‹ Aide-mémoire de l'opérateur, comprenant les opérations élémentaires, les ligatures d'artères, les amputations dans la contiguité et dans la continuité des membres, et les résections des extrémités articulairesChapitre 27 sur 64 · II. PLAIES PÉNÉTRANTES · texte numérisé non relu

II. PLAIES PÉNÉTRANTES

Une artère peut être piquée, ou divisée en long ou en travers; dans ce dernier cas, la plaie peut intéresser le quart, la moitié ou la totalité du vaisseau.

Piqûre. — Quoiqu’en général une piqûre n’entraîne pas nécessairement après elle une hémorrhagie, et que

le plus souvent la cicatrisation ait lieu; cependant, on a vu l’ulcération , et un écoulement de sang abondant être la conséquence de la piqûre de l’artère crurale, par le ténaculum : ce qui doit faire tenir le chirurgien sur scs gardes.

Quand le quart d’une artère est divisé, l’hémorrhagie peut s’arrêter par défaut de parallélisme entre la plaie de l’artère et celle des téguments. Le danger est plus grand, quand l'artère est divisée dans la moitié ou dans les trois quarts de son diamètre; l'ouverture devient ovale et reste béante. Le danger est moindre quand la section est complète; cependant, malgré le conseil qu’on a donné de couper l’artère en travers, dans les cas de section partielle, on n’a guère recours aujourd’hui à ce moyen, si ce n’est pour l’artère intercostale.

Lorsque l’hémorrhagie s’arrête d’elle-mème sans l’intervention des moyens chirurgicaux, ce sont: l’élasticité des parois du vaisseau, Je défaut de parallélisme signalé, l’ interposition du tissu cellulaire ambiant, le sang extravasé, l'affaiblissement de la circulation, la sécrétion d’une matière organisable, qui concourent il suspendre l’écoulement du sang.

De toute manière, les bords d’une plaie artérielle ne peuvent jamais s’agglutiner immédiatement; c’est presque toujours une substance de création nouvelle qui vient combler la plaie, et celte guérison n'est que temporaire. Aussi, est-il vrai de dire, qu'on ne doit point compter sur les cicatrices latérales, et qu’une artère divisée au quart, au tiers, aux trois

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]uarts de son épaisseur, doit être considérée comme oerdue pour la circulation. Il n'en est pas de même orsque la plaie est longitudinale; alors- il n’y a pas ■‘carlcment des bords de la plaie, qui se renversent m dedans; et, quoiqu’il y ait lieu d’espérer que l'artère restera perméable, il peut encore se faire que cet éperon devienne le point de départ de la formation d'un caillot obturateur.

§ 4. Moyens hémostatiques.

Les principaux sont: la compression, la ligature et la torsion.

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