MALADIES INTRA-THORACIQUES ( POUMONS
aiguille à tricoter dans la canule pour rompre les brides ou obstacles ; ou bien f.dre une nouvelle ponction.
Contre les quintes de toux, incliner la canule pour éviter son contact avec la plèvre.
Contre les épanchements purulents, injections d'abord aqueuses, puis aromatiques, puis vineuses ou iodées :
317. Asthme. — Symptôme?. — Invasion presque toujours subite, le soir ou au milieu du sommeil, le plus souvent à la même heure: dyspnée plus ou moins considérable, parfois précédée de troubles gastriques, de pandiculations, de congestions oculaire, nasale, bronchique ; gène, oppression considérable; attitudes bizarres prises par le malade qui cherche à lutter contre la suffocation; tête en arrière, bouche entrouverte; sueurs froides, face congestionnée; toux sèche au débul, écumeuse à la fin ; retour à la santé après une, deux, trois heures : absence de fièvre et de symptômes généraux; pouls petit; battements de cœur précipités.
Inspiration lente, pénible, sifflante; à l'auscultation, raies vibrants, sibilants, sonores, bullaires, sous-crépitants; en certains points, absence du murmure respiratoire. A la percussion, résonnance. Expectoration spumeuse, aérée, contenant des concrétions blanchâtres, quelquefois sanguinolentes, crachats perlés.
Ne pas confondre avec emphysème pulmonaire (304), catarrhe suffocant (302), dilatation bronchique (303), laryngite striduletise (233, IV), angine de poitrine (318), hystérie (44).
Traitement. — 1° De l'accès : Placer le malade de façon à fiicililer sa respiration ; desserrer ses vêtements, donner accès à l'air. S'il est fort et vigoureux et atteint d'affection des poumons ou du cœur, saignée du bras ; sinapismes sur les côtés de la poitrine, aux bras, aux jambes; teinture de lobélie enflée (I gr. en potion).
2° Préventif. Fumer les feuilles de datura slramonium, de sauge, de belladone, de jusquiame, de phellandre aquatique, introduites dans une pipe ou du papier, avoir soin d'inhaler la fumée ; cigarettes Espic ; cigarettes arsenicales (voir Emphysème vésiculaire, 304), cigarettes nitrées; toucher le fond du pharynx avec un pinceau trempé dans
Teinture d'iude
Iodure de potassium Eau distillée
Mélanger cette solution avec égale quantité d'eau tiède.
MALADIES DES UÉGIONS ET DES OHGANES.
■2f Eau distillée \SCii gr.
Ammoniaque '
ou bien inspirer les vapeurs de celle eau ammoniacale; inhalation d'eau créosotée (créosote i gr., eau 500), d:eau phéniquée (acide phénique 1 gr., eau SOo)'; inhalation d'air chargé d'acide carbonique, de vapeurs d'usine à gaz; quelquefois clher. chloroforme; faradisation ; potions calmantes, éthérées; demi-lavements avec l'asa fœlida (2 à 4 gr.), le camphre (2 gr. , suspendus dans un jaune d'œuf ; pilules de belladone (extrait de belladone et poudre de belladone âa 0,01) 1 à 4 chaque soir, pendant 10 jours : les tO jours suivants, sirop ou capsules de térébenthine (I à 4 par jour); les 10 autres jours, cigarettes arsenicales.
Si l'asthme est déterminé par une maladie du cœur (Bromure de potassium 5 à 10 gr. voir : (:i30...)
Traiter la diathèse qui a déterminé l'asthme : Contre le lymyhatisme, le scrofulisme (20), poudre de soufre sublimé et lavé, une cuillerée à café le matin dans du miel; bains sulfureux; eaux sulfureuses, Eaux-Bonnes, etc., bains de mer; séjour à la campagne ; exercice modéré. (Voir 26).
Con're l'hermétisme : Préparations sulfureuses et surtout arsenicales; eaux du Mont-Dore, La Bourboule :
IL Sirop antiscorbutique 300 gr. If Arséniate de soude Os^Ob
Arséniate de soude Os',05 Eau distillée. 100 gr.
. Une cuill. chaque matin. Teinture de cochenille. . Qq. gout.
Une cuill. à café avant chaque repas.
ou bien iodure de potassium (0,25 à 0,30) par jour. (Voir
page 55.) . .„ ,.r
Contre l'asthme arthritique ou goutteux : vomitif purgatils drastiques (jalap, scammonée, aloès); chlorhydrate d ammoniaque (t à 4 gr. par jour en potion); expectorants kermès; tisane d'hysope, de lierre terrestre, demarrube. (VoirGou^,2o.)
