‹ Agrippa d'AubignéChapitre 45 sur 47 · I. KCiiivArN. — «:o\t;i.rsioN · texte numérisé non relu

I. KCiiivArN. — «:o\t;i.rsioN

I) Aultij^né ayant donné le « <ouj) de cave(,^on » à la lil)iTt«* de ><a [xji'sie, s'est troiivt' par là même tout anliciper. Hn a déjà vu (|iie le prototype ravissant de la Consnlntion à du t'rrirr se trouve dans ses (euvres de jeunesse. Dans les Tra^it/ut-s se trouvent aussi maints inùdèle^ auipicis \ ictor Hugo semMe avoir atlaclii- les regarda. Son Cn/n, par e\etnple, s'il n'est pas dire<-tenieiit dérivé- du vf clianl. pressente avec cet épisode des l'rn^ujue.s des rapports singuliers. I]|, quelle (pie soit la heauté du morceau celèhre de la Lc^cndr, on peut dire «piil pâlit à cAté de l'original. D'Auliigné- iri surpasse Hugo, si l'on ose le dire, par l'arcent de la foi et le dé-dain de Teflet. Tant il est vrai tpi'au total cet étonnant poi'Ie. plein d iné'galilis. ci lalanl dedé'f'auts énormes. cl t(*ls ipi ils uni pu reliMler un «ritiipie aussi romprt'-liensir «pie M. l'agiiel. e>.| n-priulaiil li* seul du XVH*' siècle, el 1 un de», rare- dan- Imili- noire lilierature au\(piels on pui--e appliquer le» lerme- de grandeur el de suMimite.

('onnaître laii. «M s'en passer, ainsi peiil-on résumer d'Aiihigm- pot'ie. Le prosali'iir e-i plu- malai-ià delinir.

DAuliigiie reali-e. en prose, lelle eontradii lioii. «|ue tantôt il écrit avee un laisser-aller rlioipiant. tantôt comme un maître, il dit quelque part, non sans t'orfanterie, en parlant des censeurs pointilleux: « Nos négligences valent bien leur dilig<.-nre ». l'.n vers, peut-être; mais en prose, non pas. C'est là seulement où on le sent diligent qu'il fut excellent. Il est Vrai (pi'alors il ne l'est pas à demi. Cet liomme

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ria lit'ii lail a (ifriii ; et. (|iiand il - avi-»»- d < irc iiM-tliorrr' en |trrjsf. il i-sl alors arclii-iiiauvais.

La ( liose s'explique en partie par le fait que l'arl de la ju'oso ruiinrKMioait à peine à «'ire soupooiin»-. Il se produit pourlntil, au lendemain de Munlaigne. une ascensi«)n graduelle de la prose vers Tari, dont un l'ascpiier, un du Perron, un d'Ossal, un du \air. marquent les «'-tapes. Orateurs de «-our ou «le l'arli'inent, cardinaux lettn'-^. historiens pnliti(pi«-s. tous s'acheminent, d'insiinct ou de propos di-liln'n*. vers la gramlc pruse nomhreuse du xvir siècle. Halzae manpie le point d'aiTét muinentané, et eoinine rachèvcment de cette hellc rhétorique préparatoire. Après, Pascal infusera la passion et la vie à ces | l'ormes un peu protocolaire», et la prose tran«jaise prendra tout son essor. D'Aubigné parait, en général, assez étranger à ce mouvement latent, mais pourtant saisissable aux environs de IGOO. Tout ce qu'on peut accorder, c'est que, sur la fin, son style est peut-<^tre, par la force des choses, un peu moins rouill»' qu'auparavant : toutefois, comme presque toute sa prose est très laitlive. on ne peut guère le comparer à lui-ni«''me : «-t il est probable, il est certain qu'il s"e»i! lort peu modifié. Kn tout cas. il ne s'y est pas a|)p]i(pi«>. \ Oila pourtpu>i sa prose, «pii est niari|ni-e a la «laie «le son éducation, paraît ai-cliaï«|ue dans la production de '^es conteuip«>rains. Mais encori'. poun|uoi. a ce compte, a-t-il deux fa«*oiis au nioiii»; dt-crir»'. l'une i-aboleuse. et fatigante, 'l enMuy«Mis«'. lauln' û'rme. t«»rt««. é|«>quenle. et n«uis allions dir«' chi'isiipie a\anl h-s «lassiques?

(r«>si sans doule que d'.\ubign«'\ par un |>on«'lianl

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