I.K SATIIUQUE : FŒNESTE El SANCY
•'dater : « Or ça, Monsieur le Baron, lui dit Enay : vous voyez la diversité de ces tableaux ; de (juelle bande aimeriez-vous être? — Cap Saint Arnaud!... J'aimerai bien mieux paraître dans le tridmphe et dans la f(''li(ifai (sir). — Kt moi y être véritablement ». C'est le mot de la fin.
'< AmenI » est-on tenté de dire en fermant ce livre étrange, un des plus curieux de notre littérature : ouvrage unique, non moins original en son genre, non moins impossible à classer que les 7'/y/f^iqiies, et où Ion sent qu'un satirique génial, un buguenot gaulois s'égale en libre verve aux artistes créateurs de tous les temps, qu'ils s'appellent Cervantes ou Mantegna, Rabelais, Diirer ou (>allot.
La Confession ctit/iolif/iir du .siriir de Sancy est de la même veine. Kcrite en même temps que le Fœneste, partie sous Henri IV, partie sous Louis XI 11, elle chevauche Faeneste, souvent le reprend et le complète. L'objet principal en est cette fois la dérision d'un renégat de marque, et par là du '( papisme » lui-même. D'Aubigné a déjà donné une chiquenaude au sujet dans Fœneste; mais il se réservait de le traiter à part, avec une haine froide qui ressemble à de la férocité. On sent une volupté vindicative dans la présentation savante de son personnage, et dans la « déclaration des Causes tant d'État que de Religion, qui l'ont mù à se remettre au giron de l'Eglise Romaine ». Ce livre, surtout caressé
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fhiiis la solitude du (Jresi. est coiurin; le leslament des haines de dAuhigné. Son apparente bonhomie y ajoule un lie) de j)his. Ce sont ses Châtiments posthumes. Sanc y 1 apostat, du Perron le " convertisseur » sans conscience. Henri I\' lingrat et le paillacd. le papisme simoniaque et clément à la sodomie, tels sort les thèmes uniques de cette '< marqueterie ». : manjueterie cohérente au demeurant, et (pii serait puissante, si la puissance se mesurait au lanalisme de linsulle. Aussi serons-nous plus bref sur le Sitncy, pamphlet autrement venimeux que le Farnesic, et d'ailleurs beaucoup plus court.
Son tort principal (nous dirons tantôt ses mérites), est que ses « personnalités » constantes lui donnent un air de diffamation, aux yeux de tout lecteur non prévenu. (Certes, on comprend la colère d'un d'Aubigné à la vue de certaines conversions trop grassement récompensées. Les preuves de faveur à ceux qui « firent le saut » étaient publiques, non point peut-être j)Our un Sponde. « qui neut rien de public que sa lemme ». mais pour un Poste!, un Palma (^ayet, un Florimond de Raimond, un Morlas; pour un Lesdiguières surtout, qui trouva que Tépée de connétable valait bien une messe. Mais, si Enay se consolait, lui, par cette réflexion si digne : '< Nous n'avons fait aucune perte », d'Aubigné ne se soulage (pion garrottant les infidèles au pilori et en les accablant doutrages. \'iolemment. il en prend un, qu'il traîne au poteau, évidemment parce qu'à ses yeux il est plus coupable que tous les autres. Celuilà paiera pour tous. Kt celui-là c'est Sancy.
Ici le lecteur s'alarme en sa conscience, et se