CHAPITRE Vil
Le vêlement a pour but de protéger le corps contre I les vaiialions de température et rbumidilé, accessoi' ^ rement contre les chocs et frottement (chaussures).
Pourtant il ne doit pas isolée complëlemeat le ] corps de l'air, dont la présence est nécessaire au I fonctionnement de la peau et â la dissémination des ' substances formées à aa surface; d'ailleurs i couche d'air interposée au vêtement et au corps diminue le rafonnement calorifique de celukci el égalise sa température. Si donc la forino du vêtement est subordonnée k l'âge (voy. Maillot, p. Hl), au seie, ii la profession, etc., il doit toujours avoir une ampleur suffisante pour la circulation de celte couche d'air. Ue plus, il ne doit jamais présenter de liens capables d'entraver la circulation, de gCncr le fonctionnement des organes, de déformer le Ironc ou les membres,
La propreté et le renouvellement des vêlements doivent être assurés dans la plus large mesure possibl«,<«j parce que les matières liquides el gazeuses qu'exhale' ] le corps, même en parfaite santi^. imprègnent lu èloffes pt nuisent aux fondions cutan'Vs: ii plus forte 1
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raison celle imprégiialion est-elle dangereuse quand elle est faite de germes morbides, susceptibles de propager une maladie contagieuse.
Matières et couleurs du vêtement. — Les matières animales sont :
La laine du mouton, dont on fait le drap, la flanelle, etc., et qui est la plus usuelle des substances vestimentaires ;
La .soie du bombyx, plus souple et plus brillante que toute autre étoffe, mais qui est moins un vêtement qu'une parure;
Les fourrures, peaux de divers animaux, qui conservent très bien le calorique, mais qui, dans les climats tempérés, sont un objet de luxe rarement utile ;
Le cuir, peau des ruminants, tannée et préparée pour la chaussure.
Les matières végétales sont :
Le /m, dont les fibres tissées fournissent la toile la plus fine;
Le chanvre, qui fournit aussi de la toile, moins fine, mais plus durable que la précédente (le rouissage, qui consiste à faire macérer dans l'eau les tiges du chanvre et du lin, pour séparer Técorce des fibres textiles, est une cause puissante de corruption de Feau) ;
Le coton, bourre soyeuse des graines du cotonnier, qui sert à fabriquer le calicot, le madapolam, et autres étoffes plus grossières que les toiles de lin et de chanvre, mais moins coûteuses, et préférables sous le rapport de leur médiocre conductibilité.
C'est, en effet, celte dernière propriété qui doit guider le choix des tissus. Plus ceux-ci sont mauvais conducteurs de la chaleur, mieux ils protègent le corps contre les variations de température. Or, la laine est le tissu qui émet le moins de chaleur dans un temps donné, celui qui conduit le moins bien Ici
VKTEMENÏ.
uhaleiir: puis vient le colon, eLenflii la toile ^Coulier). L'emploi de la laine est donc tout indiqué en hiver et dans les pays où les variations de tempi'rature âont brusques; la toile et le coton ne uoDviennenl qu'en été, ou pour le linge de corps, car la laine serait trop lourde.
La conduction de la chaleur est inlluencée par la couleur du tissu, presque autant que par sa matière : te noir a le pouvoir absorbant maximum; puis viennent le bleu, le vert, le rouge, le jaune; le blanc a le moindre pouvoir absorbant. Par suite, le blanc est la couleur des saisons et des pays chauds ; le noir et les couleurs foncées conviennent en hiver et dans les climats froids (Gariel). Des vêlements teints avec des couleurs à base d'arsenic ou d'aniline ont produit des accidents d'empoisonnement.
Le rdie du vêlement par rapport à l'humidité dépend de la quantité d'eati qu'une étoffe peut absorber. Le coton est la mntière qui se charge le moins d'eau, la laine est celle qui en absorbe le plu! de là Viilililé de ta pandie portée sur la peau, pour absorber la sueur k mesure qu'elle se produit, i cher son évaporation brusque, éviter les refroidissemenlE qui s'ensuivent; mais elle doit être changée i fréquemment , car son pouvoir absorbaul a des limites, et, quand elle est surcbarftée de sueur et de matières organiques, elle devient irritante pour la peau. C'est parce qu'ils n'absorbent pas et ne laissent pas passer les liquides cutanés, que les vêtements imperméables, en caoutchouc, sont nuisibles.
Parties diverses du Têtemsnt. — La coiffure doit être légère et perméable à l'air, ne pas serrer la tête, permettre l'évaporation de la sueur, dont te contact prolongé détermine la chute des cheveux. La tête de l'enfant a besoin d'Être sans cesse protégée contre les chocs, l'action du chaud et du froid; plus tard, il .
vaut mieux rester nu-tôte dans l'apparlement, la nuit comme le jour.
Le foulard est inutile en général; comme les cravates trop serrées, il gêne le cours du sang dans les vaisseaux du cou, rend sensible à l'action du froid.
Les gilets et redingotes doivent être assez larges pour ne gêner ni la respiration, ni la digestion. Les corsets sont utiles pour assurer la rectitude du tronc, et soutenir des seins volumineux, mais il ne faut pas qu'ils compriment le thorax au point d'entraver le jeu du cœur : ils doivent être réduits au lôle de ceintures larges et élastiques, faits d'un tissu souple, sans acier, avec le moins possible' de baleines. Les bretelles et les jarretières (celles-ci bouclées au-dessus du genou pour moins gêner le retour du sang veineux) doivent aussi être en tissu extensible, comme le caoutchouc.
Ldi chemise de coton, conduisant moins le calorique, absorbant mieux la sueur, vaut mieux que la chemise de toile.
EnQn, par dessus les bas ou chaussettes^ qui recueillent les produits de sécrétion des pieds et préviennent la malpropreté, se placent les chaussures, dontl'étroitesse ou la trop grande largeur provoquent les cors et les durillons : elles doivent être en tissu souple (peau de veau ou de chevreau) et suffisamment épaisses pour qu'on n'ait pas à redouter les chocs, ni l'humidité.