Contre Vasthme syphilitique : Protoiodurc de mercure quelquc- . fois; iodure de potassium (I à 2 gr.) par jour (voir 28, 29);
2- Prophylaxie el hygiène : Eviter l'air charge de poussières végétales, le brouillard, l'air vif, le froid. Flanelle ; vie sobre ; pas d'alcooliques; quelques purgatifs; quelquefois exutoire au bras, comme dérivatif. , .
318. Angine de poitrine. - SYMPTOMES. ~ Douleur SUbl G, vive, déchirante, derrière le sternum, à la région prccordiale, s'irradiaut au cou, au bras gauche, dans toute la poitrine; resp r lion suspendu'e à cause de la douleur qu'elle provoque;
MALADIES INTP.A-THORACIQUES (POUMOKS).
quelquefois, exceptionnellement, grandes inspirations ; menace de suffocation, pilleur, pouls fréquent, petit, irrégulier ou régulier, selon l'état du cœur; éructations; courbature. Maladie se manifestant par accès.
Ne pas confondre avec asthme (317', névralgies, maladies du cœur (320 et suiv.).
Traitement. — Pendant, l'ucccs : Saignée s'il y a complication cardiaque, pléthore. Opium à haute dose; extrait thébaïque (0,10 à 0,20 en potion); pédiluves sinapisés; sinapismes dans le dos; inhalations de chloroforme; vésicatoires pansés avec la morphine ; lavement avec asa fœtida (2 à 4 gr.) ; émétique (0,03). S'il y a complication gastrique, plonger le bras douloureux dans l'eau chaude.
Pour prévenir l'accès : Toniques, ferrugineux. Anlipériodiques, sulfate de quinine. Antispasmodiques; faradisation. Rappeler la goutte aux extrémités en cas de métastase goutteuse.
Prophylaxie : Vie tranquille; régime sévère; s'abstenir de vin, d'alcooliques, de café; usage de flanelle ; liberté du ventre; bains de mer, de rivière, affusions froides; éviter la marche contre le vent, ou l'ascension des montagnes.
319. Coqueluche. — Symptômes. \° Locaux et fonctionnels : Au début, bronchite simple, puis peu à peu quinteuse ; quintes convulsives à intervalles plus ou moins rapprochés, se manifestant brusquement, pendant l'expiration, par une série Irès-^ rapide de secousses de toux courtes et réitérées avec inspiraration sifflante; symptômes d'asphyxie; face violacée, yeux saillants, larmoyants; quelquefois sueurs froides pendant les quintes, accompagnées de vomissements, d'hémorrhagie nasale, de mouvements convulsifs. Retour plus ou moins fréquent des quintes de toux, surtout à la suite de cris, de pleurs, de contrariétés, et donnant lieu à une petite ulcération au frein de la langue; souvent glycosurie; douleurs pectorales après les accès de toux; convulsions; rougeur du fond de la gorge. A l'auscultation, absence de bruit respiratoire pendant les quintes.
. 2° Généraux : Nuls ou peu sensibles ; quelquefois complications pulmonaires, emphysème, pneumonie, bronchite, tuberculisation, hémoptysie.
Ne pas confondre avec bronchite aiguë (300), laryngite striduleuse, (255, IV), luberculisalion des ganglions bronchiques.
Traitement. — Tisane pectorale, tilleul, feuilles d'oranger, serpolet, mauve, coquelicot, capillaire, etc.
S'il y a pkleymasie bronchique ou congestion : vomitifs, tartre
Continu, Aide-mém , 2« édit. J 6
stibié (0,05) ; poudre et sirop d'ipéca mélangés ; ventouses sèches ou scarifiées sur la poitrine ; rarement émissions sanguines; pédiluves sinapisés, sinapismes; lavements émollienls ou laxatifs; emplâtre de diachylon ou quelquefois vésicatoires sur la poilrine: légers laxatifs, calomel (0,50 à 1 gr.), mauve, sirop de chicorée, rhubarbe.
Matin et soir, narcotiques, antispasmodiques, sirop diacode (15 à 50 gr.), sirop de morphine (5 à 20 gr.); extrait thébaïque (0,01 à 0,05); sirop de lactucarium; eau de laurier-cerise (1/2 cuill. à café); belladone, bromure de potassium (1 à 5 gr.)
