « commandée » par lui. et que l'auteur s'était par degré

1. lieyislre inuiiusct'it du 17"' Synode, n" 28 des Faits i>eni'raiix. Les « provinces » y sont chargées •■ de rechercher les mémoires des actes plus mémorables advenus depuis cinquante ans, et les faire tenir à M. d'Aubigny, en Poictou, lequel escrit l'histoire de nostre temps. » (Bibl. Nationale, fonds français, 1061C, f 163.)

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habitué à considérer comme l'exécution delà volonté expresse de sou roi. (^esl alors qu il prit lui-même le chemin de l'exil.

Du ujoins pouvait-il se rendre ce témoignage. <piaud il galopa hors de PVance avec son Histoire en croupe, qu'il avait accompli une des grandes (L'uvrrs du siècle. Kt dans cette œuvre elle-même il pouvait vanter à juste titre trois mérites : la volonté, l'exactitude, la probité. La probité est un mérite qu'on ose à peine louer chez un d'Aubigné ou cliez un de Thou, tant elle est inséparable de leur caractère, tant elle est leur caractère même. L'exactitude, poussée jusqu'au point extrême où d'Aubigné en eut le scrupule, est déjà chose plus exceptionnelle, car elle implique des exigences d'esprit que connaissent rarement à cette date les hommes de plume et les juges de cabinet, à plus forte raison l'homme d'action, (jui de sa table de travail considère son épée pendue au crochet. Mais ce qui étonne surtout, c'est l'effort de volonté dont témoigne V/Iistoirt' Uniicrsellc. D'Aubigné avait à se conquérir de haute lutte sur la passion. N'y parvenir point, c'était ruiner d'avance ses avantages, c'està-dire la science militaire du sergent de bataille, l'information précise du conseiller intime, les fermes déductions du politique. Tant de titres étaient perdus sans la possession de soi-même. C'est ce que comprit à merveille d'Aubigné, cœur tumultueux et violent, esprit d'ailleurs capable de cette

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