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CAFÉINE

Au chalumeau, sur le charbon, dans la flamme intérieure et avec le carbonate de soude, les sels de cadmium donnent un enduit jaune rocgeâtre d'oxyde de cadmium.

On n'emploie en pharmacie que le sulfate de cadmium.

CAFÉ. Semences du Coffea arabica, L. — Rubiacées.

Arbrisseau à feuilles persistantes originaire d'Ethiopie, acclimaté aux Antilles et dans les parties chaudes de l'Amérique.

Comp. — D'après Payen, contient : cellulose : 34; eau : 12 ; subst. grasse :13; glucose, dextrine, acide végétal indéterminé : 15,5 ; légumine et caséine : 10; chlorogénate de potasse et de caféine : 5; plu?, mat. azotée, caféine libre, huiles essentielles, substances minérales, etc.

Act. phys. — Par la torréfaction, le café est altéré dans sa composition primitive, et il se produit des essences empyreumatiques aux dépens des éléments aromatiques, soit même aux dépens de la caféine. Il convient donc de remarquer que l'infusion de café torréfié a des propriétés différentes de l'infusé de café vert. L'infusé de café noir est un excitant de la circulation ; il active les fonctions intellectuelles et prolonge la veille. C'est aussi un tonique et un désinfectant. Il masque l'amertume du sulfate de quinine, du sulfate de magnésie et du séné. On l'a employé contre la coqueluche, la goutte et les empoisonnements par les narcotiques. Le café vert paraît être fébrifuge et antigoutteux.

Sirop de café.

Pr. Café torréfié et moulu . . . B00

Sirop simple 4000

Traitez le café par déplacement au moyeu de l'eau bouillante de manière à obtenir 1000 de liqueur. Mettez alors le sirop sur le feu et faites-le évaporer jusqu'à ce qu'il ait perdu 1000, rem-

placez cette perte par le déplacé, passez. ^Guib.)

Macération de café.

Pr. Café non torréfié 25

Eau 300

F. macérer 12 h.; passez : par verres dans la journée, contre la coqueluche ; sucrez à volonté.

CAFÉINE. Théine, Guarani?ie. = G16H10Az4O4.

Existe dans le café, le thé, le guarana. Dans le café, elle est combinée avec l'acide caféique, caféiannique , ou chlorogénique (de Payen), lequel est coloré en vert par l'ammoniaque. — Pour la préparer : traiter le café vert par la benzine, distiller, reprendre le résidu par l'eau bouillante, faire cristalliser, et purifier par plusieurs cristallisations. — Prismes blancs, soyeux, inodores, amers, sol. dans 98 p. d'eau froide, très-sol. dans l'eau bouillante ; un peu sol. dans l'alcool et Téther ; se subliment sans altération à 384°; précipités par le tannin en blanc, par le chlorure de platine en jaune, — C'est une base faible à sels mal définis.

CAJEPUT

Act. phys. — Très-analogue à celle du café. A faible dose, d'abord léger assoupissement, puis excitation générale du système nerveux. A dose plus élevée, elle peut produire des vomissements.

Citrate de caféine.

On l'obtient par saturation directe; il cristallise en aiguilles blanches satinées , très-sol. dans l'eau. — Employé contre la migraine. (Réveil.)

Pilules de citrate de caféine.

Pr. Citrate de caféine 0,50

Extrait de chiendent 1

F. des pilules de 15 centigr. — 1 toutes les heures à partir du début de l'accès. (Hannon.)

CAÏLGEDRA. Ecorce du Khaya senegalensis, Guill. et Perr. — Cédrélacées.

Ecorce large, cintrée, rougeâtre, à épidémie lisse blanchâtre, dure, cassante, lourde, amère, légèrement odorante. Ë. Caventou y a trouvé une matière colorante jaune, et une autre rouge abondante, qu'il croit fébrifuge; en outre, une très-petite quantité (8/10000) d'une matière neutre, amère : le cdilcédrin.

Le caïlcedra est fébrifuge, et porte pour cette raison le nom de quinquina du Sénégal. — Inusité.

caillelaït BLANC. Galium Mollugo, L. — Rubiacées.

GAILL.ELAIT JAUNE. Galium luteum, L. — Rubiacées.

Ces deux plantes, ainsi que les G. palustre, rigidum et Âpa~ fine, sont légèrement astringentes et diaphorétiques. On les a vantées contre Fépilepsie (suc frais), comme antigoutteuses et antidartreuses. Leur réputation ne paraît pas bien justifiée. — Infusé : 10 : 1000. — Peu usitées.

CAINGA. Cahinça; Chiococca anguifuga, Mart. — Rubiacées.

Racine rameuse, contournée, grosse comme le doigt, originaire du Brésil. Saveur amère et nauséeuse, odeur voisine de celle de la valériane. Sa composition n'est pas bien définie; il est probable qu'elle contient un principe voisin de Yémétine, peut-être la chiococcine, obtenue par Brandes du. G. racemosa.

Act. phys. — A petite dose, purgatif ; au-dessus, drastique et émétique ; sialagogue, diaphorétique. — C'est un bon dérivatif vers le tube digestif, dans les hydropisies et les affections congestives du cerveau. (Gubler.) Sespropriétés paraissent résider plus spécialement dans l'écorce. Poudre : 1 à 2 gr.

Extrait alcoolique de caïnca.

Prép. c. l'Extrait alcoolique de digitale. — Rendement : 20/100.

CAJEPUT. Melaleuca minor, Sm. — Myrtacées (fig. 24). L'huile essentielle (G20H18O2) est retirée des feuilles : verte,

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