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Plaies. — Symptômes. — Comme les plaies ordinaires

Traitement. — Les plaies graves par instruments tranchants, couteaux, morceaux de sabre, verre, etc., peuvent endommager les artères et nécessiter la compression digitale, ou artifî-

MALADIES DES UÉGlUNS ET DES ORGANES.

cielle à l'aide des pelotes ou d'un appareil compressif. Appareil de Mathieu (fig. 130) ; les doigts sont toujours préférables.

Fig, 130. — Appareil de Mathieu pour la compression continue des artères du

membre supérieur (*).

3S1 . Ligature de l'aptère numérale. — Au tiers SU Pli-

ez b

Fig. 131. — Ligature de l'artère numérale (**).

rieur du bras. — Point s de repère: Chercher avec les doigts le

(*) C, C, -vis de pression; G, -vis mobile; E, goujon; V, pelote compresseur; A, pièce inférieure qu'on garnit d'ouate et sur laquelle repose le bras; B, B, supports.

(**) a, veine collatérale; b, nerf médian; c, artère numérale; </, muscle biceps. (Sédillot, Médecine opératoire.)

MALADIES DU MEMMlE SUPiÉllIliUR.

bord interne du biceps. Pratiquer une incision de 0 à 7 centimètres, en divisant successivement la peau et le tissu cellulaire; inciser ensuite l'aponévrose brachiale sur la sonde cannelée (fig. 131) : on aperçoit le nerf médian b derrière lequel est l'artère e; fléchir l'avant-bras sur le bras; dégager avec le bec de la sonde le nerf, l'artère et les veines a, et passer le fil au-dessous de l'artère. Éviter d'ouvrir la gaine du biceps. — Pansement : Simple.

352. Érysipèle phlegmoneux OU Phlegmon érysipélateux. — Symptômes. — Gonflement considérable du membre avec rougeur plus ou moins prononcée, sans limites distinctes : phlyetènes remplies de sérosité limpide ou sanguinolente. A la pression, sensation qui tient de la mollesse de l'œdème, de la dureté du phlegmon et de l'élasticité de l'emphysème ; douleurs locales vives ; sensation d étranglement ; inflammation concomitante des vaisseaux lymphatiques, des ganglions. Phénomènes généraux plus ou moins graves; fièvre, agitation, insomnie, inappétence, soif, langue rouge, nausées, vomissements.

Ne pas confondre avec phlegmon circonscrit (42), érysipèle simple (88), érysipèle œdémateux (88), phlébite (353), angioleucite (135).

Traitement. — Placer le membre dans l'élévation, cataplasmes émollients; vomitifs ou éméto-cathartique (sulfate de soude 25 gr. ; tartre stibïé 0,05) s'il y a embarras gastrique. Frictions mercurielles ; vésicatoires volants sur le phlegmon, compression de tout le membre avec une bande roulée. Au début, si le sujet est robuste, sangsues en grand nombre sur le membre malade. Dès qu'il y a fluctuation, faire de larges et profondes incisions longitudinales comprenant l'aponévrose d'enveloppe. En cas d'hémorrhagies consécutives, compression avec les doigts ou des boulettes de charpie. Nt ttoyer la plaie par des injections d'eau tiède d'abord, puis toniques, chlorurées, vineuses, phéniquées (acide phénique, i gr. ; eau, 1000 gr.).

353. Phlébite. — Symptômes. — Le plus souvent, à la suite d'une saignée, picotement ou douleur sur la piqûre ; écarte ment des lèvres de la plaie; épaississement; issue de sang, de

sanie ou de pus; propagation de la douleur sur le trajet de la veine ; rougeur, dureté, empâtement. Si la veine est profonde, pas de rougeur, mais seulement empâtement et œdème. Diminution graduelle de ces symptômes ou bien aggravation, formation d abcès, de fusées purulentes. Ne pas confondre avec lymphite ou lymphangite qui est

consécutive à des plaies ou blessures de la main ou des doigls et caractérisée par une durelé moins considérable et par l'engorgement des ganglions axillaires (75).

