MALADIES INTRA-TUORACIOUES (POUMONS
tité de liquide épanché est peu considérable ou moyenne, ou aboncLue. Des signes particuliers correspondent à chacun de
"'si^roMEf- 'locaux cl fonctionnels : A peu près les mêmes dans' les trois degrés d epanchement que dans la pleurésie sèche. Dyspnée à peine appréciable au 1^ degré augmente au
et au 3e : la douleur de côté manque souvent au 3 degré. -A Fmspèctiôn, dilatation du côté malade dans 1 epanchement considérable. — A la palpation, vibrations de a voix trè-faibles, et même nulles suivant la quantité de liquide épanché. - A la percussion, Ier degré, résonnance un peu moins claire : au 2- degré, matité a la partie postérieure et inférieure ; au 3e degré, matité absolue depuis la base jusqu'au sommet. - A l'auscultation, au 1 - degré, murmure respiratoire un peu plus faible du côté ou siège 1 epanchement exa-éré, respiration puérile de l'autre côté; m souffle, ni égophonie. Au 2° degré, respiration vésiculaire remplacée par le souffle tubaire, égophonie, voix de mirliton. Au 3e degré, absence complète du bruit respiratoire ; ni souffle, ni égophonie.
Si la pleurésie est diaphragmatique, douleur, gène de la respiration, hoquet, vomissements, points douloureux à la base de la poitrine, fon tympanique jusque vers la 7e côte, fièvre. — Si elle est double , dyspnée plus considérable et symptômes plus graves.
Si la pleurésie est sèche, sans épanchement : bruit de Irotlement des deux feuillets de la plèvre; — Si elle est diaphragmatique : douleur, gène de la respiration, hoquets, vomissements; points douloureux à la base de la poitrine, fièvre ; — Si elle est douMe : dyspnée plus considérable et symptômes plus graves.
Diminution graduelle de ces symptômes; apparition du bruit de frottement pleural; râle humide, crépitant. Ou bien aggravation de ces symptômes, œdème des mains, dyspnée, surtout si la pleurésie est à gauche. Ou bien passage à l'état chronique.
■ Ne pas confondre avec pneumonie (308), pleurodynie (313), névralgie intercostale (314), hydro-pneumothorax (312).
Traitement. — Tisanes émollientes, violettes, mauve ou diuéliques, chiendent nitré, lait nitré, reine-des-prés, pariétaire , etc. : ajouter à la tisane nitrate de potasse (2 à 15 gr.), acétate de potasse (15 à 30 gr.); infusion de digitale (8 à 10 gr. pour un litre) ; sirop ou pilules de digitale.
Suignées générales de 300 à 400 gr. ; 15 à 20 sangsues ou bien 8 à 10 ventouses scarifiées sur le point douloureux.
Narcotiques pour calmer la toux, extrait thébaïque (0,0-5 à 0.15) en potion ou pilules; sirop diacode, de morphine, de codéine ; sirop de laclucarium ; looch.
Emplâtres de poix de Bourgogne, de diachylon sur le côté douloureux; large vésicatoire camphré quelques jours après le début; cataplasmes laudanisés; sur le déclin, badigeonnage avec la teinture d'iode.
Émétique (0,05 à 0,10,) en cas d'embarras gastrique; maintenir le ventre libre.
2f Calomel 1 gr.
Scille 0b--,50
Digitale 0sr,25
F. s. a 10 pilules ; une matin et soir.
Repos au lit; température douce; silence; diète au début; laitage. En cas de suffocation imminente, thoracenlèse (265).
316. Pleurésie chronique. — Symptômes. — Douleur locale obtuse, fugace ; respiration gênée ; dyspnée en rapport avec la quantité de Tépanchement; toux sèche; dilatation du côté malade ; immobililé des côtes ; absence de vibration thoracique; matité étendue ; pas de bruit respiratoire à la base; égophonie. Fièvre lente avec redoublement ; amaigrissement ; pâleur; œdème souvent borné au membre supérieur du côté affecté. -
Ne pas confondre avec pneumonie chronique (309), phthisie (311).
Traitement. — Toniques, quinquina, lichen; vésicatoires volants, cautères, moxas ; pommade stibiée ; opiacés pour calmer la toux; mercuriaux en frictions ; calomel; huile de foie de morue; teinture d'iode sur la poitrine; diurétiques :
IL Vin blanc 750 Sr-
Baies de genièvre 50
Feuilles de digitale . .. 10 —
Scille ; 5 —
Faites macérer pendant 4 jours et ajoutez :
Acétate de potasse 15 grammes.
Filtrez. Deux à trois cuill. à bouche chaque jour (Trousseau).
Thoracentèse. — Indications : Épanchement assez considérable pour suffoquer le malade ; syncopes. Contre-indications : tubercules, cancer. (Pour l'opération, voir 205.) Pour la ponction préférer un trocart presque capillaire (Blachez). Appareil Dieulafoy. La ponction faite, s'il ne sort pas de liquide : faire respirer largement le malade; introduire un stylet ou une