II. Estomac, — Il contient un demi-litre à un litre d'eau
III. Cœw\ sang. — Le sang est plus fluide et moins foncé que dans les autres asphyxies. Le cœur ne renferme ordinairement pas de caillots.
IV. Oreille moyenne. — Elle contient quelquefois de l'eau et des corps étrangers, qui y arrivent après avoir pénétré dans la trompe d'Eustache sous l'influence des mouvements respiratoires ou de déglutition. Cette pénétration ne peut se faire que si la submersion à eu lieu pendant la vie.
G. Questions médico-légales relatives a la submersion. — I. La submersion a-t-elle été effectuée pendant la vie et a- 1- elle causé la mort, ou la victime a-t-elle été jetée à Ceau après la mort? — La présence de terre sous les ongles, et d'excoriations à la face dorsale des doigts, est un bon signe que la submersion a précédé la mort, mais manque souvent. Il en est de même d'un champignon de mousse au devant des narines et de la bouche, qui prouve que l'individu a respiré dans l'eau. La meilleure preuve qu'il a été jeté vivant dans l'eau est la présence d'une grande quantité d*eau dans l'estomac^ d'écume et de corps étrangers dans les voies aériennes, d'eau dans Voreille moyenne. Si ces signes font défaut, parce que le cadavre est putréfié, ou parce qu'au moment de la chute dans l'eau la mort a été causée par la frayeur^ le froid, etc., l'affirmation est impossible.
IL Y a-t-il suicide, accident ou homicide? — La dis-
ASPHYXIE
tincHori entre le suici'k H Vascident -peut 6lre
sur les faits de l'enquête judiciaire, mais non sur li
résullals de l'aulopsie.
En cas d'Iuimicide, il y a quelquefois des traces lutte, très probantes qiiaud elles existent. Encore fftut-il distinguer les blessures faites pendant la vie de celles qui ont été produites après la mort par le choc derhélice d'uu bateau, un coup de croc, etc. (voy. Coups et blessures, p. 201),
m. Comlikn ilc temps le corps a-t-il iéjourni dans J'eau? — Cettequestion est résoluepar le degré auquel laputréraclioueBtamve[ïoy.fipoçiiodF&nnof(, p. 188).
Pendaison. — Mode d'asphysie qui a lieu par suspension du eoTps à l'aide d'un lien noué autour du cou. Lu mort par pendaison volontaire ne nécessite pas que le corps soit verLicalement suspendu à une certaine bauleur du sol, loin de tout appui pour les .pieds : elle peut survenir dans toutes les positions du corps, debout contre uu mur et les pieds reposant sur le soi, à genoux, assis, accroupi, ou presque couché. Le lien e.ierçant sur le cou une compression qui interrompt la circulation cérébrale, la perte de connaissance est immédiate. En moyenne, la mort met dix minutes à se produire. 1
A. Aspect EXTÉBiEtiB ou cadwre. — I. Cou. — Le] lien y laisse un sillon, ordinairement unique, situé au-dessus du larynx ; oblique de bas en haut, et d'avant en arrière; ayant une forme parabolique, eu fer ù. cheval, un aspect parcheminé, brun, écailleux d'autant plus profond que le lien est plus étroit; bordé par deux bourrelets saillants, bleuâtres.
U. Faœ. ~ Elle est naturelle si la pendaison a éltfj 1res courte ; tuméfiée, congestion née, avec saillie dasi yeux et injection ou ecchymoses sous-coojonctivales^l dans le cas contraire. La langue est souvent sail lanle hors de la bouche, parfois pressée entre
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dents. Une écume s'écoule par le nez ou la bol
111. Membres, organes ffinitaux. ~ Les JambW fléchies, violacées par suite de la déclivîlé. LesV pendent le long du corps, les doigts Qêchis ddT paume de la main.
Le pénis est turgescent, et non en érection. ] Smiasion de sperme, et êracualions involontain
B. Lésions internes. — L Cnu. — A la dissectioj trouve, au niveau du sillon, la peau amincie, Is J cellulaire exsangue, tassé, en lames banchesn ecchymoses y sont très rares, Les muscles s' mastoïdiens sont déprimés. On a observé la r de la tunique interne des carotides primitives, Il ture de l'os hyoïde ou du larynï ; rarement, IbcM tion des vertèbres cervicales.
Il, Viscères. — Le poumon est brun foncé, compi les ecchymoses sous-pleurales et les noyaux,'3 p!ectic[ues sont rares; la muqueuse trachéo-jT chique est rouge. Les voies aériennes contieij parfois une écume blanche ou sanglante, abondante, à bulles plus grosses, que ches les a Quelquefois, emphysème iutravésiculaire.
Le sang est tluide, noir.
Le cerveau présente des traces de congestion^ importance.
L'estomac et les inlestins ofirent une congestion ;!