Traitement. — Se défier des saignées ; n'en pratiquer qu'avec réserve sur le bras sain ; préférer les sangsues en grand nombre (10 à 20) sur le trajet du vaisseau ; grands cataplasmes émollients, laudanisés; onctions mercurielles, mais pas surles piqûres de sangsues; badigeonnage avec le collodion élastique. S'il y a formation de pus, chercher à établir la compression entre le cœur et la partie malade; ouvrir l'abcès; toniques à l'intérieur, quinquina, sulfate de quinine (t à 3 gr. par jour), alcoolature d'aconit (5 à 8 gr.). Au déclin, compression avec la bande roulée, ouate autour du bras, élévation du membre, frictions alcooliques.

354. Anévrysmes. — Symptômes. — Petite tumeur placée sur le trajet de l'artère, arrondie ou ovoïde, indolente, sans changement de couleur à la peau, souple, rénitente, molle, élastique, fluctuante, disparaissant ou diminuant par la pression sur elle-même ou par la compression de l'artère numérale sur le bord interne du biceps ; battements isochrones à ceux du cœur; à l'auscultation, bruit de souffle intermittent.

Ne pas confondre avec cancer (142), abcès (107), kyste (131), loupe (133).

Traitement. — Compression digitale ou artificielle ou ligature de l'humérale (351); injections coagulantes au perchlorure de fer, moyen douteux.

355. Fractures de l'extrémité supérieure de l'humérus (fig. 132'. Variétés : 1° intra^capsulaire ou du colanatomique ab ; 2° extra-capsulaire ou du col chirurgical cd.

I. Fracture du col anatomique ou intra-capsulaire. — Symptômes. — 1° Déformation : Peu prononcée ou nulle, ou bien léger aplatissement à la partie externe du deltoïde, souvent avec ecchymose.

2° Dimension : Longueur normale du membre. 3° Attitude: Avant-bras fléchi sur le bras; bras fixe sur a poitrine, la paume de la main du côté sain soutenant le

coude. .

4° Mobilité : Mouvements volontaires impossibles ; mouvements contre nature et communiqués possibles, mais douloureux et accompagnés de crépitation.

II. Fracture du col chirurgical OU extra-capsulaire. — !» Déformation : Gonflement, ecchymoses ; saillie des trag-

MALADIES DU MEMBRE SUPÉRIEUR

ments quand ils sont déplacés; aplatissement à la partie externe de la région deltoïdienne ; saillie irrégulière du fragment inférieur dans le creux de l'aisselle.

2° Dimension : Normale ; raccourcie quand les fragments sont tout à fait séparés.

3° Attitude: Coude porté en sens contraire du bout fracturé du fragment inférieur.

4° Mobilité : Mouvements volontaires difficiles ou impossibles ; mouvements communiqués douloureux accompagnés de crépitation.

Ne pas confondre avec contusion (346), luxations (345), paralysie (344), (fig. 131).

Traitement. — I/absence de déplacement exclut les tentatives de réduction. S'il y a déplacement: 1° contreextension faite par un aide placé du côté sain, et dont les deux mains se croisent sous l'aisselle du côté malade; 2° un autre 'aide fait l'extension en relevant le bras dans la position horizontale, et en tirant sur l'avant-bras fléchi à angle droit; 3° repousser en dehors, à l'aide des doigts placés sous l'aisselle, l'extrémité supérieure du fragment inférieur. Compresses résolutives; coussin creux dans l'aisselle; bandage de Mayor. (Voir. Luxations de la clavicule.)

3oo bis. Fractures du corps de l'humérus. — Symptômes. — 1° Déformation: En cas de déplacement des fragments.

2° Dimension: Normale ou léger raccourcissement.

3° Attitude : Bras tenu fixé contre le corps.

4° Mobilité : Anormale, crépitation ; perte des fondions du membre et douleur locale.

Ne pas confondre avec contusions (346).

'Jraitement. 1° Contre-extension sur l'épaule; 2° extension

Fig. 132. — Fractures de l'extrémité supérieure de l'humérus (*).

(*] ab, col anatomique; ad, col chirurgical; cd, extrémité supérieure de l'humérns; f, apophyse. coracoïdc.

ConuKu, Aido-mém , 2» édit- 18

sur l'avanl-bras fléchi; 3° coaptation avec les mains du chirurgien. Compresses résolutives autour du bras ; bande roulée, trois coussins, trois 'attelles (fuj. 133). Immobiliser autant que

/%. 133. — Appareil pour la fracture du corps de l'humérus.

possible le moignon de l'épaule pour éviter une pseudartbrose.

— Bandage dextrinè.

~2f Dextrinè 200 gr.

