NICKEL
t( théorie du mouvement dans les courbes^ Kepler avait détermini fk celles que décrivent les planètes, et entrevu la gravitation univer- « selle; enfin Hooke avait très-bien vu que leurs mouvements sont « le résultat d'une force primitive de projection combinée avec la « force attractive du soleil. La mécanique céleste n'attendait ainsi « pour éclore qu'un homma de génie, qui, en généralisant ces de- « couvertes, sût en tirer la loi de la pesanteur. C'est ce que Newton « exécuta (1687) dans son immortel ouvrage des Principes mathéc< maêiques de la Philosophie nalurelle,,. qui restera comme un ino- « nument éternel de la profondeur du génie qui nous a révélé la « plus grande loi de Tunivcrs. » (Laplacc, Exposition du système du mondcj pag. 414.)
NICKEL, métal blanc argentin tirant un peu sur le gris, décou* vert^ en 1751, par Cronstedti II se forge et devient dur et fibreax comme le bon fer, se polit et est attirable à l'aimant, mais un peu moins que celui-ci et dans le rapport de 8 à 9, d'après Wollaston, Il est moins fusible que le fer, ne s'altère pas à l'air, à la température ordinaire, mais il s'y oxyde à la chaleur rouge. Son poids spécifique varie de 8.4 à 8.9, suivant qu'il est fondu ou forgé.
Action des acides. L'acide nitrique l'attaque facilement, le oon* vertit en protoxyde et le dissout. L'acide hjdrochloriqnc qui n'est pias trop étendu le dissout également, surtout à l'aide de la chaleur, mais lentement; il se dégage de l'hydrogène, et la dissolution contient du chlorure nickelliquc on nickolique. L'eau régale le dissoot très-aisément, et l'acide sulfurique avec un peu de difficulté, même à chaud. En général, les dissolutions du nickel dans les acides, même dans l'eau régale, contiennent do l'oxyde nickelliquc.
Oxydes. On lui connaît deux oxydes, savoir : le protoxyde=:mo* kel 0.7871 -^-oxygène 0.2129, vert, infusible, qui noircit et se transforme en peroxyde à la chaleur rouge au contact de l'air, etse dissout dans les acides forts, mais non dans les alcalis, l'ammoniaque exceptée qui le dissout en petite quantité. Son hydrate, vert pomme, gélatineux et très-léger, se dissout dans l'ammoniaque. — heperoxyde ou oxyde nickelliquezrz nickel 0.71 14-1- oxygène 0.2886 est gris noir, ainsi que son hydrate. Il se dissout dans tous les acides forts, môme les acides végétaux, et dans l'ammoniaque. La dissolution dans les acides est verte.
Sels. Le nickel forme un assez grand nombre de sels, tous à base de protoxyde. Ceux d'entre eux qui sont solubles ou qui contiennent de l'eau de cristallisation sont d'un très-beau vert; les sels anhydres sont jaunes ou fauves.
Action de quelques réactifs. Les dissolutions d'oxyde nickelltque et les dissolutions aqueuses de ses sels précipitent, — en vert pomme par la potasssj et le précipité est insoluble dans un excès d'alcali; —
CB T6ri pomme un peu plas clair, par le carbonate dépotasse^ — en Uaoc leÎDté de vert par le phosphate de soude ^ si la dissololion est oealre. — V ammoniaque ^ versée en petite quantité, détermine ua léger trouble verdfttre qui disparaît par une Doovelie addition. La dittoldtioD prend alors une belle couleur bleue avec teinte de violet. L'hydroêulfate d'ammomaqtée détermine un précipité noir dans les dissololions neutres et la liqueur qui surnage reste colorée en ooir.
U nickel se rencontre dans les terrains aiysiens ordinairement à Tétat de sulfure ou d'arséniure. On l'extrait^ en Saxe et en Bohême^ da knpfemidulj qui est un arséniure, et du speiss^ qui est un mélange de divers sulfo*arséniures. Il est souvent allié au fer dans les pierres météoriques.
Essais. Le nickel se comportant comme le fer dans les essais par la voie séche^ et s*alliant à celui-ci avec facilité^ on reconnaîtrait sa présence en dissolvant le culot, précipitant de la liqueur acide le fer par l'ammoniaque, filtrant et lavant rapidement le précipité. Une dissolution de potasse servirait ensuite à précipiter Toxyde niccoliqaede la liqueur filtrée.
NIVELLEMENT (fig. 3, pi XGIY). 1 . Faire le ' nivellement de ieux points a^ bj c^cst^ en fait, chercher la différence bc do leurs plus courtes distances Oa, Ob au centre O cfe la terre, supposée ^phérique.
