REPRODUCTION DES CELLULES
parfois encore sous le nom d ’utricule primordial ou d’enveloppe azotée .
Le paraplasma joue un rôle important dans la nutrition et la croissance de la cellule.
Le noyau est limité par une membrane nucléaire résultant de la condensation du protoplasma; elle enveloppe un liquide, le suc nucléaire , dans lequel est plongé un filament pelotonné dont la substance est la nucléine. Celle-ci se montre composée de deux substances. Tune amorphe, la linine , l’autre granuleuse, la chromatine. Cette dernière, riche en phosphore, absorbe facilement les liquides colorants et ne se dissout pas dans l’acide acétique, l’autre leur résiste énergiquement. Dans les plis du filament nucléaire se rencontrent fréquemment de petits noyaux secondaires, nucléoles , dont la substance, pyrénine , fixe les matières colorantes et se dissout dans l’acide acétique.
Enfin, dans les cellules, on remarque en dehors du noyau deux masses protoplasmiques, appartenant au cytoplasma, accolées contre la membrane nucléaire et dont le rôle est très important au point de vue des phénomènes de segmentation du noyau ; ce sont les sphères directrices (Guignard).
Reproduction des cellules. — Lorsque les cellules ont acquis un certain accroissement, elles se reproduisent; et le phénomène a lieu par bourgeonnement ou gemmation , par conjugaison , ou par division.
1° Bourgeonnement. — Il se produit une division dont les produits sont inégaux, de telle sorte qu’on peut considérer la portion la plus petite comme résultant de l’accroissement de la plus grande ; le bourgeon se sépare bientôt de la cellule mère et acquiert aussi la propriété de bourgeonner.
2° Conjugaison. — Il y a fusion de deux corps protoplasmiques en un seul, et en ce cas de deux choses
ZOOLOGIE GÉNÉRALE
l’une, ou les corps qui se conjuguent sont identiques, ou ils ne le sont pas. Dans le premier cas, la conjugaison est égale ; dans le second, elle est sexuelle , il y a fécondation.
3° Division. — Quand les cellules se reproduisent par division, le noyau se segmente toujours le premier, et cette division peut s’effectuer de deux manières. Il y a division directe , ou division indirecte (dite karyokinèse).
a. Division directe. — Un noyau s’étrangle au milieu, puis il se divise en deux : la masse protoplasmique se divise ensuite de la même manière et forme deux nouvelles masses qui constituent deux cellules nouvelles.
b. Karyokinèse ou division indirecte. — Le processus est le suivant : Les premiers phénomènes se manifestent dans le cytoplasme, les sphères directrices viennent occuper les pôles de la cellule, des fils connectifs plus ou moins visibles les unissent. En même temps, le filament se contracte, les nucléoles disparaissent. Puis le filament se rompt et chaque segment prend la forme d’un crochet ou d’un bâtonnet. La membrane nucléaire disparaît et le protoplasma de la cellule envahit la cavité nucléaire. Bientôt, il se forme un amphiaster, sorte de fuseau formé par des filaments cytoplasmiques et dont les deux extrémités sont constituées parles sphères directrices, d’où émanent comme des radiations les fils cytoplasmiques. Les bâtonnets issus du filament restent vers l’équateur du fuseau, "puis se dédoublent; chacun d’eux se dirige alors vers un pôle, et là ils s’assemblent, se groupentetdonnentnaissanceàunnoyau secondaire. Une cloison séparatrice se montre vers l’équateur du fuseau ; elle est formée par des granulations de matière albuminoïde. En ce point apparaîtra plus tard la cloison séparatrice des deux cellules nouvelles.