Eau-de-vie camphrée 120 —

Eau chaude 80 —

Délayer la dextrinè dans l'eau-de'vie jusqu'en consistance de miel, puis ajouter peu à peu l'eau chaude en agitant le mélange. Imbiber de cette solution une bande longue de 6 mètres, que l'on roule ensuite sur elle-même ; appliquer une bande roulée sèche autour du bras et la bande dextrinée par-dessus la bande sèche en évitant les renversés; étendre ensuite une couche de dextrinè sur la surrace de l'appareil : laisser sécher. (Velpeau.)

Bandage amidonné : Prendre trois attelles de carton proportionnées au bras, les mouiller préalablement; recouvrir le bras d'une bande roulée ; enduire cette bande de colle d'amidon, et par-dessus appliquer les attelles de carton amidonnées qui prendront exactement la forme du bras: deuxième bande roulée pour fixer les attelles. (Seulin.)

Bandage en papier : Remplacer les bandes de linge par de?

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bandelettes de papier gris, qu'on enduit de colle d'amidon ou de colle de pâte et qu'on superpose en nombre suffisant. (Laugier.)

Bandage plâtré: Bande roulée sèche autour du bras et de l'avant bras; délayer du plâtre dans de l'eau froide; en enduire trois compresses longues qui sont placées longitudinalement comme des attelles; autre bande roulée trempée également dans le plâlre; laisser sécher. Très-bon pour la pratique rurale. (Mathuysen, Van de Loo, Maisonneuve.)

Appareils en carton, de Merchie. — Tailler sur une feuille de papier ordinaire un patron sur le bras non blessé ; diviser ce patron en deux parties, d'après une ligne allant de la face postérieure du coude au bord postérieur de l'aisselle; dessiner sur ce patron deux attelles dont l'externe arrondie supérieurement mesure 0,36, tandis que l'interne ne mesure que 0,21 (fig. 134). — Choisir du carton de bonne qualité, résistant,

Fig. 134. — Appareil modelé de Merchie. Fuj. 133. — Appareil de Merchie. Patron des attelles brachiales. Patron incurvé.

dense et bien sec; tailler avec de forts ciseaux deux attelles d'après le patron du papier: humecter ces attelles en carton avec une éponge imbibée, d'eau tiède; puis, après les avoir lé-

gèrement malaxées, leur donner une forme qui se rapproche de celle du membre en les appliquant direclement sur le membre sain, en les y fixant à l'aide d'une bande, roulée et en pratiquant quelques échancruresàla parlie supérieure (/fy. 135). Après une heure d'application, faire sécher ces attelles en les suspendant à un fil; puis les appliquer définitivement quand elles sont tout à fait sèches, c'est-à-dire au bout de 24 heures. — Pour l'application du bandage, entourer le membre de quelques feuilles d'ouate assujettie à l'aide d'une bande roulée : appliquer, par-dessus le coton, les attelles de carton, en commençant par l'attelle interne et fixera l'aide d'une bande roulée. Pour le service hospitalier, il est bon d'avoir un certain nombre de ces appareils préparés à l'avance. Gouttières en fil de fer (fig. 136) galvanisé ou'élamé pour

Fig. 136. — Gouttière de fil de fer.

éviter la rouille; matelasser le fond de la gouttière avec ouate, vieux linge, etc. , fixer le membre à l'appareil avec des bandes et l'appareil au tronc avec un grand bandage de Mayor commode quand il y a complication de plaies.

Dans les fractures par armes à feu, préférer les gouttières métalliques; les gouttières en carton, en plâtre, en gulla, s'altèrent trop vite : les appareils inamovibles ou amovo-inamovibles ne sont bons qu'à la période de déclin.

Appareils modelés en toile métallique (Sarazin). Dans la toile métallique galvanisée et inoxydable, à petites mailles, tailler des valves d'après la forme et les dimensions de la fig. HO. Couper la toile métallique avec des cisailles, arrêter les bouts de fils de fer en les tordant ou les repliant avec une pince.

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Clouer les deux valves interne et externe sur une attelle et sur cette aUelle quelques courroies munies d'une boucle ; matelasser l'appareil et l'appliquer selon la figure 138. — On peut tailler des fenêtres dans les valves.

ig, 137. — Formes et dimensions de l'appareil de Sarazin Fig. 138. — Appareil de Sarazin pour les tailles petites et moyennes. appliqué.