IL Poudre de racines ou de \"if Racine de beUadone pul-
feuillcs de belladone Os',25 , vérisée Cg',05
Sucre pulvérisé 2s',50 Opium pulvérisé Os',025
M et div. en 20 paq. 1 matin et soir. Sucre blanc 4 gr.
I M. et div. en 8 paq. 4 à 8 par jour.
"21 Extrait de belladone 0sr,20
Sirop d'opium j aa 30 gr.
Sirop de fleurs d'oranger '
1 à 8 cuill. à café dans les 24 h. en augmentant insensiblement jusqu'à diminution des symptômes.
S'il y a contre-indication à l'usage interne des narcotiques, telle que arrêt des sécrétions, etc., frictions épigastriques ou axillaires avec la pommade à la belladone (0,60 pour 30);
A la fin de chaque repas une cuill. à café, ou à soupe, d'infusion chaude de bon café. Diminuer peu à peu l'alimentation.
S'il' y a lympha'isme : Toutes les 2 h. une cuill. de la potion :
Cochenille 06r,50
Carbonate de potasse 0sr,S0
Sucre pulvérisé 20 gr.
Eau distillée 100 —
IL Cochenille 0,25
Bitartrate de potasse 0,50
Sucre *3
Eau chaude 60
Solution à chaud de la cochenille 1 à 4 cuill. à café. (Millot.)
ou bien.looch blanc de 120 gr. additionné de sous-carbonate de fer (1 gr.). Soufre sublimé et lavé, une forte pincée toutes les 2 h Sirop d'éther, chloroforme (fi à 8 gouttes) en potion ou dans une cuill. de sirop ; oxyde de zinc (0,05 à 0,15) toutes les 3 h. ou :
IL Oxylc de ziuc . " j aa 0^,10
Musc
Sucre ' 6r*
Un paquet toutes lés 2 heures; cesser s'il survient de la diarrhée.
A sa fœtida (2 à 4 gr.) ; camphre (2 gr.) en lavement ; alcoo-
MALADIES INTRA-TDOBACIQUES (CCEUR).
lature d'aconit (1 à 2 gr.) en polion. Inhalations de vapeurs d'usine à gaz; inhalations de chloroforme; cautérisation pharyngienne ; sulfate de quinine.
Précautions hygiéniques et prophylactiques; éloigner lesenfants du foyer épidémique; flanelle; sirop de belladone additionné d'alcoolature d'aconit (1 gr.) ; un peu de café noir.
SECTION II
MALADIES DU COEUR
320. Mesure du cœur par la percussion. — La grande figure ovalaire (fig. 113) indique la dimension normale du cœur (1 1 à 12centim.) transversalement, et verticalement de 9centim. La petite figure ovale représente l'atrophie extrême chez l'adulte (8 centim. sur 5 ou 6). Les lignes courbes diversement ponctuées désignent les divers degrés d'augmentation de vo-
Fiff. 113. — Dimension du cœur.
lume (Piorry). — La pointe du cœur correspond au 5e espace intercostal et bat entre la 5e et la 6e côte (Bouillaud), un peu en dedans d'une ligne verticale passant par le mamelon. Les orifices venlriculo-artériels sont situés au niveau du bord antérieur de la 3e côte, vers la réunion des cartilages costaux avec le sternum; les orifices auriculo-ventriculaircs occupent l'espace compris entre la 3e et la 4e côle gauche.
32 J bis. Tableau patbogiiomonique des bruits de souille. (Corlieu.)
I. Avant la systole ou priIsystolique j Rétrécissent. auriculo-ventricuJ.
1° A la base et à la. pointe. | Chloro-anémie. 2°' A la bate avec propaga- t , ,
II. Systol.que ou ) tion dans les grosses ar- L6s,on des valvule8x .a0ltl^s 1er xemps \ tères 1 (avec ou sans rétrécissement).
/ Lésion de la valvule auriculo-
3o A la. pointe ) ventricu aire (avec ou sans iu-
( suffisance).
III Diast i ( A la base | Insuffisance aorlique.
. i tolique ou ^ ja j-wjn(e js e COI1follci avec < Réti écissement aui iculo-vcntri-
2e TEMPS l j, l 'v v i •
1 le présystolique) | culaire.
( ier temps. . | Rétrécissement aortique A la base.. .. ] avec IV. Deux druits de 1 (2e temps. . . | Insuffisance aortique.