‹ Aide-mémoire général et alphabétique des ingénieurs (volume 2)Chapitre 172 sur 286 · PARATONNERRE · texte numérisé non relu

PARATONNERRE

mitaUiqm de plosieurs mètres de hauteur, fixée verticalement au poÎDt cttlminaot de Tëdifice ; a"" un ajstéme flexiUie de barres^ ou mieux un cÂble de &\sméialliqu99^ appelé covUtueteurt dont une ex* trémitéest invariablement attachée au pied delà tige et dont Tantre va se perdre dao^ un sol humide^ un puits^ une nappe d'eau,

La iige reçoit habituellement une hauteur à peu près égaie à la moitié du rayon de Pespace horizontal à protéger; elle est en far earri de 0.05 à 0.06 de cOté vers sa base et s'amincit en forme de pyramide en montant. Vers le sommet et sur une longueur de QB.50, le fer est souvent remplacé par une tige conique en laiton réunie à la tige en fer au moyen d'un goujon en fer qui entre à via dans l'une et l'autre tige^ ti est maintenu par des goupilles en fer^ enfin, l'oxtrémité du paratonnerre est aujourd'hui terminée par une pointe en platine d'environ 0™.05 de longueur^ ce métal étant & la fois moins altérable sous l'action de l'eau et de l'air^ et beaucoup moins fusible que le fer ou le cuivre.

VaiguiUe d9 plaim doit être extrêmement aiguë. On la sonde à la tige de laiton à la soudure d'argent, et l'on enveloppe en outre la jonction avec un petit manchon de cuivre.

La base de la tige est garnie d'une embase destinée à rejeter l'eam de plaie. Immédiatement au-dessus do celle embase la tige est ar* rondie sur une étendue d'environ 0"*,05 qu'embrasse étroitement un collier brisé à charnières portant des nceillea entre lesquelles on serre l'extrémité supérieure du coièdiiehur au moyen d'un boulon. Toutes ces pièces sont en fer.

La tige du paratonnerre se fixe sur les toits de diverses manières : ^^ i** au«-dessus d'une ferme ; on perce le faîtage et on l'assujettit contre le poinçon an moyen de plusieurs brides en fer; -^ 2<> sur le faite : on le peree d'un tirou carré de même dimension que la iige» Par-dessus et en dessous on fixe, avec quatre boulons^ deux plaques de fer de O'^.Oî d'épaisseur^ pnrcées chacune d'un trou correspondant* La tige s'appuie par un petit collet sur la plaque supérieure; elle est foftement serrée contre la {rfaque inférieure par un écrou qui se visse sur son extrémité; — 3** sur une voûte : on termine la tige par trois ou -quatre empaUernsnts scellés dans la pierre avec du plomb.

Les tiges doivent être placées sur les points culminants de l'édifice.

L$o(mdu0(eur estynsifordûméiaUÊque d'environ O^.OSt diamètre ^ elle se compose de quatre torons de qninae fils chacun, de fer ou de cuivre. Chaque toron est goucfaronité séparément, et la corde l'est de nouveau avec beasbeoup de soin. Cependant, d'après M. Aragoy le conducteur ne doit pas recevoir de goudron dans les parties destinées à plonger dans la sol humide, parties dont les surfaces mé- (alliquea doivent éire laissées à nu autant qun possible. Afin de prévenir Toxydation de ces parties souterraines, on les fait courir

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dans des angets en briques remplis de braise de boulanger et non de charbon ordinaire, de manière qu^elles aient une enveloppe de braise de 0".04 à 0"*.05 d'épaisseur.

Le conducteur doit se rendre, de préférence^ à une nappe d'eau nalurelle^ h un étang, à un puits, et y plonger d'environ un mètre pendant les basses eaux. Une citerne dallée et bétonnée dont le masticage pourrait s'opposer à la libre transmission du fluide ne peut être considérée comme une nappe d'eau naturelle. Si l'on n'a point une telle nappe d'eau dans le voisinage, le conducteur doit au moins plonger dans un sol très-humide ou rendu tel par la direction que Ton donnera aux eaux pluviales. Il est bon, dans tous les cas, de le mettre en communication avec les matières métalliques souterraines, telles que tuyaux de conduite en fonte ou en plomb.

Moins le sol sera humide, plus les parties souterraines du conducteur devront recevoir de développement, tant dans le sens horizontal qu'en profondeur, et son extrémité divisée en plusieurs racines plongera finalement dans un amas de braise bien damée.

Le chemin que suit le conducteur depuis le pied de la tige jusqu'au sol doit être le plus court possible ; et il importe d'éviter dans ce trajet les angles aigus et, en général, les changements brusques de direction ; car « il semble que, dans le calcul de la marche « de la matière fulminante, Ton ne puisse pas faire totalement abs- (( traction de la force d'inertie. »

Enfin, il convient de mettre toutes les pièces métalliques do l'édifice on communication entre elles par des tringles de fer, de cuivre, ou par des bandes de plomb, de zinc, et tout ce système lui-même en communication métallique avec le conducteur: car « c'est une « propriété de la matière fulminante de se porter en grande quantt titè sur les métaux, même à travers les masses de pierres dont ils a pourraient être recouverts. »

La plus parfaite continuité doit régner depuis la pointe du para-* tonnerre jusqu'à l'extrémité inférieure et souterraine du conducteur.

Si l'édifice porte plusienrs paratonnerres, chacun d'eux doit avoir son conducteur ; ce qui n'empêche pas qu'il y ait utilité à établir une liaison intime entre les pieds des tiges de tous les paratonnerres à l'aide de barres de fer courant le long des faîtières des toits, et qui n'ont pas besoin d'être aussi fortes que les conducteurs proprement dits. Il sera toujours avantageux d'étendre le même genre de communication aux grosses pièces métalliques qui font partie des toits ou balustrades des édifices, et surtout aux couvertures métalliques dont l'usage est si commun aujourd'hui.

Pointes multiples. On avait proposé de terminer supérieurement la tige des paratonnerres par un certi^in nombre de pointes diver-

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