‹ Aide-mémoire de médecine, de chirurgie et d'accouchements [electronic resource]Chapitre 72 sur 180 · MALADIES INTRA-ÏHORACIQUES (POUMONS · texte numérisé non relu

MALADIES INTRA-ÏHORACIQUES (POUMONS

Traitement. — Eau miellée, chiendent nitré, etc. ; saignée de 350 à 500 gr. Sangsues à la vulve ou à l'anus en cas d'aménorrhée ou d'hémorrhoïdes supprimées; ne pas craindre de produire la syncope. Sinapismes, Yésicatoires, ventouses sèches.

If Eau de tilleul

Tartre stibié

Eau de laurier-cerise Sirop de gomme

Une cuillerée toutes les heures.

200 gr.

0sf,b0

Affusions fraîches, puis froides s'il y a hémoptysie. Diète absolue.

308. Pneumonie aiguë. — Symptômes. 1° Locaux et fonctionne's: Prodromes, fièvre, abattement, frissons, malaise, plus ou moins prononcés. Douleur de côté lancinante, puis profonde, plus ou moins étendue, augmentant pendant l'inspiration ou la toux ou par la presssion, manguant si la pneumonie n'est pas compliquée de pleurésie. Respiration accélérée, gênée, pénible, avec sentiment d'oppression, de constriction. Toux assez fréquente, suivie de crachats visqueux, adhérents au vase, demitransparents, variant en couleur selon la quantité de sang rendue et l'époque de la maladie.

A la percussion : matilé, sensation de résistance perçue par le doigt percuteur. — A l'auscultation : râle crépitant fin, sec, à bulles égales, perceptible à la fin de l'inspiration, crachats sanguinolen ts, rouillés, safranés (1 er degré. Engouement). — Respiration bronchique, retentissement de la voix, bronchophonie, souffle tubaire, signes physiques communs au 2e et au 3e degré. Quelquefois râle crépitant ou sous-crépitant sur les limites de la partie enflammée [2e degré, Hépatisation rouge). — Dans quelques cas excepfionnels, absence de bruit respiratoire et de bronchophonie, crachats jaunâtres, jus de réglisse, jus de pruneaux (3e degré, Hépatisation grise).

Chez les vieillards, crépitation moins sèche, moins fine, moins égale : quelquefois pas d'expectoration.

2° Généraux: Fièvre ;pouls ample, élevé, fréquent, dur; peau chaude, quelquefois humide, moite; inappétence, altération; langue blanche, pâteuse, quelquefois sèche, brunâtre; nausées; diarrhée exceptionnelle, si ce n'est dans le 3e degré. Céphalalgie n'existant guère qu'au début; insomnie, agitation, étourdissement, délire, coma. Ces deux derniers phénomènes sont assez fréquents dans les pneumonies du sommet et près-

que constants dans riiépatisation grise. Diminution des forces; l'ace rouge surtout aux pommettes, plus rouge du côté correspondant au poumon enflammé. 4)écubilus dorsal.

Si la maladie doit guérir, diminution des symptômes généraux, peau humide ; crachats plus aérés, non sanguinolents, de moins en moins colorés; diminution du souffle bronchique, de la bronchophonic; râle crépitant de retour. Dans le cas contraire (passage au 3e degré), persistance et aggravation des symptômes; expectoration plus difficile ; respiration plus gênée; gros râle muqueux; face livide, terreuse ; sueur visqueuse; refroidissement des extrémités ; pouls de plus en plus petit, irrégulier; râle trachéal.

Chez les vieillards ne négliger jamais l'auscultation dès qu'il y a malaise fébrile ou non, afin de ne pas méconnaître la pneumonie latente.

Chez les nouveau-nés, toux, accélération des mouvemenls respiratoires, respiration expiratrice abdominale, haletante, accompagnée de pâleur de la face et de mouvements des narines; dyspnée. Percussion sans résultat, très-rarement matité. A l'auscultation, râle sous-crépitant, râle muqueux, existant dans les deux temps ; respiration bronchique, souffle tubaire ; retentissement du cri ; vibration des parois thoraciques. Pouls Ires-fréquent, peau chaude; coloration des pommettes.

Ne pas confondre avec pleurésie (315), bronchite aiguë (300), dilatation des bronches (303), phthisie pulmonaire (31 1), œdème pulmonaire (303).

Traitement. — A. Pneumonie peu intense : Tisane pectorale, mauve, coquelicot, bouillon-blanc, violetles, capillaire, tussi* lage, etc. Saignée de 3;J0 à 400 gr. répétée au besoin les jours suivants. Julep gommeux ou looch simple dans la journée. Lavements émollienls ou laxatifs; diète absolue. Pas d'émissions sanguines chez les enfants très-jeunes ni chez les vieillards.

B. Pneumonie plus intense: Mêmes tisanes; saignée de 400 à 500 gr. répétée une, deux ou trois fois selon les indications. S'il n'y a pas d'amélioralion, prescrire par cuill. à bouche dans la journée, toutes les 2 h., la potion suivante :

2f Eau distillée de tilleul 250 gr.

