‹ Aide-mémoire de médecine, de chirurgie et d'accouchements [electronic resource]Chapitre 59 sur 180 · MALADIES EXTRA- TUORACIQUES (POITRINE · texte numérisé non relu

MALADIES EXTRA- TUORACIQUES (POITRINE

t-on chercher autant que possible à faire la ligature dans la plaie même et à lier les deux bouts du vaisseau (B. Anger).

2° Artère intercostale. — Lier dans la plaie, s'il est possible ; sinon, compression avec le sac de baudruche, de caoutchouc, comme pour la mammaire interne.

II. Blessure des poumons. — Symptômes. — Crachement de sang, rouge, spumeux, à moins que la plaie ne soit trèspetite et' superficielle ; quelquefois issue du sang par la plaie externe; emphysème caractéristique, crépitation emphysémateuse dans le voisinage de la plaie, tuméfaction envahissant la poitrine, le cou, le visage, les membres ; respiration gênée, douleur locale dans les grands mouvements respiratoires, toux anxieuse,, pneumothorax et rétraction du poumon (B, Anger).

Traitement. — Saignées abondantes et répétées, selon 1 intensité des symptômes ; scarifications et mouchetures en différents endroits pour facililer la sortie de l'air, pression méthodique; frictions alcooliques, avec le baume Fioravanti, opodeldoch : éviter les larges incisions. Pas de mouchetures, si l'emphysème est peu considérable. Boissons aromatiques, thé léger, infusion de sauge, de mélisse : potion avec addition de liqueur anodyne d'Hoffmann (2 gr.). La ponction de la poitrine est contre-indiquée.

III. lleruie du poumon. — Symptômes. — Présence entre les lèvres de la plaie d'un corps mou, spongieux, gris bleuâtre, augmentant de volume pendant l'expiration, diminuant ou disparaissant pendant l'inspiration.

Traitement. — Réduire promptement la hernie ; agrandir, s'il est nécessaire, les lèvres de la plaie, pour faciliter la réduction, prévenir sa sortie ultérieure à l'aide d'un bandage compressif : si elle présente des traces de gangrène, la fixer au moyen d'un fil attaché à sabase. — Traitement général comme ci-dessus.

IV. Ilernie consécutive. — Symptômes. — Tumeur molle, élastique, indolente, sans changement decouleuràlapeau, agitée de mouvements isochrones àceux de la respiration, augmentant après l'expiration et les efforts de toux, diminuant pendant l'inspiration, crépitant sous les doigts, réductible ou irréductible ; dans le premier cas le doigt peut pénétrer dans l'ouverture. A l'auscultation stétboscopique, bruissement vésiculaire intense, presque du raie crépitant; tiraillement local, pincement, douleur gravative accompagnée de toux, d'oppression, d'anhélation.

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ïelufkS: 7*wT k hernie; Pel0,e compressive maintenue a 1 aide d un bandage de corps.

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ment. - S'ils font B^ArexiôrienpetB^^^ÏÎ^ moyens d'extraction: lesdoig,s, les pinces suffisent

tion avr?L f ?' impIantf dans les Parties osseuses: extraction avec de fortes pinces dont les mors sont garnis de filasse

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tire-fonds; tire-balles; curettes.

nnShi"0nt emPriso"nés dans !» Poitrine : les extraire, s'il est possible, mais pas de tentatives imprudentes; expeclation et raitement général pour prévenir ou combattre les accidents inflammatoires consécutifs.

H Franchement*» sanguins du Ihorax. — Symptômes. — Dyspnée ; respiration courte; laborieuse, fréquente; agitation continuelle; orthopnée; tronc fléchi, courbé en avant* déenbitus difficile ou impossible sur le côté sain ; senliment de pesanteur a la région diaphragmatique ; dilatation et matilé du côte malade ; espaces intercostaux élargis ; côtes moins mobiles ; matite ; absence de murmure respiratoire ; quelquefois ecchymose à 1 angle des fausses côtes; pouls petit, fréquent; peau pale, froide. r

Ne pas confondre avec pleurésie (3 1 5), pneumothorax (3 1 2).

