AIR
CLIMATS
tion industriels, des oirmbustions organiques dont les animaux elles ï^gétaux sont le siège. Un homme adulte en esbale 18 à 22 litres par heure; l'ait inspiré Cn renferme 0,04-, l'air expiré en contient 4,38. La proportion est plus élevée la nuil que le jour, parles temps couverts que par un beau temps; elle varie d'unp saison et d'une année ii l'autre; dans les villes, elle n'est supérieure que d'une. Traolion gniliante h. celle des campagnes. L'air est pur quai il n'a pas plus de 4 d'acide carbonique p. lO.OOU, in fensif Jk 7 p. 10,000, impur et insalubre au-dessus 10 p. 10,000. L'acide carbonique est uuisihle pan qu'il entrave les échanges gazeux respiratoires poumon en rend d'autant moins que l'air inspiré contient plus), que sa proportion se saurait augmei ter sans que celle de l'oiygéne diminue, qui poison anesihésique à haute dose.
V. Ammoniaque normale. — Elle a pour origine la! décomposilion sous-marine des nlLrales enlevés au sol par les eaux pluviales et versé.* dans la mer par les fleuves ; sa proportion est alors trop faible pour influencer la sauté. Mais, dans certaines conditions, i-e gaz et ses composés atteignent un chiffre qui peut les rendre toxiques (voy. Substances gâteuses accidentelles, p. 21). De même, les acides nitreua; et nitrique. indifférents dans l'air libre, deviennent nuisibles dans cerlaijjes fabriques de produits chimiques (voy. Hyaiine professiormelle, p. 12").
B. EtÉMEivra accidentels. — I. Poussières. — L'air de Paris renferme, par mètre cube, 6 milligr. de poussîËres, dont un tiers d'origine organique. Dans l'air libre, on trouve des poussières mini'i'ates (silice, fer, argile, craie, sable, charbon), qui viennent des volcans, des roches, des usines, etc.; el des pOMssiéres animâtes et végétales, débris de plantes, fibres et cellules végétales, grains iïam\4ow, ^^Q'ft^^^, ■s^i^'^
duvet, débris d'insectes, etc. : toutes ces poussières peuvent irriter et enflammer la peau, les yeux, le larynx, les bronches. Dans ïair des atelien, des poussières spéciales causent des accidents varial>Ies (voy. Hygiène •professionnelle y p. i2o). Dans l'air des habitations^ les fibres de coton, de lin, de laine, les fragments de bois et de charbon abondent; de plus, des poussières toxiques sont fournies par les tentures colorées, par les verts arsenicaux ; enfin les particules détachées du corps de l'homme sain, abondantes dans les logements étroits, les casernes, les pensionnats, donnent à l'air une impureté [animalisation) qui diminue la vitalité de ceux qui le respirent et leur résistance aux maladies. Si ces particules émanent de malades, l'air est encore plus dangereux: c'est ainsi que se disséminent quelques maladies épidémiques (voy. Maladies infectieusesy p. 143).
II. Microorganismes. — Dans Vair libre, ils sont surtout nombreux en été, le matin et le soir, après les pluies chaudes, au voisinage du sol : très rares sur les hauteurs et dans l'air marin. A Montsouris, la moyenne est de 260 par mètre cube en hiver, 450 au printemps, G50 en été, 380 en automne. Dans les habitations, ils sont bien plus nombreux : 36.000 par mètre cube dans un appartement de Paris, 40.000 à IHôtel-Dieu, 79.000 à la Pitié. Vair des égouts n'en a que 6.000. Leur nature est très diverse: les microcoques sont les plus nombreux, puis les bacilles et les bactéries. Contrairement à ce qu'on avait cru au début, la propagation des maladies infectieuses ne se fait pas toujours par les microorganismes de Pair, beaucoup d'entre elles se transmettent par contact direct ou indirect : l'air est un des modes de propagation du choléra, de la fièvre typhoïde, de la variole ; ce n'est pas le seul (voy. Maladies infectieuses^ p. 143).