En effet, les instrdvents dont on fait usage dans les nivellements (pag. 953) ont tous pour objet de déterminer la direction d'un plan kmzontcd AB, c'est-à-dire d'un plan perpendiculaire au prolongement du rajon terrestre 01 mené au point I qu'ils occupent.
3. Niveliement simple^ soit I Tnn de ces instruments que nous sup^ poserons réglé (970) et d'abord placé à égales distances des points a ^ b dont on cherche la diiïérencode niveau -, il déterminera un plan horizontal AB. Faites placer en a le pied d'une mire (pag. 961) dont on élèvera le voyan/ jusqu'à ceque^ la mire étant bien verticale^ sa ligae de visée se trouve dans le plan A B. La hauteur A a de la ligne de visée an -dessus du sol sera la cote du point a du terrain. On PÎDScrira et^ sans déranger l'instrument du plan AB dans lequel il peut d'ailleurs tourner librement, on fera porter le pied de la mire sur le point b^ puis, la mire étant toujours bien verticale, on fera monter ou descendre le voyant jusqu'à ce que sa ligne de visée soit rerenue dans le même plan horizontal AB. On inscrira la nouvelle coteiB du point i.
Retranchant Bd de A a on aura évidemment la différence de niveau icnrAa— B& des deux points bc, et Ton remarque que la phis petite cote appartient toujours au point le plus élevé.
On nomme coU d*arriére celle qu'on obtient en visant au point de départ a, et eoU d^avant celle qu'on obtient en visant an point d^arrivée b.
Cette simple opération suiGt quand on n'a à niveler que deux points visibles tous deux de la station 1, lorsque, en général^ leur distance ne dépasse guère deux à trois cents métrés ; et enfin lorsque leur difTéreoce de niveau est plus petite que la longueur totale de la mire, moins celle do Tinstrumeot.
3. Si Von a d niveler pluiieun points visibles et peu distants d^une station I (fig. \, pL XCIV), on peut opérer en faisant porter successivement la mire aux points A^ B^ Cj D, E^ , et sans changer le plan horizontal AI Edéterminé par ^instrument I^ amener le voyant dans ce plan de niveau. Les cotes a\, bB, cC. dD, eE feront évidemment connaître de combien chaque point du terrain est enfoncé au-dessous du niveau général A E^ élevé lui-môme au dessus da point t du terrain de la hauteur il de Pinslrument.
Si Ton fait en même temps mesurer les distances horizontales d les directions relatives des différents points A^ B^ Cp..Ep on a^ à la fois^ tous les éléments nécessaires pour former le plan M^ N| et le profil m^ des points ai c.e.
4. Rapporter le profil. On rapporte ordinairement le profil sur le papier à une échelle multiple do celle du plan, afin de rendre les pentes plus sensibles à Tœil. On voit bien^ en elTet^ que si Téchellc des hauteurs est, par exemple, dix fois plus grande que celle des distances horizontales, les différences de niveau de deux points suceessifsse trouveront multipliées par dix.
:5. Lorsque deux points àniveler sont très-distants Tun de Pautre, il faut, en général, faire subir avant tout à la cote de chacun d'eux : 10 une correction e pour la réfraction de la lumière^ correction toajours additive; 2^ une seconde correction h toujours soustraeiive due à la sphéricité de la terre. Ainsi A étant la cote lue sur la mire^ on a toujours :
Cote réelle = A -j- e — fc;
Cote réelle = cote lue — (h — e).
Nous avons démontré (pag. 1080) que k étant la distance en mètres qui sépare le pied de l'instrument de celui de la mire, on avait Îar approximation^dansles circonstances atmosphériquesmoyepnes, [étant le rayon terrestre 6366198«.
valeurs à Taide desquelles on a formé la table suivante :
La quatrième colonne donne les va-
leurs qu'il faut retrancher de la cote lue sur la mire pour avoir la cote de niveau vrai.
6. Pour obtenir la difTércnce de niveau de deux points trèsdistants^ il faudra donc, en général, prendre la différence de leurs cotes respectives ainsi corrigées. Mais on remarque que tout se compenserait de part et d'autre^ et que la correction i faire aux cotes deviendrait inutile si Pinstrument était placé à distances égales on ipea prés égales des deux points à niveler^ position qu'il convient donc de préférer à toute autre.
7. Si Von a à niveler une série de points non visibles d^une même sialionj le nivellement est dit composé^ et il n^est rien autre chose qu'âne série de nivelUments simples (2) dans laquelle chaque coup de niveau d'arrière se donne sur le point même du terrain qui vient de fournir la dernière cote d'avant.
