‹ Aide-mémoire de l'opérateur, comprenant les opérations élémentaires, les ligatures d'artères, les amputations dans la contiguité et dans la continuité des membres, et les résections des extrémités articulairesChapitre 53 sur 64 · L .XLV1I · texte numérisé non relu

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Pansement. — Réunir les incisions par quelques points de suture ; fixer le bras, en rapprochant les surfaces osseuses et maintenir l’épaule avec l’appareil de Desault.

Appréciation. — Aucun des procédés décrits cidessus ne l’emporte absolument sur les autres. Si une incision simple sulfit, il ne faut pas tailler de lambeau ; car il ne convient de découvrir largement l’articulation que dans le cas où la télé de l’humérus est fracturée comminutivemcnt , ou bien lorsque le malade est extrêmement musclé.

De tous les procédés à incision simple, ceux de M. Robert, de M. Baudens et de M. Malgaigne sont préférables à celui de White; parce que l’articulation est plus superficiellement située, en avant, qu’en dehors, et qu’il est plus facile de couper le tendon du sous-scapulaire, au fond de la plaie, quand L’incision est antérieure.

Parmi les procédés à lambeau externe et postérieur, celui de Lisfranc, indiqué par M. Malgaigne, est le plus expéditif et le plus rationnel.

Celui de M. Bourgery offre les avantages suivants : il n’y a pas de lambeau susceptible de mortification; les vaisseaux et les nerfs sont à l’abri de toute lésion ; toutes les insertions deltoïdienncs sont conservées; il est facile à exécuter et permet d’accomplir la résection de l’os, et même celle de la cavité glenoïde, aussi bien que les procédés à lambeau.

L’incision verticale externe de Wliite a cet avantage , que si les délabrements sont trop étendus pour

qu’on puisse tenter la conservation du membre; cette incision devient le premier temps de la désarticulation scapulo-humérale, par le procédé de Larrey. ( Voir page 299, et PL. XXIV, page 300. )

§. 2. Résections pratiquées sur le membre inférieur.

I. Résection partielle du premier métatarsien. Procédé de M. Blandin. — Limiter, par deux incisions parallèles à Taxe du pied, et dont l’une est dorsale, l'autre plantaire , et la troisième transversale en avant, un lambeau quadrilatère à base postérieure. Disséquer et relever ce lambeau ; écarter les lèvres de la plaie et le tendon extenseur; ouvrir l’articulation métatarso-phalangienne; luxer la tète de l’os, qu’on dépouille des parties molles et dont on pratique la section avec la scie à chaînettes, après avoir interposé une feuille de carton entre l’os et les parties molles qu’on doit ménager.

M. Roux pratique une incision longitudinale sur le côté interne du métatarsien, puis, une seconde incision transversale, en avant, en forme de H; il relève les angles de la plaie et scie l’os avec la scie d'Aitken, avant de le désarticuler, ce qui rend l’opération plus facile.

On pourrait appliquer ici le procédé de Ledran; M. Malgaigne pratique une seule incision, des deux extrémités de laquelle il fait partir une incision transversale en 1 |

Barbier pratiqua avec succès cette opération, au Valdc-Grèce en 1795, pour un cas de luxation irréductible.

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