THÉORIE DU TRANSFORMISME
et joue un rôle important dans la modification de celles-ci.
Variations corrélatives (Lamarck). — Les diverses parties de l’organisme sont si intimement liées entre elles que si de légères variations affectent un organe, les autres, par sélection naturelle, se modifient de plus en plus.
Extinction de formes (Darwin). — Les types intermédiaires entre les formes les mieux douées, moins bien armés pour la lutte, disparaissent.
Divergence des caractères (Darwin). — D’après le principe des variations corrélatives et de l’extinction des formes, les variétés doivent différer de plus en plus les unes des autres, et de leur ancêtre ; il y aura de moins en moins de croisements possibles et les variétés deviendront des espèces.
Coyinexion des organes (Gœthe). — La position des organes est constante, même lorsque leur forme et leurs usages changent.
Homologie et analogie des organes (Geoffroy Saint- Hilaire). — On entend par homologues des organes composés de parties semblables et par analogues ceux qui ont le même usage sans être pour cela formés de parties semblables.
L’homologie des organes est la conséquence de l’origine commune; les modifications qu’ils présentent sont dues àl’adaptation. Les faits d’analogie montrent comment des parties dissemblables, primitivement, peuvent, par l’adaptation, devenir similaires. Ainsi la vie aquatique des Cétacés (Mammifères), leur donne l’apparence de Poissons.
Organes rudimentaires (Lamarck, Geoffroy Saint- Hilaire). — D’après les principes qui précèdent, les organes rudimentaires ont existé chez les ancêtres et se sont maintenus par hérédité chez les descendants, en s’amoindrissant par suite du manque
ZOOLOGIE GÉNÉRALE
d’usage ou par le développement d’un autre organe.
Division du travailphysiologique(M\lne-EdwdLrds). — Si l’on s’élève dans la série des êtres, on voit les fonctions s’exercer par un nombre d’organes de plus en plus grand. Le perfectionnement des organes en résulte par sélection naturelle; seulement, la destruction de certains organes peut arrêter complètement le fonctionnement des autres.
Parallélisme entre Vontogènie et la phylogénie (Haeckel). — Tous les êtres ont pour point de départ une cellule, et toute la série des formes présentées par un animal pendant son développement (ontogé* nie), est l’abrégé de celles que ses ancêtres ont successivement possédées (phylogénie).
Succession géologique des êtres organisés (Lyell, Darwin). — Beaucoup de formes sont communes à diverses époques successives, certaines datant de temps très reculés existent encore. Les espèces les plus anciennes diffèrent des modernes, et entre elles existent une multitude de variétés transitoires.
Distribution géographique (Haeckel, Darwin). — Malgré la diversité des conditions extérieures, les êtres différents d’un même groupe présentent des caractères indiquant une origine commune sous une même latitude. Dans des contrées isolées les unes des autres, les espèces animales ou végétales, malgré des conditions climatériques analogues, présentent des divergences considérables.
Classification des animaux. — On rapprochera ou on éloignera dans la classification les animaux qui sur un ensemble de caractères se rapprochent ou s’éloignent d’un même type idéal. Mais les ressemblances et les divergences étant souvent très difficiles à apprécier, la place de certains êtres est difficile à déterminer. Le nombre des classifications est donc variable au gré des auteurs.