‹ Agrippa d'AubignéChapitre 5 sur 47 · iîn'i'A I) AUifi(;NÉ · texte numérisé non relu

iîn'i'A I) AUifi(;NÉ

Bourbon. Quelle allilude prendre? Fallail-il sinlrrposer entre la Ligue et le Roi? P'allail-il '( faire couler » Tarrriée huguenote dans rarmée royale et vaincre par cette magnanimité la haine de l'ennemi, en Taidant à écraser la Ligue? Lassemblée se rangeait à celle opinion très dangereuse, lorsque d"Aubigné lit éclater une philippique huguenote, aussi admirable de sens politique que de ferveur, et retourna dune pièce tout l'auditoire : « Je suis à luil » s'écria Henri. L'offensive armée et la politique des mains libres furent acclamées, et ce jour fut plus décisif |)our le Bt-arnais que vingt combats heureux '. Le second acte, gravé en traits inoubliables dans V Histoire Unk'erscllc -, est Tencouragement donné a Henri, lorsque, en lôSO. le roi de Navarre arrive à Saint -dloud au premier bruit de l'assassinat d'Henri I ! I par .Licques (élément. Dans cette chambre funèf)re, près du cadavi-e encore chaud, devant le déciiaînement désespéré des grands seigneurs catholiques. Henri se trouble. Le h»*r<)s de (foutras connaît la peur. Il entend les cris de fureur qui le désignent parmi ces mots confus : « plulùl la mort ! >. Il se relire bouleverst- dans une garde-robe, consulte La l'orce, qui se récuse; se tourne vers d'Aubigné. qui parle, lui... Kt Henri se ressaisit à «elle pai-ole : et, quand il cpiitle d'Aubigni'. il a ce cpi'il faut pour imposer aux uuilins. Il parle à son tour, et l'on reconnaît en lui le roi de France. Les forcenés de naguère sont jn-is de saisissement. L'ullimalum

1. llisl. L'niferst'lle, tome 11, livre cinquième, ch;ip. viii. -. fd., tome III, livre second, cliaji. xxni.

Page 1