‹ Aide-mémoire de médecine, de chirurgie et d'accouchements [electronic resource]Chapitre 73 sur 180 · MALADIES 1NTRA-T110RACIQUES (POUMONS · texte numérisé non relu

MALADIES 1NTRA-T110RACIQUES (POUMONS

sirop de Tolu ; pastilles de Tolu ; capsules de térébenthine (2 à 5 par jour); bols de térébenthine; vésicatoires, cautères, moxas, sétons sur la poitrine; régime doux et analeptique, bouillon, viandes, huile de foie de morue; sirop d'iodure de potassium.

3 i 0. Gangrène du poumon. — Symptômes. — Début variable; malaise; faiblesses ; douleurs thoraciques; toux. Expectoration jaune verdâtre, brun foncé, sanieuse, noirâtre, opaque, non visqueuse, d'une odeur gangréneuse caractéristique ainsi que celle de l'haleine. Toux, oppression. Matité ; râle sous-crépitant, plus ou moins abondant, avec souffle bronchique, bronchophonie ; quelquefois gargouillement, respiration caverneuse, pectoriloquie. Pouls fréquent, petit; peau chaude, sèche; face pâle, altérée; faiblesse; fuliginosités noirâtres sur la langue et les dents. Quelquefois délire, agitation, stupeur, soubresauts des tendons; diarrhée fétide; marasme.

Ne pns confondre avec pneumonie (1.79), phlhisie (31 1), bronchite (300).

Traitement. — Vin ou décoction de quinquina; potion à l'extrait de quinquina (15 gr.); sirop d'écorces d'oranges; inhalations de vapeur d'eau térébenthinée, d'eau phéniquée à l'aide des appareils (fig. 78 à 81). Saupoudrer le lit de chlorure de chaux ; aspersion de chlorure de soude ou liqueur Labarraque. Vins généreux : lavements de[décoclion de quinquina.

Eau distillée de menthe. . 150 Acide phénique alcoolisé. 1 Sirop d'écorces d'organes

amères b0

A prendre par cuillerées.

"if Chlorure de chaux 0sr,30

Opium...... 1 gr<

F. s. a. 20 pilules; 2 à 5 par jour.

3H. Phthrsie pulmonaire. — Symptômes. — Première période : Toux sèche, plus forte la nuit, quinteuse, quelquefois accompagnée de crachats mousseux, clairs, d'autres fois épais, opaques, peu aérés. Dyspnée variable, augmentant surtout par les mouvements ou efforts; oppression, hémoptysie souvent peu abondante, crachats striés de sang. Douleurs lancinantes entre les épaules, dans les trois premiers espaces intercostaux.

A la percussion, matité au sommet de la poitrine, défaut d élasticité. A l'auscultation, expiration prolongée, craquements secs, quelquefois respiration plus intense, puérile. Commencement d'immobilité des côtes sous-claviculaires ; vibration thoracique perçue par la main appliquée sur la poitrine quand le malade parle.

Symptômes généraux peu prononcés; sueurs nocturnes; amaigrissement, décoloration, faiblesse, malaise.

Deuxième période {Ramollissement) : Toux plus fréquente, quinteuse, difficile, provoquant quelquefois le vomissement, plus grasse. Crachats verdâtres, opaques, striés et jaunes, non aérés, homogènes, arrondis, plus lourds, flottant quelquefois au milieu d'un liquide clair, visqueux, puis grisâtres, en purée, souillés de sang. Hémoptysie plus rare ; dyspnée, oppression, douleurs plus considérables.

A la percussion : obscurité du son, matité, bruit de pot félé. A l'auscultation : râle crépitant léger, quelques craquements, râle sonore, bronchophonie.

Troisième période {Cavernes) : Râle sous-crépitant ; bruit respiratoire rude, trachéal; gargouillement, pecloriloquie ^respiralion caverneuse, amphorique; tintement métallique. Dépression sous-claviculaire ; immobilité des côtes supérieures. — Mouvement fébrile plus intense ; accès pseudo-intermittents; inappétence ; vomissements ; soif ; diarrhée colliquative. Amaigrissement, rougeur des pommettes ; dans quelques cas exceptionnels, délire, œdème des membres inférieurs, surdité.

Ne pas confondre avec bronchite (300), pneumonie chronique (303), dilatation des bronches (303), pneumonie du rommet des poumons (308), névralgie intercostale des chloroliques.

Traitement — Tisanes pectorales, gomme, mauve, violette," capillaire, tussilage ; figues grasses, dattes, jujubes, polygala, hysope, lierre terrestre, lichen d'Islande, fucus crispus, eau de goudron, bourgeons de sapin du Nord, sirop de Tolu, etc.* Ne pas fatiguer l'estomac par l'excès de tisane.

Huile de foie de morue, deux à quatre cuill., par jour ; huile de squale, de poisson, de raie, de chien de mer; lard, graisse d'oie, beurre frais, lait de chèvre additionné de sel marin, potion au sel marin (lo gr.) :

àa 10 gr.

Iodure de potassium (0,0,5 à \ gr.) en pilules ou en sirop protoiodure de fer (0,0o à i gr.) s'il n'y a pas de fièvre ; arséniate de soude :

3f Sirop de quinquina ou antiscorbutique 300 gr.

Arséniate de soude 0isr,05

Sel marin

Acide tannique

Conserve de roses. . .

Tour 100 pil. ; 10 par jour.

En cas de toux le soir, sirop diacode, de morphine, de co-

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•déine, une cuill. à dessert; une pilule de cynoglosse, d'extrait tliébaïque (0,03 à 0,0o), d'extrait d'aconit et de ciguë (âa 0,03) •deux ou trois par jour; sirop de phellandre,deuxà quatre cuill., •chaque jour ; graine de phellandre pulvérisée avec son écorce (I à 3 gr. par jour) mêlée avec du miel.

