ARTICLE II. — CAUTÉRISATION
Cette opération a pour résultat l’abolition de la vie dans les tissus. La cautérisation se divise en potentielle et actuelle. Elle trouve son application dans les cas où l’on veut déterminer à la surface cutanée des altérations artificielles, où l’on veut détruire des parties cancéreuses, borner des caries, arrêter une hémorrhagie, neutraliser des venins ou des virus, et enfin quand il est besoin de provoquer une excitation transitoire à la surface des parties,
§. 1er. Cautérisation potentielle. Caustiques.
Ce sont: la potasse, la soude, l’azotate d’argent, le bi-chlorure d’antimoine, les trochisques, qui ont pour base le bi-chlorure de mercure, le bi-oxyde de plomb, d’arsenic, de mercure, l’alun calciné; les acides; le caustique de Récamier, qui consiste en eau régale tenant en dissolution du chlorure d'or pur dans la proportion de 3 décig. de chlorure sur 30 gram. d’acide. Tous ces caustiques peuvent être employés à l'état de pureté, de mélange, ou en solution dans un liquide. Quelle que soit, d’ailleurs, leur composition, ils agissent en se combinant avec les parties organisées, soit en leur soustrayant l'eau qu’elles contiennent, soit en formant avec elles des composés nouveaux, incompatibles avec l’organisation.
Application des caustiques. — 1° Essuyer la partie qu’on veut cautériser: 2<> préserver les parties voir