Traitement. — Si l'épanchement dépend de la lésion des artères des parois (voir ci-dessus, 264, 1°), ne fermer la plaie que quand le vaisseau a été découvert et lié ou obturé. — Si l'épanchement est interne, il viendra un moment où la compression de l'épanchement est suffisante pour arrêter l'hémorrhagie; il faut donc fermer la plaie dans tous les cas de plaie pénétrante de poitrine et abandonner Thémorrhagie aux efforts de Ici nature (Larrey). Vésicaloires, ventouses, sinapismes. S'abstenir de pratiquer, la succion, l'aspiration, de faire des injections, de faire la thoracenlèse (13. Anger).

VII. Epaiichement purulent. — Symptômes. — Avec les symptômes ci-dessus, prostration, accès fébriles, fièvre hectique.

Traitement. — Quinquina, sulfate de quinine, alcoolalure d'aconit (2 à 4 gr.) en potion ; thoracenlèse ; en cas de récidive, laisser une canule à demeure, un tube à drainage et faire des injections aromatiques ou iodurées avec:

If. Teinture d'iode 50 gr.

Iodure de potassium 2 —

Eau distillée 100

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MéHnger cette solution avec égale quantité d'eau tiède, la renouveler tous les deux ou trois jours.

265. Thoracentèse. — Choisir le Ge espace intercostal à droite, le 7e à gauche, en comptant de haut en bas, h 4 ou 5 centimètres en dehors du bord externe du grand pectoral: tendre fortement la peau avec la main gauche, faire avec la lancette une petite ponction à la peau ; placer la pointe du trocart dans la plaie et pénétrer clans la poitrine par un coup sec ; la

Fig. 1M3. — Thoracentèse {*)'.

canule ayant été préalablement recouverte de la baudruche ou vessie, retirer le trocart en abaissant la baudruche ; faire presser doucement la base du thorax pour la sortie des liquides; pansement avec le diachylon et bandage de corps.

266. riuiesihicœur. — Symptômes. — Écoulement de sang soit au dehors, soit dans les plèvres, le médiaslin, le péricarde ; défaillance, syncopes, refroidissement, pâleur, lipothymies, vomissements, anxiété, dyspnée.

(*) a, main qui tient le trocart et le fait glisser entre la côte et la peau. — b, c, traits ponctués indiquant lus côtes entre lesquelles on fait la ponction.

22 8 MALADIES DES IiÉGJONS ET DES ORGANES.

Ne pas confondre avec plaie des poumons (264, II).

Iraitement - Pansement par occlusion immédiatement: repos absolu digitale (0,10) en potion, belladone (0,0o), glace autour de la plaie ; saignées qu'on répétera si le pouls se relève.

^7. IMaies «lu diaphragme. — Symptômes. — Douleurs augmentant dans l'inspiration, par la pression de l'abdomen, sirradiant dans l'épaule; abdomen affaissé, thorax augmentédyspnée; pouls petit, serré; rire sardonique ; inflammation de voisinage ; puis constipation, coliques, vomissements.

Ne pas confondre avec plaies de poitrine (264), plaies du cœur (266).

Traitement. - Repos sur le dos; tète et tronc soulevés, jambes fléchies sur les cuisses, cuisses sur le bassin; silence absolu ; saignées générales et locales; diète, boissons délayantes.

268. Contusions «le la poitrine. — Symptômes. — Douleurs locales, toux ; difficulté de respiration. S'il y a déchirure du poumon : crachement de sang, gargouillement, quelquefois pneumonie, pleurésie consécutives. — S'ily a déchirure du poumon et de la plèvre : malilé à la partie inférieure, gros râle ou gargouillement au niveau de la plaie, sonorité à la partie supérieure ; (internent métallique.

Ne pas confondre avec pneumonie (308), pleurésie (315). congestion (307), fractures de côfes (275).