Attelles ou gouttières de gutta-percha, que l'on taille pour le membre fracturé et qu'on ramollit dans l'eau chaude avant de les appliquer : remplir d'ouate le fond des gouttières. Prix trèsélevé de la gutta-percha.

S'il y a complication de plaies: 1° Plaie simple ; laver la plaie, pansement au cérat simple, à l'huile; diachylon. 2° Plaie profonde, issue des fragments d'os; réduire l'os s'il est possible ; sinon résection de la partie saillante à l'aide d'une scie à lame étroite; si le fragment est petit et irréductible, on peut attendre sa nécrose ; puis pansement simple. Dans les complications de plaies, on préférera les bandages dextriné», amidonnés ou plâtrés, auxquels on pratiquera une petite ouverture ou fenêtre pour le pansement.

S'il y a des symptômes inflammatoires intenses: saignée générale; irrigation continue à l'aide d'un seau plein d'eau ou d'un arrosoir ordinaire suspendu au-dessus du membre blessé, placer une ficelle à l'ouverture inférieure, afin que l'eau tombe goutte à goutte sur le membre au-dessous duquel on aura mis préalablement une toile cirée.

S'il y a hémorrhagie artérielle, ligature de l'artère axillaire (343, VIII), ou de l'artère brachiale (351).

S'il y a fracture comminutive, esquilles, désordres considérables: irrigation continue ou amputalion (350).

III. Fractures «le l'extrémité inférieure OU sus-condylienne. — Symptômes. — 1° Déformation {fig. 139) : Augmentation du diamètre antéro-postérieur ab, saillie de l'olécrâne o; au-dessus de cette saillie, vide transversale; dans le pli du coude, relief rugueux b.

2° Dimension : Normale ou raccourcie.

3° Attitude : Membre demi-fléchi.

4° Mobilité: Mouvements anormaux communiqués; crépitation souvent difficile à obtenir, même par le mouvement de torsion.

Fia. 139. — Fracture de l'extrémité inférieure ou sus-condylienne.

Ne pas confondre avec luxation du coude en arrière (345), avec contusion (346).

Traitement. — Faire pratiquer l'extension sur l'avant-bras demi-fléchi ; saisir l'extrémité inférieure du bras, les doigts croisés sur la saillie b, les pouces pressant le sommet de l'olé-

Fig. 140. — Appareil pour la fracture de l'extrémité inférieure ou sus-condy-

lienne.

crâne o qu'ils repoussent en avant. Contenir la fracture avec un bandage roulé {fig. 140), attelles de carton mouillé l'une en

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dessus, l'autre en dessous du bras, les assujettir à l'aide d'une seconde bande roulée ; maintenir le bras demi-fléchi. Lever l'appareil au bout de trois semaines et faire exécuter des mouvements pour prévenir l'ankylose. — Dandages inamovibles, ci-dessus. — Gouttière (p. 31(>j.

IV. Fracture des deux eondyles. — Symptômes. — Déformation : Gonflement ; élargissement considérable du coude par suite de l'écartement des deux eondyles; très-souvent fragment inférieur en haut et en arriére.

Traitement. — Réduction ; rapprocher les eondyles; appareil plâtré ou amidonné; faire exécuter des mouvements articulaires à partir du 20e jour.

356. Amputation du liras. — 1° Méthode circulaire. Faire rétracter la plaie par un aide ; un autre maintient l'avant-bras ; un troisième comprime l'artère numérale. — 1er temps: [fig.

Fig. 141. — Amputation du bras par la méthode circulaire.

141), le chirurgien placé en dehors, coupe la peau et l'aponévrose sans toucher aux muscles. — 2e temps : (fig. 142), reporter le couteau dans la plaie et couper toutes les chairs jusqu'à l'os. L'aide continue la rétraction ; dernier coup de couteau qui retranche toute la moitié externe du cône formé par le moignon, couper les fibres profondes, le nerf médian ; placer la compresse fendue; scier l'os. Lier les artères. Préférer cette méthode. Pansement simple ou par occlusion.

