HYGIENE PROFESSIONNELLE
dlùres ou de matières explosives, grisou, incendies;
Cooire les acciJeoU par les engrenages, l'enTeloppement des m^cuoismes dangereux; coni les explosions de chaudières, une surveillance active, ies soupapes de sûrelé, les indicateurs automatiques contre le grisou, une bonne venlilalion des galeries de mines et les lampes do sftreté. Les substances explosives sont l'objet d'une réglementation qu' faudrait appliquer sérieusement.
V. La répéHtion des mêmes mouveinents amène dej attitudes vicieuses, des déformations du tronc et di" membres, des bourses séreuses sur les points primés, des synovites tendineuses, etc.
La substitution des machines à la main de l'homr diminue les déformations professionnelles. La duréi du travail doit ^Ire limitée, sinon par la loi (li sont partagés à ce sujet), au moins par la sommai d'efforts au delà desquels l'ouvrier arrive au surmenage.
VL Vâgr, le sexe, la constitution, ont une grande', part dans les chances sanilaires des ouvriers. La lot. Joubert porte que les enfaiils pourront Ptre admis i 10 ans révolus dans quelques industries déterminées; jusqu'à O ans, ils ne seront assujettis qu'à un travail de 6 heures par jour, iiilprrompu par un repos. Ailleurs, on n'admettra dans les usines et manU' factures que des enfants âgés au moins de 13 ans; les garçons au-dessous de 12 ans, et les fdies audessous deSt ans, ne pourront être employés cun travail de nuit, non plus que dans les ateli produits vénéneux ou sujets à explosions.
Le séjour à l'atelier est fâcheux pour la jeune lills qui subit l'évolution sexuelle, et même pour 11 femme adulte, qui est atteinte chaque mois par l'époque menslruelle, rf qui a â supporter les fatigues .de la grossesse el de la lactallon,
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i22 HYGIÈNE.
Hors de Vatelier, uqe alimentation proportionnée au travail effectué, la sobriété à l'égard des liqueurs alcooliques, Thabitation dans un logement salubre, sont pour l'ouvrier les meilleures conditions de vitalité et de survie.
B. Influence de l'industrie sur le voisinage, établissements INSALUBRES. — L'induslrie souille le sol en y répandant des matières putrides; Vair^ en l'imprégnant de fumée, de vapeurs et de gaz irritants ou toxiques; l'eau, en y écoulant ses résidus. Aussi exisle-t-il une nomenclature des établissements industriels insalubres, incommodes, ou dangereux, qui sont soumis à certaines formalités administratives, et répartis en trois classes :
Établissements de 2^remîère classe, ceux qui doivent nécessairement être éloignés des habitations, el môme de l'enceinte des villes pour certains d'entre eux (abattoirs, fabriques de produits chimiques, rouissoirs, etc.) ;
Établissements de deuxième classe, ceux dont Téloignement des habitations n'est pas nécessaire, mais dont les opérations doivent Atre exécutées avec certaines précautions (amidonneries, blanchisseries, caoutchouc, etc.).
Établissements de troisième classe, ceux qui peuvent être laissés près des maisons, mais doivent être soumis à la surveillance administrative (brasseries, savonneries, buanderies, doreurs, plombiers, etc.).
G. Maladies professionnelles en particulier. — Proust les classe et les décrit de la façon suivante :
1. Professions provoquant des éruptions de cause externe et des altérations de la peau. — Chez les dpchireurs de bateaux, ravageurs et débardeurs, l'humidilé engendre une affection nommée vulgairement grenouille, caractérisée par un ramollissement du derme, des gerçures, des crevasses, siégeant de préférence
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IIÏGIRNE PROFESSIONNELLE.
<>nli'p les orteils et sur los talons, el délerminant un( chaleur vive quand les parties, étant hors de l'ean, CommencenL à sécher.
Les tanneurs el iiiégmiers sont aiyela au choMra des doigts, ecchymose de la partie interne des doigts, déterminant des douleurs airoces quand la pean est ulcérée; et au rossignol, petit Irou qui se forme à rexlrémité de la pulpe des doigls, paramincissemenl de la peau corrodée par la chaux : en portant de»( gants huilés, les ouvriers s'affranchiraient de ce»! accidents. i
La gale des épiciers est une éruption squameuse,^ provoquée par le contact répété de snhslances mal' propres ou irritantes. j
Les euininiers et cuisinières sont exposés à une-. Torme spéciale d'retéma, siégeant à la face et au&] memhres supérieurs. Il en est de tn^me pour lejH forgerons el verriers. Le psoriasis rfes boulangers eîÉ une éruption de même ordre, due aussi h une cha-. leur intense, à laquelle se joint ici le contact des mains avec la pitte fermentée.
Le mni de vers ou rnnl de b'insine, observé chez left! dévideusrs de cocons, consiste Iant6t en simples cra<! vasses des doigts, dues au conlact de l'eau chaudcg contenue dans une bassine; tontflt en une éruption vësiculo-purulenle des doigts, accompagné^' de douleurs, d'œdème, de lymphangite, parfois d» phlegmons graves, due au contact du ver déconiT' posé il l'intérieur du cocon. Les ouvrières une foiâj atteintes acquièrent ordinairement une vérilahle im*
Le maniement des necCs arsenicaux amène de l'ér^ thème, puis des vésicules suivies d'ulcération daîj tous les points du corps où le sol arsenical peut Ctn déposé, 1