Fongus, polypes. — Symptômes
1mm
Fig. V, 6. - Fongus de la vessie (*).
Fig. 247. — Litholabc ou trilabe.
Locaux «fonctionnels: Geoede la miction, quelquefois douleurs,
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reste de , surface >ési , T ,ut™ „ S"",'8 dc la membrane muqueuse du
bien que par eux-mêmes les iongus ne soient pas douloureux ; sécrétion abondante du mucus comme dans le catarrhe ; hématurie ; quelquefois présence de fongus au méat. Par le eathétérisme, sensation d'un corps mou (fig. 24H), pouvant être déplacé à moins que la base ne soit large; après une injection préparatoire, introduire la pince à trois branches (fig. 247) ou le brise-pierre courbe, qui font percevoir la sensation d'une production fongueuse et peuvent ramener des fongosités ou des fragments de polypes.
Ne pas confondre avec calculs (521), tumeur de la prostate (495); très-difficile ou impossible de diagnostiquer le fongus et le polype, ce qui importe peu, le traitement étant le même.
Traitement. — 1° Palliatif. Eviter les excès, les fatigues, les exercices immodérés; entretenir la liberté du ventre ; boissons diurétiques; n'uriner que debout; cathétérisme matin et soir au besoin; quelquefois cathétérisme avec la sonde à dard (Chopart).
2° Curatif. a . Ligature si le fongus est pédiculé, en portant une anse de fil sur ce pédicule, au moyen du trilabe (Civiale) : procédé très-difficile.
6. Écrasement : saisir le fongus dans les branches du litholabe ou du lithoclasle (fig. 217) et le broyer par la pression.
c. Cautérisation : porter sur le point d'implantation de la tumeur une sonde contenant du nitrate d'argent : moyen trèsincertain.
d. Préférer à ces procédés l'arrachement ou l'extraction .- injecter préalablement de l'eau dans la vessie ; introduire l'extracteur, espèce de sonde ouverte à ses deux extrémités et dont l'extrémité vésicale forme un anneau ovale de 3 à 4 centimètres de longueur et 1 centimètre de largeur ; saisir le fongus dans les branches tranchantes de la sonde en lui faisant exécuter des mouvements de rotation et l'arracher par parties
(Guillon). . ,
513. Cancer. - Symptômes. — \° Locaux : Hématurie plus ou moins abondante, non douloureuse d'abord ; dysurie par suite de contraction imparfaite des parois vésicales, ou rétention d urines si la tumeur est au col ; douleur et quelquefois sensation d'une tumeur h l'hypogastre (Sqwrrhe). ,
Hématuries plus fréquentes, douleurs plus vives,lancinantcb, s'étendant dans les testicules ; quelquefois présence dans les urines de fragments cancéreux qui, en se plaçant au col, peuvent amener la rétention momentanée d'urines : urines
maladies de la vessie. 475
boueuses, couleur marc de café, à odeur très-fétide, cadavéreuse (Enréphaloîde).
2° Généraux : Nuls au début, puis cachexie cancéreuse.
Le cancer de la vessie se développe primitivement ou par extension .
Ne pas confondre avec calcul (521), cancer de la prostate (495), hypertrophie de la prostate (495), tumeurs fongueuses, polypes (5i2).
^ Traitement. — Palliatif. Cathétérisme en cas de rétention d'urines, mais avec précaution ; pilules opiacées, lavements laudanisés en cas de douleurs ; s'il y a hématurie, voir 511.
514. Rétention d'urines et paralysie de la vessie. — Symptômes. — Locaux et fonctionnels : D'abord paresse pour uriner ; besoins moins fréquents, jet moins fort ; contraction de moins en moins énergique de la vessie, à laquelle suppléent incomplètement les muscles abdominaux, puis peu à peu rétention complète des urines, avec douleurs plus ou moins vives, plus ou moins rapprochées et sensation à l'hypogastre d'une tumeur qui est la vessie distendue ; quelquefois issue de quelques gouttes d'urine par regorgement, et complication de catarrhe vésical.
