ASPHYXIE
mement, pendant deux secondes, contre les côtés de la poitrine. Ce mouvement diminue la cavité de la poitrine en pressant sur les côtes et produit une expiration forcée (fig. 20).
Répéter ces mouvemenls alternativement, hardimentet avec persévérance, quinze fois par minute.
Règle 4. — Ramener la circulation et la chaleur et exciter la respiration. — Frictionner les membres depuis les extrémités jusqu'au cœur. Remplacer les vêtements mouillés par une couverture chaude, et sèche. De temps à autre, jeter de l'eau froide sur la figure du patient. Ces prescriptions sont compatibles avec l'exécution des mouvements tendant à imiter l'acte de la respiration.
La friction doit être continuée sous la couverture ou pardessus le vêtement sec.
Rappeler la chaleur par l'application de flanelles chaudes bouteilles ou vessies d'eau chaude, briques chauffées, etc., aux aisselles, entre les cuisses et à la plante des pieds.
Si le patient a été porté dans une maison, ou un local quelconque, après avoir repris haleine, laisser l'air pénétrer et circuler librement dans la salle.
Lorsque la vie sera rétablie, une cuiller à thé d'eau chaude • puis, si le malade peut avaler, lui administrer, en petites quantités du vin, de l'eau et de l'eau-de vie chauds, ou du cale ; lui faire garder le lit et l'encourager à dormir
Le système de Sylvester, aussi simple, sous le rapport de 1 application, que celui de Marshall-Hall, parait atteindre plus complètement le but, en augmentant les diamètres de la poitrine en forçant l'entrée d'une quantité d'air plus grande dans les poumons. Pour cela, on recourra immédiatement ïésuUar SanS aUendre que le Marshall-Hall soit resté sans
La condition capitale pour le succès du traitement de l'asphyxie par submersion, c'est l'instantanéité d'administration des secours aux noyés, dès leur sortie de l'eau UmmiSlratlon
Sylvester offre l'avantage de n'exiger aucun appareil particulier et de pouvoir être exécuté par toute personne ?
^.Asphyxie parles ffaZ méphitiques, ffaz de reclai -SVapeur8 de charbon, air vicié, fermentation aîcooiiqn^etc.-Exposerlemaladeaugrandair, la tête élevéee débarrasser de ses vêtements, lui faire sur tout e corps d^s hons sèches et aromatiques ; jeter de l'eau froide par p'otée
s mains ^ * ^ forlement les K
82 MALADIES GÉNÉRALES
Provoquer la respiration (103); chatouiller le fond de la gorge avec une barbe de plume si le malade a des envies de vomir: faire prendre un lavement salé; faire inspirer du vinaigre.
Si le sujet est tombé dans une fosse d'aisances, tout d'abord, et môme avant de le déshabiller, se hâter de lui faire respirer de l'eau chlorurée ou du chlore.
Dès que l'asphyxié pourra avaler, lui faire boire un peu d'eau vinaigrée.
Quand la respiration sera établie, le placer dans un lit bien chaud.
Insister longtemps sur ces moyens, car on a vu des asphyxiés revenir à la vie au bout de plusieurs heures.
105. Asphyxie par la chaleur. — Mettre l'asphyxié dans un endroit frais, exposé au grand air; le déshabiller, le frictionner fortement aux jambes, aux mollets, pour rappeler le sang aux extrémités. Le reste du traitement, comme dans l'asphyxie par le charbon.
106. Asphyxie par le froid. — Ne pas placer de suite le malade dans un milieu chaud ; mais le réchauffer peu à peu en pratiquant sur tout le corps des frictions avec l'eau froide d'abord, puis avec de l'eau tiède, et peu à peu avec de l'eau plus chaude.
Faire boire une infusion aromatique de tilleul, de menthe, de l'eau vineuse chaude, un peu de café à l'eau, léger et chaud.