‹ Aide-mémoire d'hygiène et de médecine légaleChapitre 24 sur 71 · HYGIÈNE SUIVANT LES \(1ES · texte numérisé non relu

HYGIÈNE SUIVANT LES \(1ES

beaoias el les qualités du lait de la mère ; pour cell< ci, qui évile ainsi les abcès du sein. Les causes qi s'y opposent sonl, du côté du nouveau-né, la fai' ' générale et les dilTormités de la bouche (b( lièvre) assez prononcées pour qu'il ne puisse prendi le sein; du cAlé de la mère, la sypbilis, la tuberculose, la folie, l'épilepsie; l'anémie est rarement un obstacle ; la tnauTaise conformation du mamelon est corrigée par les bouts de sein artificiels. Si le lait est insuffisant, on a recours à l'allaitement mixte. L'existence d'une "rossease nouvelle el la réapparition des règles n'interdisent la lactation que si l'enfanl souffre.

L'enfant doit être mis au seiu immédiatemeul coloslrum purge légèrement etest facilement absorbé. Le nombre el la durée des tétées varient avec la fort de l'enfant el la quautité de lait qu'il prend heures doivent être réglées pour conserver !e repoï' de la mère, assurer la disesUoa et le sommeil de l'enfant. En moyenne, le nouveau-né fait 10 tétées par Jour, représentant 30 grammes de lait le l"Jour, 150 grammes le 2'. 400 grammes le 3", H'M grammes le 4«. Pendant le I" mois, 5 tétées, à 70 grammes, représentant GIJO grammes par jour; à 2 mois, 7 tétées, 700 grammes ; à 3 mois, 7 tétées, 8B0 grammes ; de 4 à 8 mois, 6 tétées a i 50 grammes, près de lOOO grammes en tout.

Le meilleur moyen de savoir si le lait, quelle qu'en soit la source (mère, nourrice, etc.), est de quantité et de qualités sufllsantes, est de peser l'enfant cha-1 que jour pendant les 6 premiers mois, toutes les semaines ensuite. A la naissance, le poids moyen esl de 3'''i,2S0, pour les garçons; 2*",9S0 pour les BlIes. Pendant les 2 premiers jouis, le nouve.

100 à loO graniines (surtout par expulsi

' ; puis il reprend son poids primitif, et le dé-

In» '

passe du i'* au C° jour. Alors il doit aufçmenter de 10 à 20 grammes du 4« au 8° mois, de 5 à 12 grammes peudanl les 4 mois suviants : à la fia de la 1" année, il doit peser près de 9 kilofçrammes. Si cette augmentation quotidienne n'est pas obtenue, il faut changer le mode d'allaitement.

Le régime de la mère n'a pas besoin d'être modifié, pourvu que l'alimentation soit de quantité suffisante, de bonne qualité, facile à digérer. Les féculents passent pour augmenter la quantité de lait, mais la nourriture doit surtout être variée.

2° L'allaitement par une nourrice ne vaut pas le précédent, mais est bien supérieur au biberon. Le nombre et l'abondance des repas de l'enfant doivent être aussi réguliers que précédemment : son état se juge par la balance. L'alimentation de la nourrice est soumise aux règles indiquées pour la mère.

On choisit de préférence une nourrice de 20 à 25 ans, vigoureuse, ayant les dents saines, les cheveux bruns plutôt que blonds (ce qui n'a pas grande importance), les seins assez volumineux, hémisphériques plutôt que pyriformes. L'âge du lait doit se rapprocher de celui du nouveau-né, mais la concordance n'est pas indispensable. La nourrice ne doit présenter aucune manifestation syphylitique ou tuberculeuse.

3** V allaitement par les femelles d'animaux est exceptionnel. L'ânesse et la jument ont un lait assez voisin de celui de la femme (voy. Lait, p. 52}, mais pourraient être dangereuses comme nourrices. Le lait de vache ne peut pas être employé pur pour le jeune enfant. Reste la chèvre, que sa petite taille recommande à ce point de vue.

II. Allaitement artificiel. — Nécessaire quand la mère ne peut allaiter son enfant, ni lui fournir une nourrice, Tallaitement artificiel réussit toigoars mieux

I à iu cai

HYGIENE SI;|VA^T les AfiEJi.

u campagne, où l'air est pur el !e lait généralement bon, qu'à la ville. La cuiller et le petit-pot nesatisfont pas le besoin de succion que l'enfanl manifeste, et duquel répond seul le biberon. Celui-ci doit Pire maliÈre non poreuse, telle que le verre (!e mé s'oxydant]; toutes ses parties doivent être faciles démonter et nettoyées à l'eau bouillante chaqi Jour. Le lail de vache, ou mteuK d'ànesse ou de cl vre, doit âlre de bonne qualité, coupé d'un lîers un quart' d'eau sucrée jusqu'à 5 mois, purensuili bouilli pour éviter la tuberculose, cbauJTé au momeni de radmiuislralion. La quantité k donnera l'enfant en 24 heures est celle qu'il prendrait au seïn ma-

in. Allaitrkent kixtk et Alimentation pBÉit^TURÉE. — A T) ou 8 mois, quand les premières dénis sont sorties ou vont sortir, il est nécesaaire d'ajouter quelques alirnenls au lait, sans interrompre complètenient l'allaitement. Alors on ne donne plus que 4 à S Tois en 24 heures le sein ou du lait non coupé, et on fait prendre à l'enfant, matin et soir, quelques cuillerées d'une bouillie claire, faite avec du lait et de la farine, préférable aui: farines lactées et laits artificiels; puis ou augmente l'épaisseur de la tiouillie et le nombre des repas, pour arriver progressivement aux panades et aux bouillons. Si l'enfant maigrit, perd de son poids, a de la dian'hêe, on revient a l'usage exclusif du lail.

