C.OIUIEU, Aide-mém., 2<- édit
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de dedans en dehors de manière à faire sorlir la pointe du bistouri au milieu de l'espace entre l'épine iliaque et le grand trochanler.
Pansement: Rapprocher les lèvres de la plaie, et appliquer plusieurs points de suture.
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Fig. 300. — Désarticulation coxo-fémorale (*).
551. Amputation de la caisse. — 1° Méthode circulain : Faire comprimer l'artère sur la branche horizontale du pubis; faire rétracter la peau par un aide qui embrasse de ses deux mains la périphérie du membre. Se placer en dehors, inciser
(*) a, Moignon de la jambe droite ; b c d, lambeau antérieur (Sédillot, MM opératoire).'
MALADIES DE LA HANCHE ET DE LA CUISSE
circulairement la peau, le tissu cellulaire sous-culané et l'aponévrose ; faire rélracler ces parties par l'aide, et inciser la couche superficielle des muscles; faire rétracter cette couche et couper jusqu'à l'os, à 3 centimètres au dessus de l'incision des muscles superficiels. Couper par un dernier coup de bistouri les adhérences musculaires, et scier le fémur.
Lier la fémorale, les musculaires superficielles et profondes, etc. Réunir les lèvres de la plaie soit transversalement, soit d'avant en arrière, indifféremment.
Nota. Préférer cette méthode; faire l'amputation le plus bas possible.
2° • Méthode à lambeaux {pg. 301). On peut faire un lambeau antérieur unique, ou bien deux lambeaux, antérieur et postérieur, ou bien deux lambeaux latéraux.
Pansement : Diachylon, compresses. — Pansement par occlusion d'A. Guérin (Voir p. 319).
SECTION II
MALADIES DU GLNOU.
f 52 Contusions (voir t Ifi).
552 bis. Ilyg-ronia. — Symptômes. — A la suite de contusions directes ou indirectes, extravasion sanguine extra ou intra-articulaire, soit par infiltration, soit sous forme de tumeur hématique, en rapport ave*c l'articulation : épanchement de sang ou de sérosité dans la bourse séreuse extracapsuhiire ; quelquefois crépitation produite par des masses stéatomateuses, mélicériques, athéromateuses.
Traitement. — Contre l'infiltration , repos, compresses résolutives d'eau blanche, d'eau-de-vie camphrée; genouillère (fig. 303).
Contre la douleur extra-articulaire, même traitement ; application de sangsues (lo à 20) répétée au besoin selon l'intensité des symptômes; cataplasmes émollienls: fomentations.
Contre les tumeurs hématiques humorales : topiques, teinture d'iode, vésicatoires volants, ponction, injection iodée, évacuation.
Contre les tumeurs hématiques solides: incision, écrasement, extirpation.
kïg. 303. — Genouillère placée, faite de peau ou de coutil.
MALADIES DU GENOU
o.:;3. Plaies. — I. Pl. superficielles (voir p. 115 et suiv.). II. Pl. profondes i l pénétrantes. — Symftomes. — Variables selon que la plaie est faile par instrument piquant, tranchant ou contondant. L'issue du liquide synovial, les douleurs vives sont des signes probables, mais non certains. — Très-grande circonspection dans l'exploration.
Traitement. — Réunir par première intention a l'aide de fils mélalliques, de suture, de bandes dediachylon, decollodion. Application de sangsues nombreuses et répétées, 15 ù 30, autour de la plaie; cataplasmes émollients et laudanisés : immobiliser l'articulalion et tenir le membre dans l'extension.
Contre la décomposition des liquides synoviaux : injections légèrement alcoolisées, iodées, aromatiques, phéniquées. Contre les foyers purulents : débridement et injections. iM, Corps étrangers. — Symptômes. — Douleurs vives dans certains mouvemenls et pouvant empêcher la marche ou occasionner des chutes ; quelquefois sensation de craquement, perception du corps étranger sur un des points ar(iculaires.
Ne pas confondre avec rhumatisme articulaire (22, 23).
Traitement. — Extraction. Méthode Fig- 304 ■~ Corps étranê'er»
cniK-fiilanéo t'obonin. A n î ; moitié osseux, moitié car-
sous cuianee. b assurer de la présence uiagineux (*) du corps étranger ; le fixer avec le pouce et 1 index à la partie interne du genou ; pratiquer sur le corps c (ranger une incision assez longue et assez profonde pour qu'il sorte sans tiraillement de la capsule ; s'il est pédiculé, coupelle pédicule avec des ciseaux. Réunir de suite par première inienlion; repos absolu pendant quinze jours.
Méthode sous-cutanée en plusieurs temps (Goyrand).
555. Hydarthrose. — Symptômes.— Au début double saillie sur les côtés de la rotule et de son ligament, s'étendant quelquefois aux parties latérales des tendons; tumeur plus dure, plus large, plus saillanle dans la flexion, plus molle, fluctuante dans 1 extension ; dans la flexion, rotule très-fortement appliquée contre les surfaces articulaires ; dans l'extension, rotule mobile, très-dépressible et pouvant être ramenée sur la surface arliculaire du fémur.
Ne Vas confondre avec tumeur blanche (557), hygroma (552).
Traitement. - Immobilité et compression de l'articulation
(*) a, est le coté convexe, h, est le côté concave, qui est osseux.
au moyen de bandelettes de diachylon ou Lien avec les appareils dextrinés; frictions sèches, alcooliques; vésicatoires volants souvent renouvelés ; alterner avec la teinture d'iode ; en cas d'insuccès, moxas, cautères volants. Si l'épanchement résiste à ces moyens, le membre étant placé dans l'extension, faire une ponction au-dessus de la rotule vers le côté interne ou externe du genou pendant qu'un aide comprime avec la main le côté opposé de la tumeur. Avoir soin de faire préalablement un pli à la peau et de ponctionner à la base du pli pour détruire le parallélisme. Faire suivre la ponction de l'injection iodée (Bonnet, Velpeau).
5 gr.
10 à 15 gr.
Si elle succède au rhumatisme (voir 22).
Si elle succède à la blennorraghie: traiter la maladie uréthrale.
Si elle succède à la dysenterie : traiter comme ci-dessus après avoir employé les fomentations toniques, résolutives.
Si elle succède à la parturition : saignées, purgatifs, vésicatoires. Quelquefois tartre stibié à dose rasorienne(Gimelle).