MOULINS A VENT. — MOUVEMENT
On ÎQYoaae souvent encore ane longue série d^expériences entreprises par I illustre Smeaton, en 1759, dans le but de déterminer les conditions d'établissement des moulins à yent, et la juste célébrité de Smeaton m^obligc^ à regret, à les discuter au moins sommaire* ment. Je dirai donc que, après avoir consciencieusement étudié son mémoire^ j'ai perdu toute confiance dans les régies longtemps acceptées et imperturbablement reproduites depuis bientôt un siècle, qu'il a pu tirer de ses observations. Son appareil, véritable jouet scientifique, portait des ailes d'environ 0°*.i6 de longueur, et de 0*".14 de largeur, dont Taire totale n'était pas même vh^^^^"^ que la pratique exige. Afin de n'avoir pointa mesurer la vitesse do vent, c'était en mouvant le moulin lui-même, à la rencontre de l'air calme, à une vitesse déterminée, qu'il obtenait le mouvement de rotation des ailes. De plus, ce transport général du moulin avait lieu circulairement, fixé qu'il était à l'extrémité d'une barre horizontale de l^'.Gd^izR, encastrée par son autre bout dans un arbre vertical que l'on faisait tourner plus ou moins uniformément, à l'aide d'un cordon. Ainsi, les ailes frappaient le fluide parleurs faces antérieures au lieu d'en être frappées; à leur revers, Tair se dilatait, tandis qu'il j est refoulé dans tous les cas pratiques. Le mouvement de transport circulaire de l'appareil, indépendamment d'autres causes d'erreur, donnait à chaque élément d'une môme aile situé à la distancer de l'axe du moulin des vitesses par rapport à l'air qui variaient pourcAafue(/emt-/our de l'ailedanslerapportdeR-f-ràR — r, soit de 1 à 0.56 pour l'élément extrême. Que si à tant de causes d'incertitude on ajoute que la durée de chaque observation ne pouvait guère dépasser 60 secondes, on conclura sans doute, avec nous, que les règles de Smeaton ne sauraient conserver l'importance pratique qu'on leur a attribuée à l'époque de leur publication.
Quant aux théories, leur perfectionnement dépend d'observations qui nous manquent encore; elles ne sauraient, dans leur état actuel, diriger les praticiens. (Voyez Parw/y — d'AfcmJerf, Traité du mouvement des fluides, 1744 ; Euler^ de Constructions molarum, Pétersbonrg, 1752; — Navier^ Leçons de mécanique, 1838, et surtout CorioUs, Calcul de l'effet des machines, 1844.)
MOUVEMENT. Voyez Forces^ pag. 776.
MOYENS PROPORTIONNELS. Nombres intermédiaires d'une série dont les termes successifs sont assujettis à croître par différences constantes ou suivant un rapport constant* (Voyez Progressions,)
Pour insérer entre deux nombres donnés u> a m moyens proportionnels par diiïérence, on divise Vexcès de u sur a par le nombre m de moyens à insérer augmenté de i. Le quotient of^tenu est la différence d d'wn terme au terme suivant de la série
= rf
Ainsi, pour insérer 5 moyens proportionnels par différence enlrc 7el 10, on obtiendrait d=z\-=i\Qi la série