Ne pas confondre avec ascite (448), tumeurs ovariques (473) ; pratiquer le toucher rectal chez l'homme, pour s'assurer qu'il n'y a pas hypertrophie de la prostate occasionnant la rétention a urines.
Traitement. — Au début, applications froides au haut des
cuisses, sur l'abdomen, pour favoriser l'expulsion de l'urine ;
ne pas se retenir d'uriner quand on en éprouve le besoin.
Contre l'hypertrophie aiguë de la prostate : 10 à 15 sangsues au pennée, bains.
Contre la paralysie de la vessie: Electricité, cathétérisme (515); lavemenls froids, frictions stimulantes, baume Fiora-
mSm ?Ur< ri;yPoeaslre> erSot de seigle à doses fractionnées (0,50) toutes les 2 ou 3 heures.
r J nnCiaïlïé!érî'ime; ~ K Ch,ll'homm«- Le malade estcou-
s ilZt TJ rS 1 , PFTier Cas' se PIacer a sa droile ou à sa gauche, à volonté; dans le second, se placer en face. Tenir
che 35\S rS doi?i annulairc et médius de Ia main
nentl' Ai' ^ P°UCe découvranl le ë^d qu'ils tienntJ*J- llf?UG CÔle' mais non d'avant ^ arrière : renverser euÏÏT fms aveJ la main ewche ; saisir entre le pouce
endnTtP H'nn maH1 dr°1l.te la SOnde d'arSent Préalablement enduite d un corps gras, l'introduire doucement dans le méat
nrinaire jusqu'à la courbure sous-pubienne, le pavillon restant parallèle à la ligne blanche de l'abdomen. Arrivé là, éloigner doucement le pavillon de la ligne blanche abdominale, l'incliner par un mouvement d'arc de cercle entre les cuisses du malade et communiquer en même temps à la sonde une légère
F/y. 248. — Cathétérismc chez l'homme.
impulsion qui la fasse pénétrer dans la vessie, en suivant trèsexactement la paroi supérieure de l'urcthre. Dans quelques cas difficiles, s'aider de l'indicateur de la main gauche, qui, introduit dans le rectum, sert de conducteur ; ne jamais forcer la sonde afin d'éviter les fausses routes. Agir très-lei dément. Avec les sondes élastiques, peu ou pas de difficultés ; graisser la sonde et l'introduire doucement.
Sondes à demeure : Les fixer à l'aide de mèches de fil à une bandelette de diachylon, qui enveloppe le pénis, afin d'éviter la chute de la sonde ou sa pénétration dans la vessie {fig. 249), ou bien attacher lasonde à l'aide de quelques fils fixés aux poils du pubis.
II. Chez la femme. Entr'ouvrir la vulve et écarter les petites lèvres avec le pouce et le médius de la main gauche ; avec la pulpe de l'indicateur de la même main, chercher le petit tubercule qui doit servir de point de repère et qui est placé immédiatement Fig.m. -Sonde à demeure. àu dmôus du méat (/?«,. 230) ; introduire dans le méat la sonde de femme préalablementhuilée, la
concavité dirigée en haut, puis la ramener horizontalement, et pousser doucement.
516. Ponction hypogastrique ou sus-p„bienne. —Faire coucher le malade horizontalement sur le bord droit du lit • se placer de ce môme côté, tendre la peau de l'hypogaslre avec la main gauche, et, à laide d un trocart cou" drdt '1rP°nHle(napaS,Un cTbMaire> sur la ligne blanche, à lon Zt au-dessus\de la ^physe pubienne, une ponce S'«t„ VeSS? enJm^ Imstrument de haut en bas et d avant en arrière. Fixer la canule, si l'on ne pouvait faire pénétrer une bougie dans l'urèthre.
