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CHAPITRE IX

EXKRCIOE ET HEPOS.

Influence de l'exercice sur l'économie. — h'aseerice est la pratique volontaire ti méthodique dit nouiiement. Or celui-ci implique nécessaire me ut la contraclioD d'un muacle; pendant cette conLractiou, le sang veineux qui sort du muscle est plus noir qu'au re pos, plus riche en acide carbonique, et est immédia tement remplacé par du sang artériel qui vient ] compenser les pertes subies par le muscle; cette ac- | tivité circulatoire loca,le, modifiant directement la circulation générale, indirectement la respiralion et i la nutrition, explique l'influence sanitaire de l'exer-r. j cice.

L'exercice augmente le volume et l'énergie desmuscks, en accroissant l'aRIux de sang à leur nivi par suite, leur nulrition. De plus, comme un muscle ou un système de muscles ne se contracte pas sans qu'il s'établisse dans les antagonistes une contraction parallèle qui régularise le mouvement, cetta solidarité musculaire, mise en jeu par l'effort, répartit sur tout un membre les heureux effets de l'exercice, appréciables au dynamomètre. Mais, si l'exercice est assez violent ou prolongé pour que les produits de désassiraiialion versés dans le sang veineux au moment de la contraction (acides carbonique, lactique, etc.) l'emportent sur les produits d'assimilation, on voit apparaître l'étal nommé fatigue ou surmenage, suivant son degré. ' '

Il active la respiration. Chez ceux qui n'y sont paff J habitués, il accroît la fréquence des mouvements ^ respiratoires (par congeslion tin poumon et insuffl-

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IIViilENt:.

sauce de l'oxygënutiuii du ïaiigj, el amène l'essoufflemeol. Mais celui-ci disparaît avec l'habitude, surtout quand on a la précaution de ne pas respirer la bouche ouverte : alors l'exercice n'augmente plus que l'amplitude de la respiration, la capacité respU raloire, qu'on mesure à l'aide du spiromëtre ou dU périmètre Iboracique; la quantité d'oxygène absorbé et d'acide carbonique exhalé par les poumons est accrue.

Il augmente la frénuenr.e et l'énenjie des haHementt Kiirdiaque», pour satisfaire à l'activité de la circulation musculaire. Violent et répété, il peut déterminer deK palpitations, une distension du ventricule droit, l'hypertrophie des cavités gauches, des lésions d'oriûces. Mais ail subit seulement une progression prudente, il est favorable en ce qu'il augmente la souplesse et l'élasticité des artères, mises plus souvent en jeu, et qu'il régularise la circulation tfénérnle.

Il favorise ta nutrition, en ouvrant l'appétit par suite de l'accroissement des dépenses organiques et du besoin de réparation, en activant la digestion, en permettant une utilisation plus cojnplÈte des a]iments.

Il augmente la transpn alion et hvoiisc; les fonctions de la peau

Il diminue l imp) e\Sionnabtbté phi/sique du. eorpa, le rend plus résistant au froid, a la chaleur, à l'humîdilë, peut-être même aui maladies spêciflques.

Modes da 1 exercice —A Gymnastique. — Ensemble de mouvement'' etLLUles d une façon rationnelle, envued'assureraleconomieles avantages de l'exercice en général et spécialement de régulariser le développement et II" fonctionnement de l'appareil locomoteur.

La f/ymnafliiut eUmentniit sim iiii/uii'eils, se com-

i;XËHCiCE ET REPOS. 0-

pose d'attitudes au de mouTements raisonnes, qui fant agir successivement tous les muscles des mem- Ltes et du Ironc, en faisant intervenir seulement ceux qui y conlribuent physiolopiqnemenl. L'atli- Lude la plus nnlurelle, la station debout, est d'abord couserïéeun certain temps, dans des i^onditions régulières : épaules en dehors, colonne vertébrale en Bitension, etc. Puis le tronc, les bras, les jambes, exécutent des mouvements de flexion, d'extension, de torsion, de circumducLion, mouvements qui doi veni Hre lylhmés, exécutés en cadence, lentement, à fond, et non d'une manièi'e saccadée et incomplète : c'est ainsi qu'on en tirera l'elTet désirable, et qu'on évitera l'essoufflement. Exécutifs d'abord sur place, ces exercices le sont ensuite pendant la morche ou la course. Ils peuvent se faire partout, sans installation spéciale, et constituent une gymnastique plus énergique qu'on ne le suppose ; ils pondèrent et facilitent les mouvements, et amènent vite la transpi-

La yyoinostiqui: avec uppareils comprend la matuBUvre des bAtons, massues et haltères, faite seule DU conjointement avec les mouvements prêcédenis, pour augmenter l'effort musculaire ; puis les barres parallèles, anneaux, trapèzes, ■perches, échelles, etc. Ces derniers exercices, dits de voltige, nécessitent une salle spéciale, un gymnase, qui doit être couvert pour pouvoir être utilisé chaque jour et à toute heure (le matin est le moment le plus favorable), et qui doil être pourvu d'une installation hydrolhérapiquo permettant de donner une douche rapide, en jet, à la Un de la séance.

La gymnastique médicale u'a pas besoii

aux engins sans nombre en usage dans les gymnases,

et qui ne sont pas indispensables pour conserver la

santé ou la rétablir : aux jeunes filles, aux enfants

^^^ LEroNi. — Hygiènt-. *"

lYGlKNE.

^H IIHI

^^H Repos et Sommeil. — Au bout it'uu cmiains t ^^H d'exercice ou de travail, le besoin du repos se fait ^^H Beiilir au muscle, pour réparer ses perles de subs- ^^H lance contractile; au système nerveux, pour Taire ^^H une nouvelle provision d'influn. Le repos peul s'oble- ^^H nir Eimpleinent par la <iessalion du mouvement, ou ^^^ par le passage d'une occupation it une autre. Miûs i] I n'est donné complètement que par le sommeil, pen-

, dant lequel toutes les fooctions de la vie de relalioD

subissentune suspension presque absolue, taudis qiie I les actes de la vie organique continuent à se faire,

' plus complètement mt^me que dans la veille. On ad-

met généralement que le sommeil s'accompagne d'anémie cérébrale, et non de congestion : en tout cas, le cerveau, ne faisant plus acte de volilion, ni de perception consciente, se repose, "comme lont le système neuro-musculaire.

L'âge, le sexe, les habitudes, etc., font varier la durée du sommeil nécessaire ; en moyenne, un adulte bien portant a besoin desii & huit heures. La nuit est le moment physiologique du sommeil. Pour que celui-ci ait lieu dans de bonnes conditions, il faut que le lit reçoive le plus d'air possible (les alcùves et les rideaux sont détestables}; qu'il Boil pourvu d'un sommier élastique (plus souple que la paillasse, plus facile à entretenir propre, à l'abri des , insectes); que les matelas soient souvent épurés, et les draps fréquemment changes; que toutes les garnitures du lit soient aérées chaque malin et contiennent le moins possible de plumes et de duvet : une trop grande chaleur pendant le sommeil provoque la Tièvre, des sueurs, el un nlanguissenifinl général,

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