Ce changement de régime ne doitjamais avoir lioQ avant 6 mois. L'alimentation prématurée, association trop hàlive (avant 6 mois] des bouillies et des soupes à l'allaitement, est la principale cause de l'albrepsie, et, si l'eafunt survit, du rachitisme. A plus forte raison ces dangers esisteut-ils avec Vélevnge nourriture mixte employée dés la naissance.

. Srvbiri:. — La cessation définitive de j'allai-

ne HYGIÈNE.

lement doit être prudente et progressive. L'époque en est indiquée par la rareté du lait maternel, le développement du nourrisson, et surtout la dentition : jamais le sevrage ne doit être tenté avant la fin de la première année ; en général, il faut attendre que l'enfant ait 10 dents (15 à 18 mois). 11 faut sevrer dans l'intervalle d'une évolution dentaire à une autre; le printemps et l'automne sont les saisons les plus favorables. Il faut habituer le nourrisson au bouillon, aux bouillies, au jus de viande rôtie, avant de le priver du sein ; puis on ajoute le pain, les œufs, la viande, les fruits cuits. Il suffit de 4 à 5 repas bien réglés.

Seconde enfance. — A cet âge, les bains et la propreté corporelle, un lit particulier, des vêtements chauds, et ne gênant pas les mouvements, sont aussi utiles que précédemment. Mais, outre que la nature de l'alimentation ne diffère plus guère de celle de Tadulte (sauf pour l'usage du vin, qui doit être très modéré), le sommeil du jour est supprimé, et un exercice relatif doit être encouragé. Dès 5 ou 6 mois, l'enfant peut être abandonné à lui-même, sur un tapis placé à terre, où il se livre aux mouvements que comportent ses forces. Entre 12 et 18 mois, il commence à marcher seul : s'il ne le fait pas, il faut craindre quelques troubles du système locomoteur (rachitisme, coxalgie, pied-bot, etc.).

Les jouets d'enfants doivent être surveillés au point de vue de la coloration par des substances toxiques, dont les plus redoutables sont àf base de plomb ou d'arsenic.

Adolescence, Hygiène scolaire. — L'adolescence est l'époque du plus grand développement physique et intellectuel. L'exercice sous toutes ses formes (jeux, gymnastique, etc.) est plus utile qu'à aucun autre âge, et, pour faire face aux besoins créés par

HYGIÈNE SUIVANT LES AGES, cet exercice, ainsi que par la croissance, une alimen^i' tation fortement aïotée est indispensable. Quant al développement des facultés intellectuelles, il ' . " daus les écoles, lycées et collèges, dont l'installatii constitue l'hygiène scolaire.

Les bâtiment» acohirrs doivent être édifiés sur ui sol sec et un peu élevé; posséder . cour pour les jeux; les salles de classes doivent avoj une surface de 1 mèlre carré par élève, et une haii« leur de 3". 50 â 4 métrés, ne pas recevoir plus di 50 élèves chacune, être régulièrement aérées. Maîj les mesures d'hygiène les plus ioLëressantes ont poi ' but de prévenir ta myopie et les déviations de la tonne vertébrale, les plus fréquentes des afleclii engendrées par la vie à l'école, produites par mauvais éclairage, et par des sièges et pupitres défectueux.

L'éclairage des classes doit être largement distribué. Dans la jourDée, )a lumière ne doit pas arriver dé face, parce qu'elle fatiguerait l'œil ; ni par derrién ' ou du côté droit, parce que l'ombre du corps o la main serait projetée sur le papier de travail clairage unilatéral gauche est le meilleur. Le la lumière de la lampe à buile est préférable à celle du ga^ (voy. Éclairage, p. 81) ; elle doit être entourée d'un verre uni {le verre dépoli donnant une lumière insuffisante pour le travail), et, autant que possible, venii' aussi du côté gauche. C'est ainsi qu'on évitera 1a fatigue des yeux et les efforts d'accommodation qui mènent h la myopie (Gariel).

Le mobltieT salaire doit être fait dételle sorte que la vue de l'élève soit ménagée, et qu'il ne soit pas obligé lie prendfe une attitude vicieuse pour écrire. Il faut

1» Que le bane soit assez large poui" que l'enfant y soit au repos, et pourvu d'un dossier qui permette àêquitter parfois la position droite ou peiichte en avant;

il8 HYGIÈNE.

