MANOMÈTRE
le haut à une température t égale à celle t' da lieu où il sera mis en obserTation, la formule (â) se simplifiera et deviendra
Si Von voulait graduer U manomètre en fonction des tensions T, et à partir du niveau naturel mo du mercure ou du zéro de l'instrumenty on aurait la relation suivante qui se déduit directement de la précédente
iA = i{L+I-(/(L-|)'+2L6|. ...(♦)
de sorte que^ pour obtenir une graduation en atmosphères, on ferait successivement T=: i. . . . 2ft. . . . n6 et Ton aurait
i*=0. . . . iJL + 5— l/^L^ + i^j etc.
Le manomètre à air comprimé^ destiné à mesurer la tension de la vapeur dans les chaudières^ reçoit habituellement une forme qui le rend moins fragile, et dont la figure 5, planche XCI, donnera une idée. Une boite métallique renferme une quantité de mercure, dont le niveau naturel ÂB n'atteint jamais Forifice supérieur R da tube OR qui met la surface du mercure en communication directe avec la vapeur de la chaudière 5 le tube manométrique Spq plonge par sa partie inférieure dans ce bain de mercure, jusqu'à une petite distance de son fond, sa ligne zéro correspondant alors an niveau naturel AB. Pour obtenir cette dernière condition, le tube Sp g a dû être plongé alors qu'il était encore ouvert par le haut S, et, afin de rendre ses indications plus exactes, il convient de ne le fermer en S qu'après avoir rempli sa partie supérieure Smo d'air sec à la pression b = 0.76 et ayant la température l' à laquelle il sera soumis pendant son service, et qui dépasse ordinairement 40*^.
Négligeant les effets de la dilatation du mercure, du verre et de' la boite métallique, remarquons que la tension totale T de la chaudière en se transmettant à la surface AB du niveau naturel, abaissera ce niveau de / dans la botte jusqu'en A' B' ^ et l'élèvera au contraire dans le tube d'une quantité h telle que a> étant la section constante du tube S > et A la section totale et constante du mercure dans la boite, on aura
a)&=:(A— u))/ d'où <!=■ *^ h (5)
de sorte que la tension totale T sera mesurée par une colonne de
mercure fc-|-ï = — -h augmentée de celle qui fait équilibre
MANOMÈTRE. — MARÉES. i 1 17
au ressort de Tair emprisonné en Sn, et qui se réduit kb^ y
lorsque l'on a fait t= t' , comme on Iq suppose ici. Donc
Faisant pour abréger — - — =m on aura pour graduer Tinstruinentj en partant du niveau naturel A. B on du zéro mo du tube
A=|/L + mT— l/(L — mT)« + 4mLtj. . (7)
relation qui se simplifiera immédiatement pour chaque cas particulier, et dans laquelle on ferait successivement T=:6. . . . 26. ...36. ...ni pour graduer le tube en atmosphèresj suivant l'usage.
MARÉES. Oscillations périodiques de la mer en yertu desquelles elle inonde et abandonne successivement les côtes.
Le flux ou flot est le mouvement vers la côte, le reflux^ jusant ou ebe est le mouvement inverse.
Après le flot, la mer est pleine j c*est la haute mer / lorsque après s^étre retirée, elle est parvenue à sa plus grande dépression, on l'appelle basse mer. Dans quelques localités, la mer reste stationnairc après le flot, on dit alors qu'elle est étale.
La durée de VétaU varie beaucoup avec les localités ; presque nulle en certains points, de sept à huit minutes sur d'autres, elle se prolonge, pour certains ports, de plus de deux heures, au Havre et à Honfleur par exemple.
tji période moyenne de deux marées est d'environ 24 heures 50 minutes |, c'est-à-dire que si, aujourd'hui, la mer est pleine à 7 heures du matin dans un lien donné, elle sera encore pleine de^ main au même lieu, vers 7**. 50"». 30*.
Mais il y aura entre ces deux hautes-mers une haute mer intermédiaire vers la demi-période à peu près, de sorte que l'intervalle moyen entre deux pleines mers consécutives, au même lieu, est d'environ 0.52 de jour. Le moment de la basse mer ne divise toutefois qu'à peu près également cet intervalle moyen, car la mer emploie toujours plus de temps à descendre qu'à monter. Cependant, on admet que, en général, la mer est deux fois haute et deux fois basse en 24*^50"» sur un même point, bien qu'il ne manque pas d'exceptions à la régie.
Les tntesses des courants de flot et de jusant sont généralement d'autant plus considérables que la dénivellation de la marée a été plus grande. Un cheval au galop ne peut, à la basse mer, fran-