‹ Aide-mémoire de médecine, de chirurgie et d'accouchements [electronic resource]Chapitre 48 sur 180 · G r eu ouille tte. — Symptômes · texte numérisé non relu

G r eu ouille tte. — Symptômes

— Au-dessous de la langue, près du ligament antérieur, tumeur oblongue (fg. 67), un peu transparente, molle ou dure, '.luctuanle ou non, simple ou dou-

(*) A, tumeur enkystée.

ble, sur le trajet du canal de Warthon dont l'orifice est normal ou un peu ulcéré : un stylet introduit dans le canal rencontre une certaine résistance : quelquefois le volume considérable de la tumeur refoule la langue, emplit et déforme la bouche, gène la parole.

Ne pas confondre avec abcès, engorgement des ganglions.

Traitement. — Ponction ; incision ; cautérisation au fer rouge ; excision avec les ciseaux d'une partie importante delà tumeur; séton; ponction suivie d'injection de teinture d'iode au huitième, et empêcher autant que possible le contact de la teinture avec la muqueuse buccale; petit tube à drainage.

228. Tumeurs de la langue. — Symptômes. — Variables selon que les tumeurs sont sanguines, érectiles artérielles ou veineuses (134), kystiques, gommeuses, syphilitiques, hydaliques, etc.

Traitement. — Variable selon chaque espèce ; cautériser au fer rouge les tumeurs érectiles ou toucher avec le perchlorure de fer ; enlever avec le bistouri les tumeurs kystiques, hydatiques; prescrire l'iodure de potassium et le traitement antisyphilitique pour les gommes (29,30).

229. Cancer <«e la langue. — Symptômes. — Petites tumeurs circonscrites, sphéroïdes et dures développées dans la muqueuse ou dans les tissus sous-jacents; ou bien plaques irrégulières, résistantes, tantôt superficielles, tantôt envoyant des ramifications dans les tissus sains et dans quelques cas atrophiant la langue; douleurs lancinantes, rapides, fugaces, puis ramollissement, ulcération, odeur infecte avec troubles fonctionnels (sqùirrhe, cancer atrophique).

Noyaux arrondis , isolés par une membrane ou kyste [cancer encéphaloïde ou enkysté). — Masses séparées en lobes par des scissures profondes, mais enveloppées par un tissu cellulaire condensé (C. congloméré). — Infiltration dans la trame de la langue avec hémorrhagie, extension de la dégénérescence, engorgement des ganglions voisins, et cachexie profonde (C. infiltré).

Bouton ou verrue à la pointe ou sur les bords de la langue, d'une bénignité insidieuse d'abord, puis amenant de la démangeaison, de la cuisson ; peu à peu élargissement de la base, ramollissement du sommet, ulcération avec ou sans engorgement des ganglions voisins (cancer épithé lui l ou cancroide).

Ne pas confondre avec une gomme syphilitique (29), glossite chronique (226), ulcérations (222).

Traitement. — Avant d'en venir à l'opération, s'assurer par

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les mercuriaux, les iodures, les antiscrofuleux, etc., qu'il n'y a aucun vice diathésique ; enlever les dents voisines, cariées, déviées, etc. ; puis faire la cautérisation, l'excision, l'ablation ou la ligature.

i° Cautérisation. — Quand le cancer est superficiel, appliquer une flèche caustique ou la pâte de Vienne ; préférer le fer rouge.

2° Excision. — Si la tumeur est pédiculée, saisir la langue au moyen d'une compresse, ou attirer a l'aide du ténaculum toute la racine du pédicule, et exciser avec le bistouri ou les ciseaux courbes sans crainte d'enlever des parties saines; cautériser ensuite avec le fer rouge. — Si le cancer est enkysté, faire Fénucléation. — S'il est situé profondément dans les tissus et à la pointe, circonscrire la parlie affectée par deux incisions réunies en arrière en V, à angle plus ou moins aigu et réunir avec des fils. — Si le cancer est situé profondément, et d'un seul côté, saisir la langue avec une compresse ou une pince de Museux ou la traverser avec une anse de fil, la tirer

en dehors, couper transversalement la moitié malade en commençant l'incision par la face inférieure, puis reporter le bis-

Fiy. 68. — Ecraseur de Chassai gnac.

/■'if/. 69. — Amputation de la totalité de la langue par la méthode de l'écrasement linéaire.

touri immédiatement en arrière et en dedans des limites du mal, et couper de haut en bas ; se tenir prtH à cautériser avec le fer rouge en cas d'hémorrhagie. — Si le cancer occupe la partie moyenne et profonde, le circonscrire par une incision en V, et faire trois sutures pour rapprocher les bords. — Se servir de l'écraseur de Chassaignac (fig. 68) : placer les chaînes autour de la langue et enlever ainsi l'organe malade en tout ou en partie.

3° Ablation totale. — Avec l'aiguille à résection de Chassaignac {fig. 69), armée d'un fil, percer de bas en haut le plancher de la bouche, retirer cette aiguille dans la bouche et la faire ressortir toujours armée du fil par l'ouverture d'entrée ; conduire par ce fil la chaîne qui embrasse la base de la langue que refoule le doigt ; conduire un second écraseur qui comprend dans son anneau tout ce qui reste de la langue et faire marcher successivement les deux écraseurs; la langue est saisie préalablement par une pince.

On peut également enlever la langue sans perforer le plancher de la bouche ; saisir la languepar une érigne et la couper entre les anses des deux écraseurs (fig. 70).

Fig. 70. — Amputation de la totalité de la langue par la méthode de l'écrasement linéaire.

L'ablation partielle n'est qu'une modification de la précédente.

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4° Ligature : est abandonnée en partie depuis l'emploi de l'écraseur.

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