Tartre stibié 0sr,25 à 0&r,bU

Eau distillée de laurier-cerise 2 gr.

Sirop diacode 30 —

Continuer pendant Irois ou quatre jours jusqu'à cessation

MALADIES INTRA-TIlOKACIQUrZS (POUMONS).

<les évacuations. Ne considérer les vésicatoires que comme adjuvants et ne les employer que quand la réaction est lenle à se faire ou bien chez les sujets débiles qui ne peuvent supporter les saignées. Si le sujet est jeune, le pouls fréquent, la peau chaude de 39° à 41°, traitement par la digilale ( flirt z; :

^ Eau 100 gr.

Digitale pulvérisée 0,75 à 1 gr.

Sirop 20 gr.

Une cuill. toutes les heures.

Renouveler la potion et cesser toute médication dés que la fièvre est abattue, malgré le souffle et la matité. Hirtz trouve ce traitement moins fatigant que celui par l'émétique.

Chez les vieillards, être plus sobre de saignées ; prescrire le tartre stibié dès le début.

Chez Ifo enfant*, — avant huit ans, — une à six sangsues sur le côté douloureux; en faire surveiller l'écoulement; ou bien ventouses scarifiées. Toutes les 2 h. une petite cuill. delà potion suivante :

If Infusion de feuilles d'oranger 130 gr.

Tartre stibié nsr ] y

Sirop simple 30

Chez les nouveau-nés, tisane pectorale chaude; maintenir l'enfant dans une atmosphère douce; le porter sur les bras le plus possible; diminuer son alimentation; bains rie pieds ou cataplasmes légèrement sinapisés ; vomitifs, surtout l'ipéca :

If Poudre d'ipéca 0sr,50

Sirop d'ipéca .... 50 gr.

par petites cuillerées de manière k avoir quatre ou cinq vomissements. Vésicatoires volants occupant toute la largeur de la poitrine en arrière, dès le début. Quelquefois demi-looehs additionnés de 0,10 à 0,1 ode kermès ou de 0,2o d'oxyde blanc d'antimoine. Si l'enfant est robuste, la pneumonie intense appliquer une ou deux sangsues à l'épigastre ou aux malléoles ou bien deux ventouses scarifiées: surveiller l'écoulement du sang.

Ne pas négliger la forme de la pneumonie. Si elle est bilieuse, être sobre de saignée, préférer l'émélo-calhartique :

2£ Sulfate de soude o0

Tartre stibié Os'.OS à Osr;to

dans un demi-litre de bouillon aux herbes, un verre tous les

quarts d'heure. Le lendemain, une bouteille d'eau de Sedlilz ou de limonade, ou bien 35 gr. d'huile de ricin. Insister sur ces moyens jusqu'à ce qu"il y ait amendement.

Si la pneumonie est adynumique, comme à la suite des fièvres typhoïdes, puerpérales, ne pratiquer d'émission sanguine qu'avec la plus grande réserve; mieux vaut s'abstenir. Tisanes de feuilles d'oranger, de camomille, d'arnica, de mélisse, de serpentaire, édulcorée avec le sirop de quinquina.

Potion gommeusc 1H0 gr.

Extrait mou de quinquina o —

Teinture de cannelle. ... ; '0 —

Sirop d'écorces d'oranges 30 —

Une cuill. à bouche toutes les 2 h.

On peut remplacer la teinture de cannelle par 25 gr. d'eaude-vie (Todd.). Soutenir les forces, en administrant quelques cuill. de vin de Malaga, d'Alicante; bouillon. Varier le décubitus du malade pour prévenir l'engorgement hyposlatique, que l'on combattrait par les cordiaux, les vésicatoires sur le thorax, les expectorants (looch kermétisé, polygala).

Si la pneumonie est ataxique, une ou deux saignées, mais avec réserve. Tisane de feuilles d'oranger; révulsifs aux mollets; sirop d'éther; lavements de valériane, additionnés d'asafœlida (2 à 5 gr.) et de camphre (2 gr.). Potion :

IL Eau de tilleul 200 gr.

Teinture de musc 0sr,50 à 2 gr.

Sirop diacode 40 gr.

Si la pneumonie est compliquée d'intermittence, sulfate de quinine (0,50 à 1 gr.) dans du pain azyme ou dans du miel.

Dans tous les cas, repos au lit ; température douce et uniforme; changer la position des malades; faire garder le silence ; maintenir la liberté du ventre.

309. Pneumonie chronique. — SYMPTOMES. — Peu OU pas de fièvre; disparition de la douleur ; crachats blancs, opaques, non rouillés : retour de l'appétit. Malité ; respiration bronchique non constante, bronchophonie ; gros râle muqueux; dyspnée; toux. Forte répercussion des bruits et des battements de cœur où siégeait la phlegmasie. Diminution des forces ; amaigrissement ; face jaunâtre, bouffie ; œdème des malléoles.

Ne pas confondre avec bronchite chronique (301), phlhisie

Traitement. — Tisane d'hysope et de lierre terrestre ; licùen d'Islande, fucus crispus: bourgeons de sapin du Nord (10 gr.) ;

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