2° Que le pupitre soit incliné du côté de l'élève à 40 ou 45 degrés ; qu'il ne soit ni trop haut, ce qui amènerait une torsion du tronc faisant saillir une épaule, ni trop bas, ce qui obligerait le dos à se voûter ;

3<» Que le "bord du pupitre soit sur le même plan vertical que le bord du banc, et non à une distance exagérée.

Il faut encore que les livres classiques soient imprimés en caractères hauts et espacés; que l'élève s'habitue à écrire en tenant son cahier perpendiculaire au bord de la table, et non avec l'inclinaison qu'exige l'écriture anglaise, et qui force le corps à se pencher d'un côté.

Enfin la brièveté des heures de classes et d'études, leur interruption fréquente par des intervalles de repos, l'encouragement aux jeux de toute sorte, préviendront le surmenage et ses conséquences, fièvre typhoïde, anémie, fatigue cérébrale, etc.

Age adulte. — A cet âge s'appliquent les règles générales de Thygiène, il n'y a rien de spécial à en dire.

Vieillesse. — Peau sèche et ridée, taille et poids moins élevés que dans Tâge adulte, dents absentes ou usées, fonctions digestives languissantes, cœur affaibli, artères en dégénérescence graisseuse ou calcaire, capacité respiratoire diminuée : tels sont les attributs de la vieillesse, qui annoncent une usure de l'organisme, expliquent les maladies adynamiques fréquentes à cet âge, et indiquent une hygiène spéciale.

Le besoin d'une nourriture substantielle et les difficultés de la digestion nécessitent l'usage de mets réconfortants sous un petit volume, lait, œufs, poissons, hachis de viande. Le vin de bonne qualité est nécessaire, mais les liqueurs sont nuisibles. Les re-

HÏGlÉNi; DIOFESSIONNELLK,

pas doivent Pire plus nombreux que copieux. Au si tir de table, ud exercice modËrë, la marche au gra air est utile, lin sommeil de cinq à six heures i suffisaot; il ne doit pas être provoqué par l'opiuift nuisible aux vieillards. Le séjour dans un li< Roé, théâtre, etc., entrave la respiration déjà difft cile. Les rerroidissemenls sont à crnindre par-dea tout; il faut donc que les ablutions soient faites a l'eau tiède, et que les vêtements soient plus chaui^ que ceux d'un adulle.

* CHAPITRE Xll

inGlÈSE PHOFESSIONNELLE.

Hygiène iadastrielle, maladies des artisaiiH. —

ÉTIOLOOEE et prophylaxie r.ÉNÉaALRS DES MALADIES P;

FEs s iDN BELLES. — I. L'ulV du TniUeu industriel agit ;

1° Par la pression, augmentée pour ceux qui tr^l vaillent sous l'eau, diminuée pour ceux qui iravaillenfl sur les hauts plateaux (voy. Air comprima. Air r réfié,p. 23 et 24);

2» Par la tet pér forges, hauts f à d

changements [v p

3» Par son ft m rf p d ff

la peau, ou gén

4° Par les ém ns p wsir g

qui le vicient (v M d p f nnnn eulier, p. 422}.

Le premier m n d o ra dm

dustriel, c'est 1 en a [

pel plutôt que par propulsion (voy. Vmlilatia p. 76); l'air de renouvellenient ne doit pas f chauffé; souvent mflrae, il est bon de le rafrali

i20 IIYiilÉNE.

on le faisant arriver par des tubes traversant un cylindre rempli d'eau froide. De plus, il faut protéger le sol et les murs de l'atelier contre les causes d'infection, en éloignant de suite les substances putrescibles, et en faisant des lavages fréquents à grande eau, additionnée de substances antiseptiques au besoin. Les poussières doivent être aspirées au dehor^, sur le point même où elles se produisent, ou abattues par une constante pulvérisation d*èau. Les gaz dangereux sont condensés par refroidissement ou par pression dans des compartiments spéciaux, ou ramenés au foyer des chaudières et brûlés, ou immédiatement évacués dans Tair libre s'ils ne sont pas toxiques. Des masques ont été inventés pour filtrer l'air avant son arrivée aux voies respiratoires.

IL L'éclairage très intense (métallurgie, verrerie) fatigue la vue; tandis que l'obscurité relative et la privation de la lumière solaire (mineurs) n'ont pas d'influence morbide précise.

IIL Le contact des substances maniées produit des éruptions (gale des épiciers, mal de vers), ou des intoxications professionnelles (saturnisme, etc.).

Les ouvriers consentant rarement à se garantir de ce contact en enduisant leurs mains de corps gras, ou en portant des gants, le moyen de protection le plus sérieux est une propreté minutieuse : lavage des mains et de la face, à l'eau de savon, plusieurs fois par jour, surtout avant le repas ; grands bains fréquents; port des vêtements de travail à l'atelier seulement. Souvent il est possible de supprimer le contact nuisible, en substituant le phosphore rouge au phosphore blanc (allumettes), les couleurs végétales à celles d'aniline et d'arsenic (papiers peints, étoffes), le blanc de zinc au blanc de plomb, etc.

IV. Les accidents de Vindmtrie sont nombreux : broiements dans les enfîrenaf»es,'explosions dechau-

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