317. Incontinence d'urines. — Symptômes. - Locaux et optionnels : Emission involontaire des urines, sans douleur sans tumeur, amenant consécutivement des rougeurs érvthémateuses, des ulcérations sur le scrolum, sur les cuisses (ll contwence permanente). {
Émission involontaire pendant le sommeil, ou à la suite d'é- S l~s. iInCmimnCe "tente) ; s'observe sur-
te££S* miction par regor*ement da- ia ré:
dP^?IEN-T; ~ S'ïl y a atonie mus™laire du spkmct.r : Bains
t^i^ bains de ™*'> huches froides
immersion dans 1 eau froide ; applications froides, alcooliaues piques au périnée ; quarts de lavements ftoffl?décoction de quinquina ; faradisation. ' A 1 intérieur : quinquina, ferrugineux, toniques :
¥ Quinquina rouge concassé. . . „
Gentiane , /. 8 Sr-
Camomille 12 ~
le
Sous-carbonate de fer
F. macérer à froid dans 1 litre de W^^*^"ét soir^GuersanO
¥ Extrait de noix vomimic
Oxyde de fer 5r'40
F. s. a. 24 pilules ; 3 par jour (Mondière)'. *
S'il y a exaltation de sensibilité du côté de la vessie > Tiain* demi-bamsemollients; opiacés, régime doux%elladone '
"2f Poudre de belladone Osr,ÎO
Extrait de belladone 0sr, 10
l'. s. a. 20 pilules ; 1, puis 2, 1 chaque soir (Trousseau).
Combattre les diathescs lymphatique (2ti)3 rhumatismale (23), dartreuse (54).
Surveiller les enfants, les réveiller plusieurs fois la nuit ; compresseur de la prostate, qu'on introduira chaque soir dans le rectum (Trousseau) ; assez mauvais procédé.
518. Névralgie. — Symptômes. — Locaux et fonctionnels: Douleurs lancinantes, tantôt par accès, tantôt continues, avec exacerbations, se manifestant à l'anus, qui se contracte ou s'entr'ouvre, puis s'étendant à la vessie et simulant la présence de calculs ; besoins pressants d'uriner ; quelquefois arrêt instantané du jet, comme s'il existait un calcul ; douleurs prostatiques ; cathétérisme douloureux ; urines le plus souvent limpides, quelquefois troubles et sanguinolentes.
Ne pas confondre avec calculs (521) ; le cathétérisme fera éviter Terreur.
Traitement. — Cathétérisme répété avec des bougies laissées pendant quelques minutes et enduites de pommade belladonée ; injections intravésicales d'abord tièdes, narcotiques, laudanisées, puis froides ; injections de glycérine, tenant en dissolution 1 ou 2 centigrammes de sel de morphine ; quarts de lavements additionnés de laudanum, de camphre, de chloroforme (1 à 2 gr.), d'éther (1 à 5 gr.) ; suppositoires additionnés de belladone (0,01 à 0,05) ; voir Névralgies (37). Quelquefois cautérisation du col vésical.
5 19. Rhumatisme de la vessie. — Symptômes. — À l'état aigu, pendant le cours d'un rhumatisme aigu, envies fréquentes d'uriner, miction douloureuse ou rétention d'urines ; quelquefois alternatives de dysurie et d'ischurie.
A l'état chroniqw, douleurs vésicales moins vives, avec envies fréquentes d'uriner ; miction un peu douloureuse ; urines normales. Ces symptômes s'observent chez des sujets affectés antérieurement de rhumatisme ou habitant des endroits humides, ou bien aux changements de température.
Ne pas confondre avec rétention d'urine (471), névralgie (478),
' Traitement. — A l'état aigu, 10 à 20 sangsues à l'hypogaslre répétées au besoin ; bains, cataplasmes laudanisés ; lavements tièdes, calmants ; chercher par des topiques irritants à rappeler le rhumatisme sur les articulations.