‹ Aide-mémoire de ZoologieChapitre 8 sur 91 · THÉORIE DU TRANSFORMISME · texte numérisé non relu

THÉORIE DU TRANSFORMISME

d’individus issus d’une même espèce mais s’en distinguant par quelques caractères peu importants.

On entend parle mot race un ensemble d’individus ayant reçu et transmettant les caractères d’une variété. s*Uti métis résulte du croisement d’animaux de [races différentes. Les métis ressemblent, en général, aux parents, mais peuvent se reproduire entre eux ou avec le type dont ils dérivent. Souvent des caractères que ne possédaient pas les parents, mais qu’on trouvait chez les ancêtres, apparaissent dans les descendants. C’est ce fait qu’on désigne sous le nom d 'atavisme.

Lorsque le croisement a lieu entre animaux d’espèces différentes, le produit est un hybride. L’hybridation peut être réciproque ou non. Ainsi le produit de l’âne et de la jument est le mulet, et le produit du cheval et de l’ânesse, le bardot; mais le croisement qui s’effectue entre bouc et brebis, ne s’effectue pas entre bélier et chèvre. Les hybrides sont généralement stériles. On peut cependant citer le croisement du zèbu mâle et de l’yack femelle comme donnant un produit fécond. Il peut arriver que la fécondité de l’hybride soit limitée, c’est-à-dire qu’elle disparaisse au bout d’un petit nombre de générations; lorsqu’elle persiste, on voit les produits se rapprocher de plus en plus d’une des souches ou se partager entre l’une et l’autre. C’est ce qu’on nomme le retour au type.

Théorie du transformisme. — Le principe du transformisme, énoncé pour la première fois par Lamarck, est le suivant : Avec le temps , une espèce subit des variations suffisantes pour constituer une espèce distincte de la souche primitive.

D’après ce principe, les variétés ne sont que des espèces en formation et produites sous l’influence d’actions très diverses ; ensuite, s’adaptant à des

ZOOLOGIE GÉNÉRALE

conditions nouvelles, elles deviennent le point de départ de formes plus éloignées de la forme primordiale et, par génération, transmettent leurs variations à de nouvelles espèces.

La théorie admet, avec Lamarck, que les organismes les plus compliqués dérivent d'organismes plus simples , issus eux-mêmes , par transformations lentes et successives, d' organismes rudimentaires .

Les espèces sont donc liées entre elles par une véritable parenté : la classification devient un arbre généalogique n’exprimant que des rapports de descendance.

Nous allons énoncer la série des faits qui viennent à l’appui du transformisme, sans nous attarder à établir si les espèces dérivent d’une forme commune (hypothèse monophylétique), ou de plusieurs formes primordiales (hypothèse polyphylétique).

1 0 Influence du milieu (Geoffroy Saint-Hilaire).

2° Influence des habitudes , des besoins , etc. (Lamarck).

3° Lutte pour l'existence (Darwin), qui amène la formation d’espèces nouvelles par sélection naturelle.

Mimétisme (Wallace). — C’est la possibilité qu’ont beaucoup d’animaux de prendre la couleur du milieu dans lequel ils vivent.

Toute variation de couleur qui mettra un animal en évidence, l’empêchera soit d’échapper à ses ennemis, soit de poursuivre sa proie. La sélection naturelle contribuera donc à la disparition de cette couleur, tandis que celle qui constituera une sauvegarde pour l’animal, tendra à devenir la couleur de l’espèce.

Ségrégation (M. Wagner). — C’est-à-dire l’isolement des espèces, qui empêche des croisements soit avec la souche, soit avec des variétés nouvelles

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