I. PLAIES NON PÉNÉTRANTES
On divise les plaies artérielles en pénétrantes et non pénétrantes, selon que les tuniques artérielles ont été divisées en partie, ou dans toute leur épaisseur. Si la gaine seule est divisée, des bourgeons charnus ne tardent pas à recouvrir l’artère qui reste perméable. Si la tunique externe est comprise dans la solution de continuité, les deux tuniques internes s’épaississent, et l’artère reste encore perméable. Si une partie ou toute l’épaisseur de la tunique moyenne est coupée , la colonne de sang n’est plus limitée que par la tunique interne. En raison de la structure de cette dernière tunique , qui est inextensible, on ne peut admettre qu’elle cède en se dilatant, et qu’elle vienne faire hernie par l’ouverture dont les deux autres sont le siège; elle se rompra plutôt. Mais si la circulation est moins active, il peut se faire qu’elle résiste assez longtemps , pour qu’un épanchement de lymphe plastique et des bourgeons charnus viennent la consolider par sa face externe. Ces plaies ne réclament aucun traitement spécial.