‹ Aide-mémoire général et alphabétique des ingénieurs (volume 2)Chapitre 139 sur 286 · MOELLONS. — MOMENT · texte numérisé non relu

MOELLONS. — MOMENT

le diamètre croH de 4» poar chaque distaDce de 75°". on a donc aax distances les diamètres

La dispersion des petites balles est sensiblement la même que celle des balles fortes. La dispersion est^ en général, très-différente dans des circonstances qui semblent identiques.

La dispersion des balles est beaucoup plus grande dans les obusiers que dans les canons.

MOELLONS : pierres de petit échantillon^ formant la masse de la partie des maçonneries qui n'est pas en pierres dites de tailk. On appelle moellon iru^, celui qui n'a aucune forme régulière; moellon smillé ou essemilléy celui qui a été travaillé à la grosse pointe^ de manière à avoir la même hauteur dans chaque assise; moellon piqué, celui qui a été équarri, réduit à une hauteur uniforme^ et dont le parement est taillé à la fine pointe. On l'emploie surtout pour le revêtement des murs de soutènement.

Pour obtenir une bonne maçonnerie ordinaire de moellons et de mortier, il importe, d'après Sganxinj avant de poser la couche de mortier qui recevra les moellons, que l'ouvrier nettoie et mouille la couche de maçonnerie précédente , qu'il enlève avec soin la terre et les autres substances étrangères qui pourraient être attachées aux moellons^ qu'il mouille ceux-ci pour les mieux disposer à prendre le mortier; qu'il les pose en liaison et à bain de mortier ; qu'il leur donne une assiette sûre, et les frappe à coups de marteau jusqu'à ce que chaque moellon ait pris sa place; enfin, qu'il garnisse tous les vides dus à la forme irrégulière des moellons, par des éclats de pierre enfoncés au marteau dans le mortier qui remplit ces vides. S'il s'agit de maçonneries de murs en élévation, il est indispensable d'élever le mur également des deux côtés, par assises^ et d'arraser l'intérieur au niveau de la hauteur des moellons qui forment les parements.

MOMENT. 1. Soient O la projection d'un axe fixe perpendiculaire au plan de la figure et, pour matérialiser le système, O M une barre rigide couchée dans ce plan et assujettie à s'y mouvoir, M le point d'application d'une force F agissant dans ce même plan et représentée en direction, sens et intensité, par la droite M F. Le point d'application M ne pouvant que tourner autour de l'axe fixe O, décrira, sous l'action de F, un arc de cercle de rajon M 0 = r; — de sorte que, sî (iio est l'arc décrit dans un instant infiniment petit dt par un point situé à un mètre de distance de O, Tare de décrit dans le même temps par le point M sera zz:rdioz=:ds.Cei arc, iofi-

niment petit, pouvant être considéré comme initialement confonda avec sa tangente^ soit Ma la portion de cette tangente que parcourrait le point d'application M au premier instant de son mouvement; projetons ce chemin Ma sur la direction de la force F, et F X Mi sera évidemment le travail de rotation de cette force. Du

Kint fixe O menons la perpendiculaire 0 E = /" à la direction de F, \ triangles rectangles iïab^ MOK ajant leurs côtés respectivement perpendiculaires^ on a

mr

Ma M6

MO~OK~ d'où

F X M6=F XOK X ^=F/^d<*>

C'est ce produit F ^ de l'intensité de la force F par la perpendiculaire f menée du point fixe 0 à sa direction que Ton appelle proprement le moment de la force F fris par rapport ^ au point O. Et Ton voit que celte quantité, indépendante du chemin décrit par le point d'application, est une sorte de mesure de l'énergie avec laquelle la force F tend à faire tourner la barre O M autour du point O.

2. On aurait encore obtenu l'expression du travail élémentaire de rotation de la force F en projetant cette force suivant M P, sur la direction réelle du chemin décrit par le point d'application M. Ainsi P étant la projection de F, le travail de rotation pourrait être exprimé par

PX Ma = PxMOx^=Pr.(ia>

et les triangles rectangles M P F, M 0 K étant semblables, on a facilement

MF MO F r

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