‹ Aide-mémoire général et alphabétique des ingénieurs (volume 2)Chapitre 123 sur 286 · MANOMÈTRE · texte numérisé non relu

MANOMÈTRE

MANOMÈTRE , mot dèiÎTé de (Jiayoç^ rarey et par le^nel on désigne les insiroroents qui serfent à mesurer le degré de rareté^ de raréfaction eX, par extension, de densité on de condensation des floides élastiques. On connaît un très-grand nombre de manomètres assez différents en principe, parmi lesquels le plus généralement répandu est le manomètre à air liire représenté en T (fig. %, planche L). Le seul d'entre eux qui donne lieu à quelque calcul, et dont nous ayons dés lors à nous occuper ici^ est le manomètre dit d uir comprimé représenté, quant à son principe, fig. 4, planche XGI, et qui ne diffère du manomètre à air libre qu'en ce que, après avoir reçu comme celui-ci une certaine quantité de mercure mpqo, son orifice supérieur S a été ensuite hermétiquement fermé» la partie oS du tube d'une longueur arbitraire mais connue L emprisonnant alors de Tair atmosphérique & la pression barométique 6 et à la température t.

Admettons que, dans cet état, le manomètre soit mis en communication par sa branche ouverte avec un réservoir R , contenant un gaz ou une vapeur^ dont on veut connaître la tension totale T; T étant la hauteur de la colonne de mercure qui ferait équilibre i la force élastique qui presse intérieurëfaient les parois au réservoir R en tous leurs points.

Cette tension T agissant en m abaissera le mercure en p dans une branche, et si le tube est parfaitement calibré comme il le doit être, le niveau du mercure s'élèvera en n, dans Tautre branche, d'une quantité o n précisément égale à mp , de sorte que la dénivellation totale sera 2mp = jfn==&.

Dans cet état de choses^ la tension totale T du réservoir aura évidemment pour mesure la colonne de mercure h augmentée de celle qui ferait équilibre au ressort do Pair comprimé de S en n. Cet air qui, à la pression atmosphérique 6 et à la température t^ occupait d'abord une longueur L, ayant passé à une longueur moindre (L — 1&) et peut être à une température V différente de t ferait équilibre par son ressort (p. 93) à une colonne de mercure

__ ii + at')bL . . (1)

(i + ai)[L-^\h)

1 étant le coefficient 0.003665 de la dilatation de l'air par degré. On a donc pour la valeur de la tension totale dans l'espace R

T=zhA î^--ï- — Ta)

et si Ton a eu le soin de construire ou de fermer Tinstrument par

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