Pansement par occlusion : laver la surface de la plaie avec eau alcoolisée, bourrer la surface de section d'une énorme couche d'ouate sur laquelle on ramène les lambeaux, puis appliquer immédiatement sur la plaie une feuille d'ouate;

320 MALADIES DES 11ÉGIONS ET DES OltGANES.

par-dessus cette feuille nouvelles feuilles d'ouate de manière à envelopper le membre d'une sorte de fourreau, maintenir le tout avec plusieursbandes de toile qu'on serre de toute sa force. Ne pas défaire ce pansement avant 20 à 25 jours. Quand on

Fig. 142. - Amputation du bras par le procédé de Béclard et de Dupuytren

(Alph. Guérinj.

renouvelle le pansement, ne pas le faire dans les salles d'hôpital; laver la plaie avec un liquide désinfectant tel qu'eau phéniquée, essuyer doucement la peau sans tourmenter la plaie en arrachant les brins de coton ou de charpie (Alph. Guérin).

2° Méthode à lambeaux. — Traverser les chairs par transfixion, en ayant soin que le couteau rase l'huméruspour avoir le lambeau externe ; tailler le lambeau interne de la même manière ; relever les deux lambeaux; couper les chairs; placer la compresse et scier l'os.

337. Ligature de l'artère brachiale au pli du coude (fig. 1 43).— Points de repère : Tendon c du bord interne du biceps. Sur ce bord, incision deG centimètres n'intéressant que la peau ; faire écarter par un aide la veine basilique et la porter en dedans; soulever l'expansion aponévrotique du biceps e, l'ouvrir avec le bistouri porté à plat ; inciser sur la sonde cannelée ; chercher avec le doigt l'artère a, le nerf médian h, l'artère est

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m dehors du nerf; isoler l'artère des veines et placer la ligature. Pansement simple; maintenir la chaleur autour du membre.

Eig. 143. — Ligature de l'artère orachiale au pli du coude (*).

3o8. Saignée au pli du bras (ftg. 144, 145).— Avant l'opération, se rappeler la disposition analomique des vaisseaux de cette région afin d'éviter de piquer une artère. Côté externe : a, veine céphalique ; b, radiale superficielle ; c, médiane céphalique;^, médiane commune; f, médiane basilique, ayant l'artère brachiale h à son côté externe; g, e, radicales, cubitales; i, veinebasilique.

^ Opération. — Le malade est assis ou couché ; préparer un linge fin plié en plusieurs doubles pour panser la petite plaie ; des compresses, deux bandes ou mieux un mouchoir fin plié en cravate, un vase ^pour recevoir le sang, de l'eau froide, de l'eau tiède, un peu de vinaigre en cas de syncope, un drap ou une toile cirée pour préserver le lit et le malade. Appliquer la bande roulée pour faire gonfler les veines; un mouchoir est plus commode, plus facile à se procurer surtout à la campagne et comprime mieux. Le chirurgien se place en dedans et se sert de la main droite pour le côté droit, de la main gauche pour le côté gauche. S'il n'est pas ambidextre, il peut se placer en dehors pour le côté gauche. Ouvrir de préférence la médiane céphalique c ou la médiane commune d; se méfier

(*) a, artère brachiale; b, nerf médian ; c, tendon du bord interne du biceps; d, f, faisceau musculaire du rond pronateur; e. expansion fibreuse du biceps

cSuSHillnti r

de la médiane basilique voisine de l'artère; faire l'incision oblique. .

Si le sang ne coule pas facilement, faire rouler un corps un peu dur dans la main, desserrer un peu la bande, écarter avec la pointe de la lancette ou couper les fragments de tissu graisseux qui peuvent obstruer la piqûre; surveiller le parallélisme entre l'ouverture et les téguments.

Quand l'écoulement de sang est suffisant, enlever la bande, appliquer le doigt sur la plaie, laver; appliquer des compresses

Fig. 1U. — Anatomie des Fig. 145. — Position de la lancette dans la veines superficielles de la saignée, saignée du bras droit (*).

fines et les maintenir à l'aide d'une bande ou du moucboir.

A moins d'une certaine habileté, préférer pour l'opération une lancette dite à grain d'orge afin d'éviter d'ouvrir l'artère.

359. Auévrysme artério-veineiix consécutif à une saignée. — Symptômes. — Jet de sang, rouge vermeil, isochrone aux battements du cœur, saccadé. A un degré plus avancé, tumeur

(*) a veine céphalique; b, radiale superficielle; ç, médiane céphalique ; d, médiane commune ; e, veines cubitales, antérieure et postérieure; f, médiane basi< lique; g, veine radiale ; h. artère numérale : i, veine basilique (SédillotJ.

MALADIES DU

MKMBRE

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