Appliquer sur la région sus et sous-claviculaire des exutoires -dès le début, vésicatoires volanls ou à demeure, cautères, moxas, (frictions avec l'huile de croton ; badigeonner ces régions avec 'la teinture d'iode; en cas de douleurs, employer la teinture ■d'iode morphinée (Voir 39), ou le cblorliydraie de morphine (0,01 à 0,025) par la méthode hypodermique.

Inhalations émollientcs, narcotiques, résineuses, à l'aide des •appareils (fiy. 7s à 81). Inhalations iodées (quelques pincées •d'iode jetées sur une pelle rougie ou sur des charbons ardenls); cigarettes iodées; cigarettes au goudron ; pipe goudronnée; inspirations iodées (metlre quelques grammes d'iode dans un dlacon à deux tubulures); évaporalion continuelle de goudron dans la chambre du malade : inhalations de vapeurs d'eau •chaude contenant quelques grammes d'acide phénique ou de créosole.

S'il se manifeste quelques complications phlegmasiques dans '.le voisinage des tubercules, vésicatoires volants, quelques ventouses sèches ou scarifiées au sommet de la poitrine.

-~if Eau 120 gr.

Tartre stil)ié 0,20 à 0,30

Eau de laurier-cerise. 2 gr.

Sirop diacode | ^

— de fleurs d'oranger | aa 15 Sr* Pour potion stibiée simple (Fonssagri- •ves) 1 cuill. toutes les h. jusqu'à tolérance.

"if Eau de quassia (• gr.). 120 gr.

Tartre stibié 0,20 à 0,30

Sirop diacode ) „.

— de gentiane.. .. ) aa 13 gr' Pour potion stibiée amère (Fonssagrives).

Si le cœur est excitable, si l'on redoute l'hémoptysie, ajouter à la potion simple 10 à 20 gouttes de teinture de digitale •ou 0,10 d'extrait de digitale. Quand, après une dizaine de potions, la fièvre est tombée, diminuer la dose du tarlre stibié de •o,10 à 0,(i5. Prescrire concurremment un régime très-tonique. Méthode conlrc-indiquée dans la phthisie galopante. Durée do ce traitement de l à 3 mois.

Dans les mûmes circonstances, préparations arsenicales, acide arsénieux en granules de t millîgr. (3 à 10 par jour), ou bien liqueur de Fovvler (o à 10 gouttes^, liqueur de Pearson ;20 gouttes); cigareltes arsenicales (eau distillée, 30 gr.; arséïimte de soude, 2 gr.), tremper du papier dans cel te solution pour en faire des cigarettes dont on aspire la fumée.

Hypophosphiles de soude et de chaux en poudre ou en sirop (I à 2 gr. chaque jour); une tasse de lait additionné de phosphate de chaux (t gr.) ou d'eau de chaux (une cuillerée); digitale en sirop ou en pilules; pastilles soufrées.

Eaux minérales i Combattre la diathèse sous l'influence de laquelle la phthisie s'est produite. Eaux sulfureuses (absence de fièvre) en boisson, en inhalation, en pulvérisation, eu bains ; sodiqu es : Eaux-Bonnes, Cauterets, Amélie-les-Bains, Vernet, sodiques chaudes. Dans la forme torpide sans fièvre ni hémoptysies ; calciques froides : Enghien,Pierrefonds (froides); tièdes, Allevard, Saint-Honoré ; eaux sulfureuses chlorurées : Uriage, Gréoulx ; eaux arsenicales : Mont-Dore, La Bourboule, en boissons, inhalations, bains; eaux chlorurées sodiques : Royat, Ems; eaux bromo-iodurées : Saxon (Suisse).

Contre l'inappétence : Amers, gentiane, macération de quinquina, quassia amara, écorces d'oranges amères; centaurée, lichen, gelée de lichen au quinquina; changement d'air.

Contre la dyspepsie: bouillon froid, viandes froides, eau de Vichy, de Vais (Saint- Jean), de Pougues, arséniale de soude, liqueur de pepsine, bicarbonate de soude (1 à 2 gr.) avant le repas.

Contre les vomissements : Narcotiques, sirop de morphine, de codéine, diacode; pilules de morphine (0,01), d'extrait thébaïque (0,01 à 0,02) au moment du repas; quelques goutles de laudanum; extrait de belladone; sous-nitrate de bismuth, acide chlorhydrique (3 à 4 gouttes dans un demi-verre d'eau sucrée); glace pilée, potion de Rivière, eau de Seltz; vésicatoire épigastrique; alcooliques.

Contre la diarrhée: laudanum (10 à 12 gouttes), extrait thébaïque (0,0o), diascordium (2 à 4 gr.), sous-nitrate de bismuth, eau de chaux; tannin (0,10), cachou, monœsia, ratanhia, columbo, nitrate d'argent (0,10 a 0,20 par jour), viande crue, quinquina.

Contre la toux : Opium, morphine, codéine, cynoglosse, lactucarium, eau de laurier-cerise, belladone, jusquiame, bromure de potassium (0,10 à 1 gr.) en potion, semences de p-helr landre aquatique (I à 5 gr.), gomme dans la houche, gomme ammoniaque (0,.!i0 à 4 gr.) par jour.

Contre la difficulté d'expectoration : Polygala, cataplasmes sur la poitrine, pastilles soufrées, inhalations émollientes; Eaux- Bonnes; baume de Tolu, pastilles de térébenthine, bourgeons de sapin, goudron en sirop, infusion ou macération.

Contre l'hémoptysie : Peu abondante, sinapismes, pédiluves,

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