‹ Aide-mémoire de médecine, de chirurgie et d'accouchements [electronic resource]Chapitre 74 sur 180 · THORACIQUES · texte numérisé non relu

THORACIQUES

(poumons).

manuluves, repos. — Abondante, mêmes moyens, ventouses sèches, ligature des membres; opium à doses croissantes (0,05 à 0,50); goudron, potion de Chopart. (Voir Hémoptysie, 305.)

Contre la fièvre : Combattre les symptômes phlegmasiques pulmonaires par le tartre stibié; l'intermittence par le sulfate de quinine, le quinquina en poudre, en extrait ,2 à 5 gr.)> en macération (8 à 10 gr.), l'acide arsénieux (5 à 10 granules par jour).

Contre les sueurs : Agaric blanc f0,25 à 1 gr.) ; acétate de ! plomb en pilules de 0,10 (1 ou 2 par jour); tannate de quinine (0,50 à I gr.); acide tannique (0,25 à 0,50); poudre de Dower (0,50); oxyde de zinc (0,25); ratanhia en pilules ou en tisane

Contre l'anémie : S'il n'y a pas de fièvre, ferrugineux, fer réduit, sous-carbonate de fer, tartrate ferrico-potassique, protoîodure de fer, etc. (voir Chlorose); toniques, quinquina, vin vieux, viandes froides ou rôties, bouillons froids.

Prophylaxie et hygiène: Combattre de bonne heure le lymphatisme; prévenir les bronchites; usage de la flanelle; habitation saine, au midi; alimentation tonique et fortifiante; usage d'aliments riches en calorification, beurre, crème, lait, chocolat, viandes, etc. ; exercice modéré ; séjour près de la mer.

Quand domine la forme nerveuse, éréthique : Pau, Pise, Venise, Madère, Alger. Quand domine la forme torpide : Menton, Cannes, Nice, Hyères, Amélie-les-Bains.

312. Pneumothorax. — Symptômes. — (Avec eau, hydropyieumothornx ; — sans eau, pneumothorax.)

1° Locaux : Douleur subite, dyspnée, toux, expectoration, oppression quelquefois considérable ; décubitus sur le côté malade; déformation du thorax, dilatation du côté malade; côtes redressées, écartées les unes des autres.

A la percussion, résonnance exagérée et tympanique occupant toute la poitrine (pneumothorax) ou bien la partie supérieure seulement (hydro pneumothorax) : dans ce dernier cas, matité à la base et fluctuation bippocralique. Si l'épanchement ne communique pas avec les bronches, affaiblissement du murmure vésiculaire; s'il communique, respiration et toux ampboriques : tintement métallique.

2° Généraux .-Anxiété; face pâle, pouls petit, fréquent; sueurs froides, fièvre 'hectique.

Ne pas confondre avec emphysème (304), pneumonie (308), pleurésie (315.) " * ^ h

Traitement • — Boissons cmollientes; quelquefois sangsues ou ventouses sur le point douloureux; extrait Ihébaïque à haute dose (0,10 à 0,30); datura stramonium ; cataplasmes laudanisés sur la poitrine. Kn cas d'éloufi'emcnf, dans l'hydro-pneumo- I borax, thoracentese si le malade est dans de bonnes conditions (205).

313. Pleiirod yuie. — Symptômes. — Locaux : Douleur plus ou moins vive des côtés de la poitrine, augmentant pendant les grandes inspirations, la toux, l'élernument; anxiété. Symptômes généraux, le plus souvent nuls : rien à la percussion, rien à l'auscultation.

Ne pas confondre avec pleurésie (31 S), névralgie intercostale (314).

Traitement. — Sangsues ou ventouses scarifiées; frictions excitantes; teinture diode simple ou morpbinée; emplâtre Ibapsia, huile de croton, pommade stibiée ; essence de térébenthine, baume opode'ldoeh; vésicaloires volants; boissons clïaudes, bourrache, mauve, etc. (Voir Bhumalisme musculaire.)

314. Névralgie intercostale. — Symptômes. — Douleurs sourdes, continues, ou intermittentes, s'exaspérant par la toux, par les mouvements inspiratoires, par la pression ; trois points douloureux : un en arrière, près de la sortie du nerf; un sur le côté, vers la partie moyenne de l'espace intercostal; un au bord externe du sternum ; rien à la percussion ni à lauscultation.

Ne pas confondre avec plcurodynie (313), pleurésie (3 1 o).

Traitement. — Sangsues ou ventouses scarifiées à l'état aigu ; vësicatoires volants morphinés (0,01 à 0,0.ï) ; teinture d'iode morpbinée; chloroforme topiquement; injections hypodermiques. (Voir Névralgie, 39.)

315. Pleurésir. — Première période. — Pleurésie sèche. — Symptômes. — Dans la majorité des cas, douleur de côté le plus souvent à la région mammaire; petite toux sèche exagérant la douleur et augmentant à la percussion ; expectoralion nulle ou quelques crachats séreux, filants ; mouvement fébrile plus ou moins intense ; quelquefois absence de fièvre ; respiration gênée, inspirations courtes, saccadées.

A la percussion, son clair au début devenant obscur quand les fausses membranes sont épaisses et abondantes : quelquefois matité à sommet parabolique. — A l'auscultation, frôlement, froissement ou craquement pleural, suivant l'organisation plus ou moins complète des fausses membranes.

neuvième période. — Pleurésie avec épunchcment. — La quan-

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