Ainsi soient abed (fig, 1 , pi. XCY)^ les points à niveler; placez l'instrument S^ à distances autant que possible égales entre a eib, et relevez les cotes a A, (B; faites laisser le pied de la mire bien exactement sur le point i du terrain, — transportez Pinstrumentde lasta^ tion S^ à la seconde station convenablement choisie S, et ayant fait pivoter la mire pour qu'elle présente son voyant tourné vers S,» faites amener ce voyant dans le plan horizontal I B' de la nouvelle station ; elle fournira la cote barrière bV. Laissant rinstrument k la 9tation S^^ après avoir tourné la lunette vers VavantCi faites porter la mire en c, et elle fournira^ comme on Ta vu, la cote d'avant cC. Puis, le pied de la mire restant en c, ce sera encore Tinstrument qui la devancera en le portant à cet effet de S, en Sj^ct le voyant do la mire étant retourné et amené à la hauteur convenable, elle fournira la cote d^arriére cO du point c. On la fera alors porter en doii elle donnera de même la cote d'avant dD...., et ainsi de suite, en remarquant qu'il n'est nullement néceseaire que les stations de rinstrument soient dans le plan vertical qui passe par deux posi-
lions successives de la mire, comme semble Pindiquer la figarc. De même que dans le nivellement simple la différence de niveau de deux points successifs est donnée par la diiïérence de leurs cotes ^ et la plus forte cote des deux appartient au point le plus bas.
8. Si Ton no veat connaître que la diffSérence de niveau des points extrêmes A, Z du nivellement, il suffit de faire, d'une part» la somme de toutes les cotes d'arriire» et de Tautre, celle de tostes les cotes JPavantf la différence de ces deux sommes est la différence de niveau des points extrêmes A et Z. Si la somme des cotes d'arrière est plus grande que la somme des cotes d'avant, et si l'on a marché de A vers Z, A est plus bas que Z. Z est plus bas que A dans le cas contraire; en6n Z et A sont dits de niveau si la diflference est nulle, pourvu que Ton ait fait, s'il y a lieu, les corrections indiquées, § 5.
9. Il suffit^ pour se rendre raison de cette règle, de remarquer que a a' a" a"'. .• étant les valeurs des cotes d'arrière, et x z^ js" z'^' celles des cotes d'avant, on a pour les différences de niveau des points successifs
(a-«)+ (a'— z') + (a'^ — z'*) + (a"'-«"') +... somme qui revient à
c est-à-dire que la somme des difpirences est égale d la diffirenee des sinMUS.
10. Vérification d*un nivellement. C'est une opération qu'il no faut jamais manquer de faire. Elle consiste à revenir par un nivellement réciproque du point Z au point A, lorsqu'on a nivelé d'abord en marchant de A vers Z, et il convient de revenir par une route différente de celle que l'on a parcourue d'abord. On prend la moyenne des deux résultats obtenus lorsqu'ils différent trè»-peu l'un de l'autre. Si la différence est grande, tout est à recommencer sans hésitation.
11. Attentions générales. Ne jamais commencer un nivellement avant d'avoir vérifié et réglé le niveau (p. 970).
Le vérifier de nouveau dans le cours de la journée , lorsque le nivellement est d'une grande longueur.
Veiller à ce que la mire soit toujours placée bien verticalement.
Se faire montrer la mire et vérifier la cote inscrite par le portemire chaque fois qu'il passe à la station, et faire la même vérification lorsqu'on passe devant lui pour se porter avec l'instrument & la station suivante.
On se trouve souvent bien do faire enfoncer un piquet à chacune des places que la mire a occupée et d'y marquer un numéro d'or* dre en chiffres romains, parce qu'ils se tracent facilement au couteau ou à la hache sur le bois.
loscrire ssr un registre et non sur une feuille Tolante (ootes les doDDées da niTellenient, qae l'on calcule cnsoKe eo les disposant saivant on ordre qui dépend du but final de l'opération.
12. Voici l'exemple d'nne disposition que j'ai souvent adoptée; il est donné par le nivellement d'-un cours d'eau sur lequel on voulait établir une usine. On a fait enfoncer à fleur d'eau un piquet aa point le plus en aval^ on y a placé le pied de la mire, et il a été appelé le numéro zéro, les autres piquets ont reçu les marques I, it, HI^IV, jusques à V, également enfoncé à fleur d'eau en amont^ et sur lequel on a placé là mire qui a fourni le dernier coup d'avant.
La dernière colonne, qui se déduit de la précédente^ fournit les ordonnées qui permettent de tracer sur le papier le profil du terrain en prenant pour axe rhorizonlale qui passe par le point le plus bas du cours d'eau.
Noaiéros
^ piqoets.
Cotes
arrière.
aTant.
Excès
des premières
sar les secoDdes.
Sommes.
Kftrence..
Hauleor absolue
au-dessus
du piquet 0.