Traitement. — Une ou plusieurs saignées; boissons gommeuses, émollientes; potion calmante, sirop diacode ou de morphine pour calmer la toux ; lavements laxatifs, silence ; traitement de la pneumonie ou de la pleurésie consécutives.

269. Abcès extra-«horaci«iues. — Symptômes. — Ceux des phlegmons en général; frissons; douleur locale, augmentant parla pression ; rougeur des téguments ; engorgement profond, empâtement, induration; respiration douloureuse; décubitus dorsal.

Ne pas confondi e avec pleurésie (315); pneumonie (308) ; abcès froids (108, 270); abcès par congestion (109); pleurodynie (313).

Traitement. — Cataplasmes émollients, laudanisés; sangsues en grand nombre ; incision profonde parallèle à la direction des côtes.

270. Alicèg froids. — Symptômes. — 1° Extra-thoraciques. Ils présentent les symptômes ci-dessus, s'ils se développent à la suite de contusions, de blessures ayant altéré les os. — Début et marche lents, s'il y a carie osseuse ou affection scrofuleuse ou syphilitique, avec ou sans fièvre, douleur profonde pendant

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l'inspiration et à la pression ; empâtement et quelquefois tumeur faisant saillie à l'extérieur; quelquefois donnant issue à du pus; matité à la percussion.

2° Intra-thoramques (entre les côtes et la plèvre) : mômes symptômes; chercher par les antécédents si les os peuvent être malades; matité à la percussion; bruit respiratoire normal, mais quelquefois éloigné ou faible.

Ne pas confondre avec pleurésie (315); péiicardile; pleurodynie (313), abcès phlegmoneux (4 07).

" Traitement. — 1° Local: Cataplasmes, frictions mercurielles belladonées ou opiacées; badigeonnage à la teinture d'iode; vésicatoires volants; incision profonde et parallèle aux côtes. S'il y a un trajet fistuleux, expectation ; injections iodées ou avec la liqueur de Villate dans le trajet fistuleux.

2£ Sous-acétate de plomb 30 gr.

2° Général: Toniques, huile de morue, pilules ou sirop de proto-iodure de fer, sirop ou vin de quinquina; iodure de potassium contre les accidents syphilitiques.

Si la partie osseuse malade peut être mise à découvert, rugination, cautérisation, résection. — En cas d'épanchement purulent considérable et de fistule trop étroite, contre ouverture au point déclive.

271. Fractures du sternum. — Symptômes. — Douleur au niveau de la fracture ; craquement; gonflement ; déformation ; crépitation.

Ne pas confondre avec dépressions congénitales du sternum, luxation (272).

Traitement. — Compresses trempées dans l'eau-de-vie camphrée, ou l'eau blanche et bandage de corps : émission sanguine au besoin : repos.

272. Luxations du sternum. — Symftômks. — Douleur locale augmentant par la pression et les mouvements respiratoires.

1° Déformation : Voussure du rachis ; saillie des apophyses épineuses; les deux premières côtes et leurs cartilages paraissent enfoncés, les autres soulevés (fig. 104 et i 05) ; déformation de l'os, enfoncement de la partie supérieure; saillie de la partie inférieure.

2° Dimension : Sternum raccourci.

Sulfate de zinc cristallisé. .

Sulfate de cuivre cristallisé Vinaigre blanc

3° Attitude : Malade courbé la tôle en avant. Ne pas confondre avec contusion (268) ; ni 'avec fracture h cause de la saillie lisse du fragment inférieur (271 ï Traitement. - Porter le tronc de l'extension en arriére en

— Luxation du sternum, vue de face.

l ig. 10S. — Luxation dusternum, vue de profil.

pressant d'une main sur le menton, de l'autre sur la symphyse pubienne; puis pression méthodique de haut en bas sur le sommet de la pièce inférieure; compresses graduées sur le fragment inférieur et bandage de corps.

273. Fractures de la clavicule. — SYMPTOMES. — f. Fracture de l'extrémité externe de la clavicule : Pasde symptômes caraclérisliques, à part la douleur et le gonflement.

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