‹ Aide-mémoire général et alphabétique des ingénieurs (volume 2)Chapitre 113 sur 286 · SUBSTANCES · texte numérisé non relu

SUBSTANCES

Verre 1 plomb 2 flint.

Grown-glass

Flint-glass.

Verre rouge foncé. . . .

— coloré en rouge par l'or

orangé.

— opale

— vert

— rose. .......

— ' pourpre

— à bouteilles. . . . Humeur aqueuse de Pœil.

Cristallin entier

INDfCES.

de 1.5*25

de 1.576

10. N et N' étant les indices par rapport au vide de deux substances S^ S'^ Pindice de la seconde par rapport à la première est—*

1.336 Ainsi, llndice de l'eau par rapport à Pair serait, ' ^^^^ . et^ ' ^ ^^ 1.000294' '^

eomme ce diviseur diffère très-peu de 1 ^ oo ?oit que les indices, par rapport au vide de la table ci-dessus, sont à très-peu près les* indices par rapport à Pair, c'est-à-dire qu'ils peuvent être pris sans. erreur sensible pour le quotient du sinus d'incidence dans Tair, par le sinus de la réfraction dans la substance indiquée à la table.

L'indice du v«rre ordinaire par rapport à l'eau serait done

r^^rr= l.l^l, c'est-à-dire que si un rayon lumineux passait de-

Tean dans le verre, le sinus de Tincidence dans l'eau serait = 1.141 X sinus de la réfraction dans le verre.

En général (mais non pas toujours), le rayon lumineux se rapproche de la normale dans le milieu le plus dense. Donc le sinus diminue en passant d'un milieu moins dense à un milieu plus dense, et l'indice est alors plus grand que l'unité. C'est le contraire lorsque le rayon passe d'un milieu plus dense à un milieu qui Test moins. Il faut toutefois excepter de celte règle les matières combustibles. Âinsij l'alcool, Thuile, l'éther, moins denses que l'eau, dévient plus que cellc*ci les rayons lumineux, et l'eau elle-même ainsi que le diamant étant doués d^une influence plus grande que ne le supposent leurs poids spécifiques respectifs, Newton n'hésita pas à avancer que ces substances devaient contenir des principes combustibles; assertion que l'expérience confirma cent ans plus tard.

1 1 . Réfraction atmosphérique. Lorsque l'atmosphère est parfaitement calme , la densité de ses diverses couches est d'autant plus grande qu'elles sont plus rapprochées de la surface terrestre. Il en résulte que lorsqu'un objet quelconque, plus ou moins éloigné du centre de la terre que celui qui l'observe, envoie à cet observateur un rayon lumineux suivant une direction qui diffère de la verticale^ ce rayon doit alors s'infléchir suivant une courbe toujours concave à la surface terrestre. Ce rayon, ne pénétrant dans les lunettes ou dans l'œil de Tobservateur que, suivant la tangente à cette courbe au point qu'il occupe, l'objet lui apparaît en un lieu plus élevé qu'il n'est réellement, de toute la hauteur angulaire r, comprise entre la tangente à la trajectoire et la corde de cette courbe, corde que suivrait le rayon lumineux s'il se mouvait dans le vide.

Cet angle r est Vangle de réfraction atmosphérique qu'oa appelle plus simplement la réfraction,

12. Lorsqu'on prend les hauteurs d'un astre, il faut donc corriger la hauteur observée de cet angle r, ou plus généralement prendre :

Hauteur vraie := hauteur apparente — réfraction Distance ▼raîe au zénith =: distance observée -|- réfraction

La table suivante, empruntée à la Connaissance des temps^ donnera la valeur moyenne de cette réfraction astronomique, lorsque

l'observation sera faite à la tempéralurc lO» centigrades, et sous la pression baromëlrique 0>°.76O. Elle a été calculée par M. CailUt, d'après les formalos et les hvpolbèses de Laplaee ( Mécanique céleste, t. i, pag. 204 et 371).

Table I^*. — Réfraction pour baromitre Oo>.760 et thermomitre centigrade -j- 10".

Réfr»e-

■ppa.

lions.

ïs.saii

!4.îî,3

!3.1U,7 lï. 4,3

iO. 6 6 ^Z'î 19.18,9 ^'*

17371 il'S 10.04.8 *À-1

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